‹ La question du vase de sangChapitre 55 sur 101 · Jfar. Aug,, p · texte numérisé non relu

Jfar. Aug,, p

3. « ADDo iocarnati Verbi millesimo centesimo sexagesimo sexto contigit istud io. Rutenensi territorio. Nos aatem scripsimus post prœscriptaoi suppiitationein anna «exto, régnante Domino nostro Jhesu Christo •*

4. Periz, Monumenta Gerpianix historica, Scriptores, t. VI , p. Si9.-^ Les pèlerinages à Roc*Amadour ont-ils précédé la découverte du corps et la nooTclle des miracles qui la suivirent? Les expressions du chroniqueur ne permettent pas de l'affirmer. Toutefois l'oratoire de Roc-Amadour était déjà l'objet d'une grande vénération dans le pays , puisqu*on voulait y avoir sa sépulture. S'il faut en croire une chronique provençale du treizième siècle (Bibl. imp., fonds franc., Colb., n. 10307, 5), dont un curieux chapitre contient la liste des endroits où Ton mit à l'abri des pillages des Normands, au temps de Louis le Bègue, les trésors -et les reliques des églises, une partie des reliques de Sainte-Marie à Pont-l'Abbé fut transportée à- Roc* Amadour : « les vertus Sancta Maria la Novela de Pont l'Abei furent portées e Rocamador, et l'autra partia a Orcivaus en Auvergnia, e a Balanzac cos!a Pont l'Abei en remest autra grant partia. p

5. On fit circuler, en France et en Espagne , diverses fables plus ou moins ridicul*^ sur le peraomiage qu'on désignait sous le^noni d'Amator. Voyez la dissertation insérée dans le Recueil des Boîlandistes^ mois d*aoAt, t. IV, p. 16; V Histoire de Roc'Ania^

il suffira de faire remarquer que notre document ne fait aucoiie mention des reliques de saint Araatre, et que les pèlerins n'emploient d'autre intercession que celle de la Vierge.

Aux termes de Robert du Mont, c'est donc en 1 166 que commencèrent les miracles de Roc-Amadour. Élinand les place à l'année 1 159 *, Vincent de Beauvais à Tannée 1 160 ^. Quant à Ferry de Locrcs, il recule jusqu'à l'année 1 140 la célébrité miraculeuse de la chapelle de Notre-Dame ', et Odo de Gissey répète cette date, tout en admettant la découverte du corps de saint Amator en 1166.

Les faits que présente notre recueil semblent au premier abord confirmer Tassertion de Robert du Mont, et en même temps l'exactitude de la date que nous assignons à la composition du livre. Les miracles qui sont datés se sont produits en effet entre 1 166 et 1 172, et l'on pourrait placer dans le même intervalle tous ceux dont l'époque est déterminée par les détails qu'ils contiennent, si par exception deux noms ne semblaient s'opposer à ce que l'on renfermât rigoureusement tous les faits entre ces deux limites : ce sont ceux de Manassès , archevêque d'Arles , et de Renard, abbé de Citeaux.

Manassès, d'heureuse mémoire, praesul Àurelatensium *, est-il bien le personnage qui fut archevêque d'Arles de 914 à 959, et qui sut en même temps être évêque de Vérone, de Trente, de Mantoue et de Milan *? On peut en douter lorsqu'on rapproche celte date de toutes les autres ; sa guérison serait-elle en effet le seul exemple d'un miracle du dixième siècle que la tradition ait ainsi 'placé au milieu de faits qui appartiennent' au douzième ? Mais si Manassès n'est pas ce personnage, quel autre sera-t-il? Supposera-t-on qu'une erreur de copiste ait substitué le mot Àurelatensium au mot AurelianensiumP Vé^éque d'Orléans qui a porté le nom de Manassès au douzième siècle a vécu jusqu'en

Hour, par odo de GiMey; VUisMre de Notre-Dame de Rot-Amadour, par Tabbé Caillau , diap. ii , et l'article de M. de Valloa , déjà cité.

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