‹ La question Riel [microforme]Chapitre 2 sur 8 · D'OTTAWA · texte numérisé non relu

D'OTTAWA

sation, et au fait qu'ils connaissaient l& topographie française mieux que les Francuis eux memes, On dit meme qu'ils conhuissaicnt d'avance lendroit où se trouvaient les plus belles pendules qui, helas ! Miarquaient des heuressidouloureuses pour nous. Soyez un peu Allemands, où plutot initez les, Étudiez nonseuleiment Fhistoire, les traditions, les principes constitutifs, les grands actes de votre parti; mais etudiez aussi Fennemi, quil soil rouge ou clearuit. Etudiez son passe, etudiez ses prin cipes où plutot son absence de principes, et tuchez de decouvrir son defaut de cuirasse, Achille n'etait vulnerable qu'au talon, Le parti libéral est vulnerable de la tête à la plante des pieds,

Je vous félicite aussi d'avoir choisi La fontaine pour drapeau, ere is nueh in a

Luce, a dit Shakespeare. Pareil nom obli

ge. Cestun titre de noblesse. Lafontain( est lundes plus beaux, Fuu des plus crandes

hommes de notre histoire, syÿmbolise à la

fois Funion des Canadicrs Francais et leur union avec les autres races du pays, Nous lui devons cette ccuvre incflacable, œuvre sloricuse, œuvre de salut, lFetablissement du gouvernement responsable, Nous iui devons pour une large part les Ti-

| bertes politiques dont hous Jouissons, Oui.

ce non seutest un drapeau, Eice drapeau est toliement pur, tellement noble, que

{nos adversaires voudraient bien nous récaaul sé jdrouve dans da giberne de!

derober,

Non contents de s'approprier Palfon taine, ils voudraient aussi nons enlever Morin Je grand patriote, le grand politi que, le grand journaliste, le fondateur de la Societe Saint-Jean Baptiste, le premier rédacteur de la vieille MINERVE, Eh bien, si nos adversaires sont de force à faire de la MiNERvE un journal radical, je leur con

tcede Morin connue Fun de leurs chefs, Mais ne soyez pas etonnes de leur appetit

ou de leur'convoitise, Avant longtemps !ple industrieux, le peuple qui fait et

peut-être ils nieront que celui qui fut

‘“ franc et sans dol commesa d’'‘'ise, le |

regretté sir George Etienne Cartier, fut un conservateur. Déjà ils affirment bien haut que nous ne sommes plus les disciples de Cartier, et que, s'il revenait sur la terre, il ne nous reconnaitrait plus ! Attendez-vous à d’autres surprises non moins surprenantes !

“7 ‘Attaques personnelles

Bi Mais laissons-la ces grands morts dont la imémoire est encore Si vivante ; laissons le passe-si fecond qu'il soit en enseignements pour nous occuper du présent, Depuis que j'ai eu l'honneur de porter la parole en cette ville, un grand événement est survenu, Une tourmente a passé sur notre pays, menaçant de tout balaver, de tout renverser, J'étais alors en France réparant ina sante épuisée par un travail ardu, carle journaliste doublé du député peut, je crois, se réclamer d'étre un ouvrier dans toute la force du terme. L'ou

vrier se plaint parfois de dix heures de |

travail. He journaliste, lui, travaille souvent jusqu'au chant du coq. Sa vie est une épreuve continuelle. Quant au député, vous savez que nous avons siegéea la derniere session sans desemparerquarante huit heures durant. Je ne connais pas de dévouement pareil dans l'histoire du mon de, sauf ce sénateurs romains qui mouru rent dans lachaisecurule (On rit). En Fran ce, je me suis aussi occupe a faire connaitre mon pays,a en rafraichir le souvenir 4 cette grande patrie d'antrefois Gal nous à si

longtemps oublies, Avec bien d'autres j'ai!

voulu lui montrer que nous pouvions nous écrier avec tout autant d'orgueil qu'en pleine terre normande :

Non, elle n'est pas engourdie Lu race des gars Normands,

On acerit que j'avais déserte le champ de

bataille, queje me cachais a New-York pour eviter les colere populaires. Evidennment, imes acensateurs me mesurent a lenuraune. Je puis avoir mon gros lot d'inipertections, mais jamais depuis mon

entree datis I& Vit publique Je ne nie SUIS derobe aux devoirs et aux responsabilités qu'elle impose, Je ne crains pas le peuple, FA suis lun des siens. J'attends tout de lui et ce fout est sax contiance, Je respecte le peuple, meme dans ses empor terments, méme dans ses injustices, Mais je me sens le courage nécessaire pour lui dire la veritesméme lorsque cette vérile ne flatte pas ses passions ou ses prejuges, Thémistocle disail à ses concitoyens

