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BARTHELEKÏ DE SZEMERE
ANCIEN UIMSTRË-llltfaltÎKKT
DE aoNcniE.
« Hongrois ! le moJiivnl est f ei votre intlépenJance. Je tous offre l'ialégritë de Toire lerriloire, de vulrc liberté cl de vos înstitulioiu... ^e ne dédirr qur vous voir lutioa libre et indépeadaoto... Voûà ce que vous demande l'Europe entière... u
Napoléon.
(SchiEnbrunn, moi 1809.)
DElIXneMB EDITION.
PRiï : 3 FRANCS,
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■PAKIS.
E. DENTU, LIBRAIRE-ÊDIIEUR,
?AI.itlS^OVJIL, CtLEBIB D'OBL^KS, 13.
LA
Nombre des institutions de haut enseignement, telles que Universités j Académies^ Lycées^ Collèges^ Gymnases j Séminaires.
En Hongrie et en Transylvanie. . 146
Dans laVoïyodie 8
En Croatie et en Slavonie 9
Nombre proportionnel des enfants qui fréquentent les
écoles, selon les races.
Valaques. ...... 10 sur 100
Ruthènes 10 —
Serbes .......... 30 — =
Slovaques 40 —
Hongrois. ....... 75 — •
Allemands. ... . . ; 80 —
Ces chiffres expriment exactement la différence du degré de culture intellectuelle, existant entre les différentes races qui habitent la Hongrie. Les Valaques, les Serbes, les Ruthènes, qui se trouvent au bas de l'échelle, appartiennent à l'EgUse grecque unie et non unie ; les Croates à l'Église catholique ;i les Slovaques , ainsi que les Allemands et les Hongrois, aux ÉgUses cathoUque et protestante. ' ^ ^ Z. ,..
La petite différence de cinq pour cent, que nous avons signalée . entre, les enfants, hongrois ^et: les
enfants allemands, doit être attribuée à cette ciivconstance, que la plupart des 1,500,000 Allemands habitent, comme marchands ou industriels, surtout les villes ; ' tandis que les six millions de Hongrois, vivant principalement de l'agriculture, sont dispersés au milieu de vastes plaines, dans des villes et des villages, que de grandes distances séparent les uns des autres. : ,
Encore une observation; mais d'une nature différente et d'une signification politique.
En parlant de la Hongrie^ dans cet ouvrage, quand j'emploie l'expression hongrois , je veux désigner par elle tous lès habitants du pays. Néanmoins, où je parle de nationalités, je conserve la même dénomination poiu* la race hongroise, prenant alors ce mot dans un sens plus restreint, car je ne puis approuver aucunement qu'au mot hongrois on substitue conJFusément le mot : « magyar. » Il est vrai que nous jious appelons dans notre idiome : « magyar, > mais notre nom en français frit toujoiœs et il est encore hongrois. Cette substitution ia été inventée, vers 1840, par les panslavistes russes et adoptée par nos ennemis Autrichiens, qui, par cette distinction, en apparence sans portée, voulaient en vérité nous dépouiller de la gloire d'avoir conquis la Hongrie, d'en avoir fait un État Ubre, et de lui avoir donné le nom qui fat, bien avant ces événements, et qui est encore, le nôtre. Mais, heiœeusement, on ne peut fausser
rhistoire : la Hongrie restera toujours la Hongrie en français, Hungaria en latin, Hungary en anglais, Ungheria en italien, Ungern en allemand ; et ayant donné ce nom à notre patrie, nous l'avons aussi naturellement conservé pour nousmêmes comme race.
Quand un homme donne son nom à une ville, ou qu'un peuple le donne à un pays, par ce fait, ils ne le perdent jamais pour eux-mêmes.
Paris^ le 20 décembre 18B9.