UN MOT
Ce travail porte sa date dès la première ligne. Il a été suscité par le discours de M. Lockroy au concours général de 1888. M. le Ministre de T Instruction publique faisait pressentir des projets de réforme de l'enseignement secondaire ; M, Raoul Fr^y poussait à la roue dans le journal La France. Je relus, à cette occasion, la Question du latin dont j'avais déjà hautement apprécié le rare mérite et dont j'approuvais les tendances, sans en accepter les conclusions. Je crus qu'il y avait encore quelque chose à dire. Avec une innocence qu'on ne devrait plus avoir à mon âge, je me hâtai, craignant d'arriver trop tard. Hélas ! quelque hâte que je fisse, j'avais à peine terminé mon travail que M. Lockroy n'était déjà plus au ministère, et que la crise boulangiste, l'Exposition universelle, etc., etc., avaient ajourné ses projets aux calendes grecques. Mon manuscrit dormait tranquillement