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La circulation des sapèques de zinc reste très intense, car cette pièce convient par sa valeur infime à une population dont les besoins sont modiques. Au contraire, les sapèques de cuivre, dont la valeur est plus grande, deviennent fort rares. Il n’en a pas toujours été ainsi. Les sapèques de cuivre semblent avoir formé, à l'origine, la monnaie de l’'Annam ; il est même remarquable que les ateliers impériaux pouvaient seuls les fabriquer, et que leur fabrication privée était un délit plus grave que la falsification des lingots d’or ou d'argent. Elles furent connues et utilisées au Tonkin. Dans son Zistoire du Royaume du Tunquin, publiée à Lyon en 1651, A. de Rhodes écrit: « On ne forge pas de monnoye, en ce royaume, comme en celui de la Chine, si ce n'est de cuivre... Et toutes ces monnoyes de cuivre sont polies, rondes... toutes percées au milieu, pour pouvoir être enfilées avec une cordelette.. en sorte que dans chaque corde, il en entre 600, ou 10 X 60, avec une marque de distinction mise après chaque soixantaine... ce qui est d’une grande commodité pour les porter au bras. » De même, Richard, dans son Histoire du Tonquin en 2 volumes, éditée à Paris en 1778 écrit: « On n'y connait d’autre monnaie que des deniers de cuivre. » Enfin la sapèque de cuivre était à cette époque, comme aujourd'hui, la principale monnaie de la Chine. Elle semble donc avoir eu une grande extension, et elle resta très répandue jus-
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qu’en 1812. Depuis, son importance a constamment diminué : au Tonkin, elle a complètement disparu, et dans l’Annam elle a été remplacée en majeure partie par les sapèques de zinc. Mais ici encore, comme pour les nens d'argent, il n’est pas possible d'indiquer par des chiffres l'importance relative dans la circulation des sapèques indigènes, tant de cuivre que de zinc.
L'évaluation des quantités des monnaies étrangères en circulation est également impossible pour toutes celles qui n’ont pas été émises par la France. Il est certain que la piastre mexicaine, qui a eu longtemps une très grande prépondérance, garde encore une importance réelle dans la circulation, Mais il n'y a sur ce point que des renseignements trop fragmentaires et trop imprécis pour tenter une évaluation. Il faut seulement remarquer que les piastres mexicaines et les british dollars tendent de plus en plus à disparaître par suite de la politique actuelle de la France qui cherche à unifier la circulation, à l’épurer, avant de remédier aux inconvénients que présente pour la variation de la valeur une monnaie d'argent. La suppression du droit de 3 o/o ad valorem sur l'exportation des piastres autres que les piasires françaises, l'interdiction de leur importation, la perte de leur caractère de monnaies légales, entraînera peu à peu leur disparition comme monnaies réelles. Ce sont là, du reste, des questions sur