La question Riel: discours de M. Tassé, M.P., prononcé devant le Cercle Lafontaine d'Ottawa, le 19 février 1886
J'ai regretté de n'avoir pu assister à votre séance d'inauguration. Des circons-
tances plus fortes que ma volont& m'obli-.
geaient d’être ailleurs, mais le cœur était prés de vous, an milieu de vous. ‘ Le soldat ne choisit ni l'heure ni le lieu du combat :
il est La où le devoir l'appelle. J'étais sur la brèche-ce jour-là. C'est mon excuse : je crois qu'elle vous suffira. Depuis, la maladie m’a empêché de tenir parole; mais je crois que.vous devez plutôt me.remercier de vous avoir fourni l’occasion d'entendre l'homme, lé plus éloquent de notre race, $Sitous-ies conscrits avaient de pa- " reils substituts, il serait facile de rempor-
… ter dés victoires .
. re .. Le.
ercle Lafontaine
Je vous félicite d'avoir fondé le Cercle infanteric et nu -tesoin d'artillerie. Ici l'on former: de jeunes et vaülants soldats— estte salle èn' est toute remplie ; icilon Forniwve dx jounes et braves officiers—déja
“J'en suis edinuré—et au besoin de futurs généraux : j'espère que leurs épaulettes ne Seront pastrop lentes à pousser. Seulement,
apprenons à servir avänt de commander,
Napoléon disait que le bâton de .ma-
* réchal se trouve dans. la giberne de chaque: soldat français. Au. Canada, sur cette terre libre, la terre la plus
«." libre du monde,.le plus haut poste peut
- “être ‘convoité .par le plus humble sujet de Sa.Majesté, M. Mackenzie a: prouvé : que de Tà truelle de maçon au portefeuille
‘ de premer:ministre Ja. distance n’est pas
lnfranchissable, Dañs la œuerre franco- * 8lemande, on attribuait le succès des Teu- . tons à leur discipline, à leur forte organi-
{parti libéral est vulnérable de la ‘tête à la