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dans leur patrie d'adoption leurs mœurs et leur langue; selon d’autres feuilles, qui se disent mieux renselgnées, nos rejetons se transformeraient graduellement. Sans mettre en doute l'exactitude de ces assertions, tant soit peu discordantes, un fait reste acquis. C’est qu'aucune nationalité, à la longue, ne résiste à l’action dissolvante du grand creuset américain. De ce qu'un séjour aux Etats-Unis ne modifierait pas sensiblement la personnalité morale des Français-Canadiens, il serait inexact de conclure que l'influence anglo-saxonne reste sans effet sur leurs descendants. Raisonner ainsi, serait ne se préoccuper que de la génération actuelle, mesurer la vie d’un peuple à celle d’un homme. et supposer que notre race n'a pas d'avenir.” Et maintenant que pourrions-nous ajouter ?
Nous sommes prévenues. Nentinelles veillons.
Un journal, l’'Evénement,se posait dernièrement ces questions :
‘“ La minorité anglaise dans la province de Québec est-elle maltraitée ?
“ A-t-elle lieu de seplaindre de l’action de nos gouvernants ?
‘Il a déjà été répondu à ces diverses questions, disait cet écrivain, mais comme en dépit de tous nos bons procédés, une école de fanatiques n'en persiste pas moins à se battre sur notre dos, nous lui opposerons cet autre témoi-
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gnage d’un grand journal de Toronto, celui dû Globe.
—‘* Ceux qui doutent que la population de la rovincé de Québec, en dépit des divagations ke quelques-üns de sès joûrnaux, ést généralementexempted’intolérancereligieuse, devratent étudier la manière dont laminorité protestante est traitée en ce qüi concerne l'éducation. Les 200,000 protestants de la province ont 916 écoles élémentaires soutenues par le gouvernement et sous le contrôle du comité protestant du Conseil de l’Instruction publique.
‘ En outre, il y aunesubvention annuelle aux High Schools, écoles modèles, académies et colléges protestants, qui s'élève à au-delà :‘e $2,000 par année, et huit inspecteurs protesta ts nommés par le comité, sont payés par le gouvernement. De fait, les protestunts de la province reçoivent beaucoup plus que leur part des deniers affectés à l’Imstruction publique si l’on prend leur nombre comme point de comparaison
‘ On dira peut-êtrequ'engénéralchacun d'eux est contribuable pour un montant plus considérable que la somme payée ordinairement par ceux qui font partie de la majorité catholique, et qu'en conséquence ils ont droit a plus que leur part proportionnelle ; mais ceci ne change rien au fait que l’affaire est entre les mains de la majorité, aui—si elle l’eut voulu—aurait pu traiter ses compatriotes de langue anglaise d’une façon beaucoup moins libérale.”
Dans une série d’articles fort bien faits sur la langue française, M. Joseph Tassé, de la
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