‹ La Question Monétaire en Indo-ChineChapitre 70 sur 80 · D SEL · texte numérisé non relu

D SEL

De ces diverses statistiques se dégagent toujours

les mêmes enseignements : à savoir que les pays

d’Extrême-Orient et particulièrement la Chine, cons-

tituent les vrais débouchés des produits de l'Indo- Chine.

Ajoutons — et c’est par là que nous terminerons — que les hommes compétents qui se sont occupés des relations commerciales de l’Indo-Chine ont été unanimement d'accord sur ce point. Témoin, M. de Lanessan qui écrivait : « Lorsque la Chine demande les riz de Saïgon, les affaires avec les autres pays deviennent difficiles : elles sont même impossibles avec l'Europe. On charge pour Hong-Hong, à une piastre 60 cents par tonneau, soit 7 à 8 francs : On charge pour l’Europe à 40 et 50. La Chine peut donc payer nos riz bien plus cher que l’Europe (1). » Et il ajoutait : «Les marchés de l’Extrême-Orient nous apparaissent donc comme les seuls sur lesquels les riz cochinchinois pourront, pendant longtemps encore, trouver des débouchés. Mais ceux-ci sont certains, parce que tout l’Extrême-Orient se nourrit de riz et parce que ni la Chine, ni la Malaisie, ni les Indes hollandaises et espagnoles n’en produisent la quantité nécessaire à leur alimentation. Le Tonkin et l’Annam sont dans ce cas et ne peuvent pas actuellement se passer des riz de la Cochinchine (2). » M. de Lanessan « retarde » aujourd’hui pour quelques détails : mais, dans le fond, sa manière de voir reste juste.

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