‹ La question du vase de sangChapitre 62 sur 101 · Twysden, 1. 1, col. 554 et · texte numérisé non relu

Twysden, 1. 1, col. 554 et

2. Twysden, 1. 1, col. 2346. Monasticon Ànglicanum, éd. 1673, t. II, p. 313.

3. L'Amour dans le mariage^ élude hislorique, par M. Guizot. c'est l'histoire, comme on sait, de lord et de lady Riissell.

4. " Capliis est cum conjage , virilis animi femina » Guillaume de Neubrige,

ffisloriem de France^ t. XIII, p. il 5. — Voy. dans Jord. Fantasme (Chroniele of Ihe war belwen Ihe English and the Scols, in 1173. Paris, 1839) son mari prenant conseil d'elle : « Vostre conseil «loi faire, kar miilt vus soil amer » {v. 991), et l'ar< tnaut pour le combat (v. 1012). Vaincue, elle veut se noyer (v. 1070).

o. Robert du Mon!, dans Pcrlz, Scriplorcs, t. VI, p.. 5 17, 522, 523.

If

encore a citer le terrible tremblement de terre aui désola rOrient en 1 169, selon notre récit*, ou le 29 juin 1 170, selon Robert du Mont*, et enfin un épisode de Thistoire de Béârn.

Cet épisode est tout un récit, et non plus , comme il arrive souvent, une simple allusion qui n'ait d'autre but que de dater un miracle et de préciser le lieu où il s'est accompli. Ce fut Tabbé de Roc-Amadour qui en fit connaître les détails pris sur place, en même temps qu'il rapportait une belle tapisserie offerte à Notre-Dame comme pieux remerciment*.

Gaston V, prince de Béarn, avait épousé l'infante Sancie *, fille de Garcias Bamirez, roi de Navarre ; il mourut sans enfants en 1170, et Sancie se maria en secondes noces avec Pierre, comte de Molina; Marie, sœur de Gaston, lui succéda : tel est le récit de Roderic, archevêque de Tolède, que Surita, Garibay et Pierre de Marca répètent sans plus de détails. La transmission du gouvernement entre les mains de Marie ne fut pas cependant aussi facile qu'on peut se l'imaginer. Gaston était mort avec l'espoir d'avoir pour successeur un héritier posthume; mais l'événement trompa l'attente générale, et cette déception fut suivie d'une vive agitation dans le pays : Sancie , accusée devant le roi de Navarre et son conseil du crime d'avortement volontaire, subit l'épreuve de l'eau, dont elle triompha *.

Ce document n'est pas inédit, et je ne le reproduis pas; Baluze l'a publié avec tous ses détails , d'après le manuscrit de Saint-Germain , dans son édition des œuvres d'Agobard ; de là il a passé dans le Recueil des historiens de France^.

La lecture des miracles de Roc-Amadour nous transporte à l'époque où la vogue des pèlerinages s'établit et s'accroît de tous les côtés. Celui de Roc-Amadour a déjà un grand renom ; il y a deux ans que le roi d'Angleterre Henri II s'y est rendu avec une

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