‹ La question du vase de sangChapitre 66 sur 101 · Mes de Jenualem est la palne aportée · texte numérisé non relu

Mes de Jenualem est la palne aportée

Et de Rochemadour Marie eo plum getée , De saint Jame l*escale qui en plum est muée. *

{La vie de S, Thomas le martyr, par Garnier de Poiit-Sainte-Maxence » Bibl. impériale, n. 2636, Siipp. fr., poème terminé en 1 177).

M. Hiicher a publié, dans le Bulletin monumental (XIX* vol., 1853,p. 5I6)« Hmage d*une enseigne du pèlerinage de Roc-Amadour, du treizième ou du quatorzième siècle; on y voit la Vierge assise, et tenant sur ses genoux Tenfant Jésus ; au revers devait se ti^iver \e pehtonnage de t^aint Amalre, ou de Véronique, que la tradition lui a donnée pour lemme. La légende du droit est : Sicillum béate Marie db RocHAMADOR. L'abbé de Fouilliiac, auteur d*une cbroiùque manuscrite du Querci citée par M. Hncber, donne le nom de sporlules à c«« médailles. Je ne sais dans quel texte il avait trouvé ce sens; dans la seule phrase de notre recueil qui le renferme, oe mot ne l'a certainemei t (mis, et il n'est pas non plus le synonyme de pera : « Ad ips«m ecdesiaro in sportula {sportalula dans le ms. de Saint-Germain) se fecit afferri. » (I, i8; voy. nos extraits.) Conf. Qujcberat, Dict. lat., v* Sportula, et Du Cange, v« Sportatium eubile.

laine et pieds nus * . Un chevalier ajoute singulièrement à la pénitence : se dépouillant de tout vêtement , il se passe une corde au cou et se fait traîner par deux de ses hommes, comme un larron, tandis que deux autres munis de verges le frappent avec violence ; par moments, il se jette aux pieds des assistants et les embrasse *.

Un vœu , une maladie , une pénitence , avait conduit les pèlerins à Boc-Amadour ; la reconnaissance en ramenait un grand nombre. Beaucoup venaient chaque année et apportaient leurs offrandes : parfois un cierge , quelques livres de cire , souvent un cens qui consistait en argent. Il y avait une confrérie de Notre Dame de Roc-Amadour ', dont les membres s'engageaient à payer une certaine redevance * : plusieurs habitants de Lyon en faisaient partie ' .

Malgré les offrandes, les cens et les donations *, les religieux de Boc-Amadour ne semblent pas avoir été bien riches ; car en 1181 ils étaient obligés de faire un emprunt à un bourgeois du village et de lui remettre en gage les courtines de l'église. Le créancier en entoura le lit de sa femme en couches, et cette irrévérence fut suivie d'un châtiment dont Bobert du Mont a conté les détails'.

On a déjà publié beaucoup de miracles de cette époque : dans un grand nombre de ces légendes le fond est commun, la forme est commune , dans toutes la fin est toujours la même ; il n'y a de variété que dans les circonstances du récit , où abondent les détails vulgaires et naïfs de la vie intime et familière. Sans doute

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