‹ La question monétaireChapitre 14 sur 27 · L OR ET L ARGENT · texte numérisé non relu

L OR ET L ARGENT

chroniqueur, sans porter sa pensée au delà de notre pays, émettait le vœu, resté longtemps stérile, de voir mettre un terme à cette triste diversité de mesures et de monnaies, « qu'on voudrait, disait-il, mais qu'on ne pourra jamais réduire en une seule. » Dieu merci, nous possédons aujourd'hui en France une langue commerciale d'un accès facile pour tous, grâce à l'unité des poids et mesures, et un évaluateur commun, au moyen de la fixité et de l'uniformité de l'instrument intermédiaire des échanges. Cette réforme n'est pas un des moindres titres d'honneur de notre révolution : en rattachant le système métrique à la grandeur même du globe, le législateur a ramené aussi les monnaies au type invariable qui sert à déterminer les poids et mesures. Une pensée d'avenir faisait proposer par Prieur, de la Côte-d'Or\ de graver sur la première pièce d'or frappée suivant le système métrique un génie cherchant à déterminer la grandeur du méridien terrestre. « A cet effet (nous citons ses paroles), il porterait d'une main hardie l'une des pointes d'un compas sur le pôle même, l'autre pointe étant dirigée vers l'équateur, ce qui indiquerait cette distance naturelle qui sert d'étalon primordial à toutes nos mesures. Cette légende : Pour Vunivers, annoncerait que cette opération n'est particulière à aucune localité, que son utilité s'étend à toutes sortes de mesures, et qu'elle doit servir à tous les peuples. » La parole prophétique de Prieur paraît à la veille

^ Rapport au conseil des Cinq-Cents, au nom de la commission des finances, sur la loi des monnaies, 17 ventôse an VI.

de s'aocomplir ; ce n'est pas pour satisfaire une vaine curiosité que tous les peuples ont réuni les instruments des poids et mesures et les monnaies qu41s emploient, c'est pour franchir une nouvelle et dernière étape; après avoir singulièrement réduit le nombre des types locaux, ou les avoir ramenés à l'unité nationale, ils cherchent aujourd'hui à s'entendre pour établir l'unité universelle. Le système métrique rallie à cet égard des suffrages de plus en plus nombreux et décisifs ; il nous est permis d'espérer que l'exposition de 1867 aura contribué à faire saluer bientôt l'unité générale des poids et mesures, et la communauté de la monnaie internationale.

A vrai dire, il n'existe plus d'obstacle sérieux en ce qui concerne la solution désirable pour les poids et mesures. Les difficultés paraissent plus graves en ce qui touche le règlement uniforme du régime monétaire; elles ne sont cependant pas insurmontables. Ces difficultés tiennent à la nature des choses; si un lien intime doit exister entre le système des poids et mesures et le système monétaire, on ne saurait méconnaître la différence fondamentale qui les sépare. Les poids et mesures déterminent d une manière absolue, éternelle, invariable la longueur, la gravité, le volume des objets matériels; la distance et le temps n'exercent sur eux aucun empire. Toute grandeur, de quelque ordre qu'elle soit, se mesure par une grandeur de la même espèce, adoptée comme unité; ce type reste identiquement le même dans les rapports précisés par les poids et mesures. Il n'en est

cj^pspg. j^e rapporf ne séfal)lit plu? entfe une qmt\\^ pPFrjiqnpnlfi fil Hn^ quRti^é vqr^ble : il entraîne fpfpéfPfint l§ çprpparaison de de^: termes dont ^}ic}|(^ ne po?§ède pne fijité ^bsqlne. ta yaleur ne ppMt ^Ifp uxpfjiflée qH>U ropyen d'wRe wjeur; il ^3^^ dppc fppppcer ici k Vidé^l dP la stabilité qu'on a f^c^pfpl^é ppi^r pospf ^ ba^e inébranlable du sysj^ipe oiéfrigpe ; toi^J ce qu'il SPJ permis d'atteindre, çi^s\ ppe ?tabjlj|4 çelativfi, en s appliquant à trouver l^ fPfiSure la îpoipg v^riablp '.

