TUE
ses ont complètement disparu. Les yens japonais sont peu répandus. Restent les piastres françaises et leurs subdivisions ; les piastres mexicaines de types divers, et les british dollars.
Les monnaies réelles de l’Indo-Chine sont en défitive : les nens d’argent de fabrication privée, les sapèques de zinc et de cuivre, les piastres de frappes mexicaine, anglaise et française, et les billets émis par la banque de l’Indo-Chine. Nous les étudierons au point de vue de leur importance dans la circulation, de leurs avantages et de leurs inconvénients pratiques, de leur fabrication, et de leur falsification.
Il est très difficile d'apprécier les quantités relatives des diverses monnaies réelles qui circulent en Indo-Chine. Cette évaluation est impossible pour les monnaies indigènes : les quelques renseignements que l’on peut recueillir sur leur proportion dans les trésors des princes, en particulier de l’Annam, sont trop rares et portent sur des époques trop différentes pour permettre une déduction. Il est seulement possible de faire quelques remarques générales.
La quantité des nens d’argent diminue de plus en plus. Et cela s'explique par l’avantage qu'ont les particuliers à se servir des autres monnaies d'argent en circulation, qu’ils n’ont pas besoin de fabriquer, et qui présentent au point de vue de la valeur des garanties bien supérieures.