JAPON
Le Japon compte une superficie forestière de 16,356,643 chos (16,193,000 hectares) pour un territoire de 38,181,200 hectares, soit un taux de boisement de 42 pour 100 ; alors que les terres cultivées ne couvrent que 15 pour 100 de la superficie.
Les forêts sont dans la proportion de 55 pour 100 propriété de l’État et de la couronne, et de 45 pour 100 propriété des particuliers.
Malgré l'étendue des forèts, le gouvernement japonais a cru bon de les protéger par une législation rigoureuse (lois forestières de 1897 et de 1899).
Les forêts se divisent en forêts protégées par l'État et en forêts non protégées.
On peut classer dans la première catégorie tout massif boisé dont la conservation paraît nécessaire, soit pour empêcher la dénudation du sol ou le ravage des eaux, soit pour maintenir l'alimentation des sources, soit à cause de
leur importance comme point de repère marin, soit pour
(4) Gonnard. La production agricole au Japon. Aevue économique
internationale, 1907, 2, p. 136.
améliorer l'hygiène publique ou conserver le pittoresque d’une contrée.
Dans les forêts protégées, non seulement tout défrichement est interdit, mais l’administration forestière peut prescrire le mode d'exploitation qu’elle juge le plus convenable. Elle peut même, si le besoin s’en fait sentir, interdire toute coupe d'arbres. Comme compensation, ces forêts sont exemptes de toute contribution foncière.
Une loi de 1899 complète cette législation : elle proclame l’inaliénabilité des forêts domaniales et favorise par
diverses mesures les reboisements.