Qu'il npu§ soit perpii? d'insistpr sup CQttp notion

* On peut apprécier |a yajeur clés choses, qn ne peut pas la wicsurer, c'esl-h-dire la comparer avec un Upe inv^nablc et coiiuu, parce qu'il n y en a poiut... a Une loisc ou un meire sont de véritables mesures, parce qu'elles présentent toujours^ Tespril Fidée d'une même grandeur. Fussé-jç au |)out du Ijjopd^, je suj^ p«!|ain 9îi'!!» boqime t|e 5 pieds 6 pouces (mesui e de France) a la même taille qu'un homme de 5 pieds 6" pouces en France. Sl Ton mè dit que la grande pyramide de Glijzé fi iOp (ojses de largeur à ija l);ise, je peux ù Paris mesurer un espace de 100 toises et me former une idée exacte de celle base; mais si Von me dit qu'un chameau vaut au Caire 50 sequins, qui font environ 2,8QÔ grapimes d'argent ou 500 francs, je n'ai pas une idée précise" de la valeur ije ce chameau, parce que les 500 francs d'argen!, valei^ indubitablement moins à Paris qu'au Cajre, sans que je puisse dire de combien ils sont inférieurs eri vafeur. » (J.-B. Sày, Traité d'Économie pq^i^ique, t- I» ç|iap. xxvu : Pe (a prociucUon des rjchesses, p. 280.)

(( Le caractère d'une mesure est d'être invariable elle-mêmi*, de manière que, appliquée à cliïférentes époques au même objet, on sacluî les yarjations qu'il a su()ies, ou à des objets distincts, quel est le rapport de leurs i^randeurs. La monnaie ni, à vrai (|ire, aucun autre objet ne peut servir, en raison de sa valeur, à mesurer exactement la valeur d'un autre objet, parce que la valeur de tout objet qiiercèiiqrfe est variable de sa natujre, et qu'en consejrvant sojgneusemeîï^ l'Qlyet qui aurait servi de niesure, on iie lui trouve plus, dans un autre leipps ou dans un autre lieii," la valeur doniil était pourvu.')) '{jï-b. 'feÀY, iJour* complet^ m? part., ch^p. yi, p. 388.) '' '

(jpiseni 4P çpjfit d" fégime rapp^tajrfi ji^np^nt i> cq qp flp ^ tcQp çqpvepj inis 8Hf Ih mNfi lignfi ^ Wftn-

m\(i ^t |e§ Rfiicls e[ pie^prfiP. fin vpplftp» k? pPglpt^fiF fJftns Mn §yst^me pniqpe. saps Ippjç pp^flp^fi cl'ppp (|i-

Il importe 4e pe pas cpp^ondrp ^iq§^^:Hïpep^ dp ii^^§urage ayec l'oly^J piespré; k Ib^rnapwètrfi ipfJiqpe ]^ c\\a\fmi, il pest pag Iq pji^jfiur; 1^ ^ajftj^pe m^rqpfi |fi ppjdg. ejje pep fs^\ p^^ |'éqpiyï|lpRf. Ijp mètre, un hectolitre, déterminent la longueur g| )^ yplpfpq dfi§ ply^fs, m^is sap^ s§ pqnfepdçp ^ypR pux ^f §^p§ les fSR^piacfir.

Il en est ^pjrstpent 4p la vfl(ew»' (îesMpée ^ çlppoe»; Vicjés dp ce qpp §ppt les §utcp§ yalepr?; slip fiP est à la feis la mesure e^ Uçgif j««|^r^ le sigpp ipclip^tepi: p^ |q gage mat^pjel. Aptçp chose est ippttre pp mRW^epnppt le mètcp et l^hpptQlitre pQPf pbtppip h notiqq e^actp de la iqpgpfiPF dp tel ^is^p, pp de la ipft^s^ de tpllfi dpMtép. aiilre cbqse pst ppssédpr Ig piéjal pr4cifipï, destjpé, par le cqnspptejpept ppivprsfil ej paç

|a loi, à traiiHife la ya'euf 4fis phpges-

flp pp cède pa§ 1^ halappp, Ip mètrp, Ip il^pçwftwètrfi, qpanfl pp calpplp Ig poids, la lopguppr, le ^pgcé de chalppf ; on trapswpl au ppptraire, pp op g'ppgagp k transpipitr^ Ip piétai ep^pipyé k sprvjr d'intprp<(ifiiajï:p ap? écbapgps dp§ prqdHÏts pp d^? §pryicp§.

Ami dpuî qpalit^^g ps^pptiplles plgpppt 4an8 mop

catégorie distincte la mesure de la valeur. pi|p pp çqpstUup Pftipt pp é^^^^ i|pwual)lp, par étant c^pse

Page 1