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m. 30 à l'étiage, avec un minimum de 4 mètres de mouillage pouvant éventuellement être porté à 6 mètres au moins à l'aide seulement de vannes appropriées.
« Un approfondissement général, formant lit mineur, dont les rives de fond seront bétonnées par injection de ciment, sera effectué au milieu du fleuve :
1 . Les totaux généraux ajoutent aux totaux du présent tableau ceux du tableau, relatif au Haut-Rhône, qui se trouve suprà^ n" 155.
1° Pour accroître la sectionainsi que le rayon moyen, et mieux assurer l'écoulement de Teau sans recourir à des digues plus élevées que dans le premier projet, afin de mettre à l'avenir la vallée à l'abri des inondations calamiteuses.
2** Pour mieux centraliser la circulation des alluvions, et empêcher ainsi les divagations du lit.
3° Pour réaliser Tutilisation la plus économique de la pente, en réduisant à Textrême le nombre des barrages-usines ».
Le tableau que nous reproduisons page 240 est la suite de celui que nous avons déjà reproduit*, et qui était relatif aux projets de barrages de M. Mâhl, de la frontière suisse à Lyon. Nous conservons les totaux donnés par Tauteur, qui réunissent les deux sections de la frontière suisse à Lyon et de Lyon à la mer.
Section III. — ANALYSE ET COMPARAISON DES PROJETS
480. — Difficulté de concilier les trois buts : navigation, force motrice, irrigation. — Nous n'avons pas à faire ici la critique de Tidée même de Taménagementdu Rhône ; cette question a été étudiée dans la partie plus particulièrement économique de cet ouvrage, et nous avons exposé quels avantages le monde économique en général, et, particulièrement, la France retireraient de la réalisation de ce prdjet. Nous avons également reproduit et discuté les objections. C'est surtout la critique de la technique des projets d'aménagement qu'il reste à faire, car, naturellement, chacun de ces projets a ses partisans, et aussi ses adversaires, au premier rang desquels se trouvent les auteurs des autres projets. Il y a cependant une exception; un des projets est critiqué, on peut dire condamné, par son auteur même ; c'est le projet ofliciel, le projet de Tadministration. Nous Pavons déjà dit, la Commission des voies navigables, le 29 juillet 1909, a déclaré que la création d'un canal latéral au Rhône, d'Arles à Lyon, ne devait pas être admise au nouveau programme de travaux à entreprendre, et qu'il n'y a pas lieu d'ouvrir une voie navigable de Lyon à Genève. C'est, du reste, sur le terrain financier que se place la commission pour rejeter le projet de canal latéral, évalué alors à plus de 500 millions. Mais, comme le dit M. Le Vallois, si ce canal est trop coûteux, il est possible d'en faire un autre, par d'autres procédés moins coûteux, notamment avec des plans inclinés au lieu d écluses, ou par le procédé proposé par M. Chambaud de