‘“ Frappe, mais ecoute.” On m'a brûle en efigie pendant mon absence, Ce n'était ni digne ni courageux. L'episcopat vous a dit ce qu'il pensait de ce reste de barbarie, Mais ce n'est pas le peuple d'Ottawa, le vrai peuple, le peuple honnête, le peu

défait les députés, qui a allumé le bûcher, C'est une voyoucraltie irresponsable qui a exécuté cette mascarade, Cette voyoucratie je l'ai déjà fait rentrer dans ses repaires, et avec votre concours je l'y ferai encore rentrer. Je ne la confonds pas avec le parti libéral, Elle se nomme écume et fange.

Ceux qui me reprochent mon absence oublient que le chef du parti libéral, l'honorable M. Blake, était aile lui aussi chercher sous d'autres cieux de la santé et du repos,

letait à Londres, j'étais à Paris. Kh bien, s'est-il trouvé un seul de ses amis politi ques pour l'aceuser de fuir le combat pour des raisons dites diplomatiques? Je n'en connais pas. Pourauoi deux poids et

deux mesures ?

La situation

Sur la question du Nord-Ouest comme sur les autres questions, je suis pret à exposer mes vues avec le calme, la franchise, l'esprit reflechi que vous avez le droit d'attendre de votre représentant, Ces vues peuvent nétre pas du goût de tout le monde tout le monde est un être complexe, parfois tres bizarre, fort difficile à satisfaire—: mais j'ai confiance qu'elles scront pesées attentivement par mes amis politiques, mème par mes adversaires, Vous êtes le jury, c'est vous qui aurez à rendre le verdict ; mais si nous, re présentants du peuple, avons des devoirs à remplir, il vous incombe de prendre connaissance de toutes les piéces du dossier, il vous incombe de ne prononcer votre jugenent quapres une soigneuse et mure déliberation,

Ilest bien d'autres sujetsque je pourrais traiter ce soiret qui devront intluer sur votre verdict, Je pourrais vous parler de la

[urotcction et de ses bienfaisantes influences

protection que le parti libéral parait dispo se a combattre avec tout autant de violence

[que par le passe, Fe pourrais comparer Île

régime liberal de ISSEISTS aux annees qui ont suivietetablir Fiimmense supériorité de l'administration eonservatrice, Je pour rais vous parler de la construction, de l'heureux achevement du chemin de fer du Pacitique, qui va faire de nous une nation, etqui est l'une des merveilles de notre siecle, Je pourrais vous parler de la nouvelle loi électorale qui élargit si considerablement le suffrage, qui donne le droit de vote 4 quiconque possede un pouce de terre ou gagne un salaire honneéte, qui nous donne tous les avantages du sufirage universel sans ses inconvenients.et qui montre que les vrais réformateurs, les vrais éman-

: cipateurs du peuple, ne sont pas les libé-

ranx, mais bien les conservateurs, Mais je crois répondre à vos désirs en m'arrétant à la question la plus délicate, la plus brülante, celle qui passionne le plus les esprits, celle qui a causé une si grande commotion, presque une révolution.

Les griefs des Métis du Nord-Ouest ; leur révolte, l'exécution de leur chef: tels sont les trois pointsque nousallons d'abord aborder. Je n'ai pas la prétention de les traiter à fond. S'ila fallu six heures à M.

Blake et à M. Girouard, le premier pour faire le proces du gouvernement sur le premier point seulement, et le second pour réfuter son réquisitoire, il vous sera facile de comprendre que jene puis discuter, ce soir, sous tous ses aspects ef dans tous ses détails une question anssi complexe, aussi eontroversee, qui a fait couleret qui fera encore couler bien des flots d'encre et d'é loquence, Attendez Que Îles cataractes parlernentaires s'ouvrent de nouveau, et vous m'en donnerez des nouvelles !

