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QUELQUES OBSERVATIONS SUR LA QUESTION DU MEURTRE RITUEL

CONFÉRENCE DONNÉE SOUS LES AUSPICES DU CERCLE GARNEAU DE I. A. C. J. C., 4 L’ACADÉMIE ST-JOSsEPH DE Quésec

M. l'abbé ANTONIO HUOT

Editions de Action Sociale Catholique — — 70#que

101, rue Ste-Anne, 101

Nihil obstat :

Quebeci, die 17a Julii 1914.

J.-E. GRANDBo1s, pter.

Censor librorum.

Imprimatur :

Quebeci, die 24a Julii 1914.

T L.-N., Carr. BfN, Archiep. Quebecen.

À l’occasion du procès de Kief, les Juifs ont tenté de soulever le monde avec le levier de la presse. On doit reconnaître qu’ils ne sont pas novices dans l’art de manier ce formidable instrument : au tem du procès Dreyfus, il ne manqua pas de journaux d urope et d'Amérique dont la parole était d' argent. :

Dans la campagne qui vient de finir, la question juive menaçait, semble-t-il, de s’effacer devant la question du

de Kief, qui n’en est pourtant qu'un épisode.

Or, en réalité, la question juive est plus vivante que jamais, et il est évident que ce n’est l'établissement récent de 50,000 Juifs en us cœur du Canada français qui diminuera, pour nous, la gravité du problème.

I nous faut done avoir l'œil ouvert sur la question Juive.

Elle est vaste comme le monde, puisqu'il y a des Juifs partout, et vous comprendrez qu'il est impossible de la traiter complètement dans une conférence. Je voudrais seulement, ce soir, essayer d'en fixer les données essentielles.

Importante et discutée 2 longtemps par tout L'univers, cette question, il faut circonstances et des débcts récents, est assez délicate à traiter. Aussi, je crois devoir déclarer que, nd la

aite bonne. volonté et la bonne foi des journalistes, il m'est impossible d'accepter la responsabilité personnelle d’aucun des comptes-rendus de ma conférence qui pourront paraître dans les journaux. Je ne pourrai donc 9 devant le publie, que du texte de ma conférence tel que lu par moi ou publié sous mon nom.

ment documentaire, le seul qui convienne à l’étude d’une question d'histoire, comme l'est, pour une bonne part, la question juive.

Cette question Se imposée à l’attention des esprits les plus n des esprits même les moins chrétiens,

comme le montrent ment ces paroles de M. Jules Lemaître, de l'Académie française, que je trouve aux 57, 58, 60 et 62 de sa brochure, 12) mon ami, 1

à , ee à la Nouvelle. Librairie Nationale de Paris en

uit entièrement. J’ voyais de belles lueurs, une — tion historien ; mals j'y croyais pentes Met * ntee qu PR ns, une Talents avec une extrême modérahion et une

fl :

affec-

sincère, j'avais

peur d’être injuste, Le fanatisme des autres m'inspire une horreur, que * * été fort humilié qu'on pat me prendre pour un fana-

«A ‘hui encore, j’accorde aux Juifs à peu près tout ce qu'ils veulent. .. . 58).

€... Ils ne se sont tenus tran uilles sur nos affaires. On le — à ge Il y a ceci d’exhorbitant, ue les Juif — je ne dis pas tous,

et en tout cas ceux que l’on voit, que l’on connaît et qui font du bruit, — sont ouvertement, depuis "À, disaine d’années, 2 1 actifs ou même les et

— ! Paradoxe mille ans ; en adopter :

s’y fondre. De sorte u ils deviennent inquiétants et genants pour toutes les patries . . (p. ).

On dit parfois aux écrivains catholiques qui dénoncent le À as juif : vous manquez de charité ! Il est plus facile de prêcher la charité que d'en donner soi-même

de bons exemples. Aussi, il ne faut aller puiser des leçons de charité que là ou cette belle vertu est parfaitement enseignée et pratiquée, c’est-à-dire, dans les actes de l’Église catholique.

Comment l’Église catholique a-t-elle toujours traité les Juifs? Voilà la première question qui doit se présenter naturellement à l'esprit d'un catholique abordant l’étude du problème juif, ;

M. l'abbé Joseph Lémann, PE converti, a remarquablement précisé l'attitude de ldes Juifs, dans son ouvrage « L'entrée des Israélites dans la société française et les États chrétiens ». Protection accordée aux Juifs dans leur vie et dans leurs propriétés, d’une part ; — et en cela l’Église s’est toujours montrée la Mère de miséricorde qu'elle est — défense de ia société

ue IEE se à l'égard des Juifs. Il n’est que juste, en effet, que l’Église soustraye à l’action juive « tout ce qui impli-

Les documents ne manquent pas pour démontrer la protection généreusement accordée aux Juifs par les Papes contre les violences et les brutalités. Innocent III, Nicolas III, Alexandre III. Clément VI, Innocent IV, entre a'tres, réprimèrent, par des Bulles ou des Décrets, des persécutions parfois provoquées par l’usure et la rapacité des Juifs eux-mêmes. Toutes ces mesures peuvent se résumer dans ces paroles : « Défense à tout chrétien d’imputer aux Juifs des crimes dont ils ne sont pas coupables ; défense d'attenter à leur vie; défense d'attenter à leurs biens; défense d'exercer contre eux aucune violence sans l’ordre et la sentence des juges légitimes. » (L'abbé Joseph Lémann, ouvrage cité, p. 181).

Juifs devraient, en toute justice, de leur côté, il nous semble, attendre « l’ordre et la sentence des juges

légitimes v avant d'innocenter un accusé de leur race.

Le rabbin Drach, dans son ouvrage « Harmonie entre l’Église et la Synagogue » (tome I, pp. 255,256), a rendu hommage, en ces termes, à l’esprit de justice des Papes

Vous avez bien lu : « des Juifs persécutés », mais jamais, évidemment, des Juifs persécyteurs.

Contre les attaques et les envahissements désastreux

« Un évêque, d’origine juive, Mgr Kohn, ancien professeur de droit canon — écrit Delassus, à la page 46 de son livre « La Question Juive»— a résumé les prescriptions du Droit Canon au sujet des juifs. |

4 Au dire du savant évêque, elles n’ont pas été ab À

€ I. — Les Juifs ne pouvant avoir des esclaves tiens, ni employer des chrétiens pour e service de l ison i 2 ge aux chrétiens d’accepter un emploi permanent rémunéré

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