NOTICE
tl se trouve à la Bibliothèque impériale deut mauuscritB cou-^ tenant la relation des miracles de Notre-Dame de Boc-Amadour, en Querci; Tun, n** 1739 du fonds de Sorbonne, peut se rapporter aux dernières années du douzième siècle , l'autre, n^ 486 du fonds latin de Saint-Germain , parait être du commencement dei;reizième.
On ne saurait dire ce qu'est devenu le manuscrit original. Aussitôt que le pèlerinage eut acquis, pour la conserver en partie jusqu'à nos jours , la célébrité qui lui valut bientôt la visite des plus grands personnages comme des plus humbles, le recueil des miracles du douzième siècle dut sembler beaucoup moins précieux aux moines de Boc-Amadonr ; aussi, laissant à la mémoire des fidèles le soin de perpétuer ceux qui suivirent , cessèrent-ils d'eu rédiger la collection officielle. Quoi qu'il en soit, de nombreuses copies s'étaient répandues, même dans les provinces éloignées. Le premier des manuscrits que j'ai cités avait été donné à la maison de Sorbonne par un habitant de Cambrai , qui l'avait acquis en 1364 au prix d'un florin V Le second a d'abord appartenu à l'abbaye de Corbie, et lorsque la ville fut reprise par Louis XIII, en 1636, il fut transporté, Avec d'autres manascrits, dans la bi-
1. Il senommaU J. Mereler. Dans une note qu'il a placée à la fin du roaniisorit, il a consigné racqaialtioo do liTre et la donation qu'H en fit k la SorlK>one.
bliothèque de Saint-Germain des Prés; là, il passa sous les yenx de Mabillon ^ et fut lu avec plus d'attention par Baluze ^. Les auteurs de ÏHistoire litléraire de la France ont signalé un troisième manuscrit dans la bibliothèque de Saint-Martin de Tour* nai ^ ; c'est le seul dont ils aient fait mention.
Dans les deux manuscrits de la Bibliothèque impériale , le recueil 'est divisé en trois parties, précédées chacune d'un prologue. Le nombre des miracles, qui s élève à cent vingt-neuf, a été le seul motif de cette di\îsion ; pour assigner à chaque article la place qu'il occupe dans l'ouvrage, l'auteur n'a tenu compte ni de la nature ni de la date des faits.
Le manuscrit du fonds de Saint-Germain *, écrit sur deux colonnes, est fait avec un grand soin ; les trois parties y sont nettement distinctes, des tables les précèdent, chaque chapitre a reçu un numéro d'ordre, et la représentation coloriée du premier miracle de chaque partie accompagne la majuscule initiale.
Le manuscrit de la Sorbonne *, plus ancien , est d'une moins belle exécution ; il n a ni tables ni numéros , mais il offre un texte préférable; les noms d'hommes et de lieux y sont plus correctement indiqués.
Ou a généralement attribué la rédaction de ces miracles à Hugue Farsit. Ferry de Locres fut le premier, si je ne me trompe, qui lui en fit l'honneur*, et, comme bien d'autres % les historiens