‹ La question du vase de sangChapitre 4 sur 101 · PARIS LIBRAIRIE A. FRANCK · texte numérisé non relu

PARIS LIBRAIRIE A. FRANCK

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Parmi les objets trouvés aux Catacombes dans les tombeaux ou auprès des tombeaux, on a remarqué des vases de toute forme et de toute matière, mais pour la plupart en verre, dont le fond est recouvert d'un sédiment rouge foncé. Au commencement du xvii* siècle, lorsqu'on retrouva, pour ainsi dire, les cimetières chrétiens de Rome, on admit généralement que ces vases avaient contenu du sang, et que les tombes dans la paroi desquelles on les trouvait incrustés, étaient des tombes de martyrs. Quelques doutes pourtant s'élevèrent dans l'esprit de Bosio et d'Arringhi et on en retrouve la trace dans leurs ouvrages » . A la fin du xvii® siècle, et presque en même temps l'un que l'autre, Basnage^ et Mabillonî s'élevèrent hautement contre la valeur probante de ce signe relativement au martyre. Ni le catholique, ni le protestant ne pensaient que ces vases fussent vraiment teints de sang; mais Basnage cherchait à expliquer la présence du sédiment fouge, en supposant qu'on avait pu remplir les vases avec le vin des Agapes, et il croyait surtout que l'on avait là des lacrymatoires ou des balsamaires païens. Mabillon au contraire ne faisait aucune hypothèse sur le contenu. La lettre du bénédictin français fit une vive sensation 4. On la traduisit en plusieurs langues et vite elle eut plusieurs éditions. Ciampini se préparait à répondre, mais la mort l'en empêchas. A cette époque, Mabillon ne fut attaqué que par des critiques sans grande autorité, comme le P. Hardouin et Alexandre Plouvier. Cependant on parla de le mettre à l'index, et il dut, dans une seconde

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