‹ La question du vase de sangChapitre 73 sur 101 · II · texte numérisé non relu

II

5. « Rogerus Thcvini, deCaro, apud Rochelam Aqiiitaniae comparato yino, DaTim

ïortose et de Tarragone en Catalogne se livrent à un trafic maritime que les pirates arabes rendent difficile et dangereux * ; un moine de Psalmodii, monastère du diocèse de Nîmes , transporte sur la Méditerranée, pendant la guerre que se font Alphonse, roi d'Aragon, et Raimond, comte de Toulouse, des approvisiooT nements de blé destinés à ravitailler la ville de Montpellier assiégée ^ ; des marchands de Lyon se rendent aux foires de Champagne'.

N'est-U pas curieux aussi de voir le mépris avec lequel notre auteur est disposé à parler de populations presque voisines ? Une femme du pays des Gotbs a-t-elle, dans la joie d'une guérison inespérée, montré une blessure que la décence lui faisait un devoir de tenir cachée, il est tout prêt à accuser de cynisme tous les gens de son pays *.

Mais, malgré l'intérêt que de semblables documents peuvent encore offrir au point de vue historique, je doute fort que le recueil de Roc-Amadour obtienne jamais les honneurs de l'impression. C'est là mon excuse, si j'ai dit avec trop de longueur qu'il existe au moins deux manuscrits d'une collection qu'on croyait perdue, et si j'en publie de trop nombreux extraits.

honeravit, et, sulcans sequora, una cum ;decem aliis roercatorum na^ibiu coinmUit carbasa Tentis. » (î, 27.)

Page 1