Pertz, ScHpt., t. VI, p
3. Il éUit allé à Saint-Jacques de Gompostelle eo Galice ; il devait y avoir certainesrelations entre les églises de Saint-Jacques et de Notre-Dame de Roc-Amadour ; on associe très-souvent les deux pèlerinages.
4. Dans le manuscrit de la Sorboone, elle est désignée tous le nom de Letifans ; dans celui de S. G., sous le nom de Letfoas. (I, 36).
5. cr. III, 24. Ce chapitre, que je publierai, fournit un exemple de Tépreuve par le feu.
6. Tome XIII, p. 748.— Cf. Art de vérkf. les dates, éd. in-8% 2' partie, t. IX, p. 256.
nombreuse escorte', et depuis deux ans aussi rimportance toute nouvelle du lieu a soulevé une vive querelle entre les moines de Tabbaye de Tulle et ceux de Marcillac : on se disputait la propriété de Téglise. Le procès fut long, et la cour de Rome intervint. Le différend se termina en 1193, au profit des moines de Tulle ^
Le village de Roc-Amadour est situé sur le flanc d'une montagne ; à mi-côle et au-dessus du village , se trouvait , alors comme aujourd'hui, l'oratoire de la Vierge, auquel on arrivait par cent trente-six marches ; au sommet s'élevait sur le rocher un château bien fortifié ^. On peut se représenter, en lisant les miracles , le singulier spectacle que devait offrir le village à certains jours, où chaque maison était sans doute une hôtellerie, comme Tétait celle deGerbert, le gardien de l'église *. Aux portes de l'oratoire, des meudiunts estropiés demandent l'aumône et prient pour leur guérison * ; à l'intérieur, entre des murs tapissés d'images de cire, d'armes, de chaînes de prison, au milieu des clartés que répandent d'innombrables cierges de toute grandeur, une foule sans cesse renouvelée ; les uns déposent sur l'autel les offrandes qu'ils apportent, les autres prient à haute voix , et parfois le gardien armé d'une verge , vient réprimer leurs éclats ou les éloigner de l'autel, Quelquefois un ménestrel chante, en s'accompagnant sur la viole, les louanges de Ja Vierge; souvent encore les prières sont troublées par les cris de pauvres fous qu'on amène enchaînés. Un jour des vociférations frénétiques interrompent l'oflice divin; le malheureux dont on entend les cris est un jeune homme dont le corps est livré à Satan. Depuis quatre jours on le voit courir autour de l'oratoire, gémissant et se déchirant de ses mains, sans prendre de nourriture ; on s'informe : par sa désobéissance aux décrets ecclésiastiques, il a mérité l'excommunication, et, quoique excommunié,
1. Rob. du Mont, daDS Pertz, Scriptores, t. VI, p. 519. — Cf. D. Vaissète, Uis(, du Languedoc^ 1. 111, p. 25. — Notre recueil ue fait aucune mention du YO]fage de Henri 11.
2. fiibl. imp., coUeclion Doat, n. 125, fol. 2S0, etc., d*aprè8 les arcliives de Roc- Auiadour. — Baluze, Hist. Tutel,^ p. 79. — Mabillon, Ann, ord. S. Bened, , t. Vf» p. 40.