II
6. « Quis non iniretnr aspeiitatem k>ci situroqoe considerans tanto numine tanto* que lamine vetustatiim? » (I, prol.)
6. Aux exemples de pèlerinage que donne notre recueil, et k ceux qu'a relevés M. Caillau, on peut joindre le voyage que fit à Roc*Amadour Girard, abbé de Sigeberg (près de Cologne), accompagné d'un moine et d'un cbanoiue de Bonn. Voy. le texte que D. EsUeniiot a inaéré dans un de ses recueils, Bibl. imp., Saiot-Germ. lat, n. 560» p. 25S. — Lorsque le malade ne peut entreprendre le voyage, il sort de sa maison et prie en se prosternant du côté de Roc-Amadour. (!, 20.)
ptié pour sa guérison auprès du saint sépulcre, c'est Ters RoC' Amadour que teudeut ses dernières espérances * .
Des femmes seules , nobles ou pauvres , se mettent en route; quelquefois la communauté du but rassemble les pèlerins pendant le voyage, et Fun vient en aide à Vautre , le fort soutient le faible , le riche nourrit le pauvre : charitables dispositions que les fripons de bonne mine savent mettre à profit *. Les voleurs à main armée étaient encore plus à craindre ; mais les pèlerins pouvaient parfois compter sur l'active protection des seigneurs dont ils traversaient les terres , et Ton voit, en certains cas, la police et la justice se faire à merveille *.
Que ce fût Tescarcelle , ou tout autre signe , il y avait dès lors une marque de pèlerinage, que la tendresse maternelle plaçait avec confiance sur l'enfant dont elle sentait la vie lui échapper *. A son retour, le pèlerin de Roc-Amadour rapportait, comme pieux souvenir, une médaille en plomb représentant Notre-Dame *.
Pour plus de mortification , les pèlerins viennent en habits de
!. T, 4; cf. 1,31.
2. Il, 11 . Vol fait à une noble dame d'Afallon par an beau jeune bomme qui raccompagnait.