Que voulaient surtout les Métis 2? Rece voir Île plus possible du gouvernement, Vous voyez qu'ils ne ressemblent guere aux électeurs de la capitale (On rit) Les Métis tout comme les Sauvages sont convaincus que le Nord Ouest leur appau tientet que les blanes ont bien eu tort d'aller leur en disputer la possession, A leurs yeux nous ne sommes que des intrus, Hs vivaient silibres, si heureux, dans ce vastes espaces, on li chasse leur donnait de faciles, d'abondants IIOYCTLES d'existence [ls etaient les rois du desert, et le sceplin leur échappe de toutes parts. Aussi ne nous ont-ils jamais pardonne d'avoir traitée avec la Compagnie de la baie d'Hudson et de Jui avoir accordé 300,000 vres sterline pour eteindre ses droits d n

)priete

outre iles concessions énormes de terrains, C'est à eux que nous aurions du donner ces millions ae dollars, reserver toutes 6

terres et plus encore. Le soulevement de 186950 qu fut si prompt, si reussi,

sous la conduite de BLouis Ficli pas s'expliquer autrement

Par une loi passée en IS70,1lfut resolu de reconnartre le droit des Metis dans la propriété du sobet d'etecindre ce droit au moyen d'une concession de terres de 1,400,000 acres, ce qui donnait a chaque me tis et enfant dé imetis environ 210 arpents, Cette loi fut conmbattue, par Le parti Hberal, par ce parti qui pose aujourd'hui, avee si peu de titres. pour le champion de la cause métisse, Ceite loi ne s'appliquait qu'aux Metis du Manitoba, Aussi, dans ces der nieres années les Metis des territoires com mencerent a s'agiter pour etre traites de fa méme facon, Le bison etant a peu pres disparu-voila l'animal quiest li cause pre imiere de la révolte !illeur fallaitsonger à abandonner le fusil pour li charrue, Trans formation, je dois le dire, dificile a operer Le gouvernement Mackenzie était alors au pouvoir. Les Métis demanderent des ins truments aratoires, Cette demande fat or fusee, Les Métis demanderent des grains de semence, Cette demande fut retusee, Les Métis demanderent des concessions de terres tout comme en avaient obtenues leurs freres du Manitoba, Cette demande fut encore refusée, Au reste, voici le texte méme de la réponse de Fhonora ble M, Mills, ininistre de l'Intérieur, a la requete des Métis:

pet

laraloires, des grains, e

La demande des pétitionnaires que le gouvernement les aidât à acheter des instruments ‘c.,je dois le dire, ne me semble pas devoir étre accordée, Je ne com prends pas comment les Métis peuvent réelamerqu'onles traite autrement que les colons blancs des territoires,

1453 Métis qui, sous certains rapports, ont l'av ntaye sur ies colons blancs, devraient com prendre la nécessité pour eux de se fixer dans quelque localité et d'employer toute leur energie à l'agriculture et à l'elévage du bétail: e# dans ce cas on leurassignerait des terres comme aux colons blancs, Mais au-dela de ce point ils ne doivent point s'attendre que le gouvernehient leur aidera Vos petitionnaires en s'at tendant que le gouvernement leur fournira des instruments aratoires el des grains sont dans

| l'erreur. Ona avancé de l'argent à certains co-

ons à la condition expresse que cet argent se

rait remboursé au gouvernement par ceux atuxquels iletait prété. Je puis ajouter que le réultat de cette demarche n'a pas engagé le gou- VCrNCMENt & FOCOMMENCE,

Si la révolte n'a pas éclaté plus rôot.cen'est

pas la faute de Fadministration Macken Elle a tout fait pour aigrir, exciter les Métis. Aussi, Louis Riel dont on invoque si souvent le temoisnage, at-il pu dire dans in dernier manitleste . Le meme état ‘dechoses dura jusqu'en IS76. quand le

leutenant-gouverneur Laird conseillà an souvernenment de rendre justice aux Mé tis, Maison ne lécouta pas, Durant les annees FS76, IN77 et IS7S, la Ssoule réponse ‘obtenue etait : le Houvernemen s'occupe ‘de ja chose, Ce n'est qu'en IS), que le droit des métis du Nord Onest fut reconnu, Les con

sepvateurs avaient alors r pris le pouvoir.

Pourquoi cette concession n'atelle pas ete ctrovee de suite ? allez-vous me dire,

La raison principale du retard est que les

mis des Métis ne sentendaient pus sur ce

quil VO avait de mieux à faire, Les uns oulaient que les titres des Metis fussent inalienables pendant trois generations

cetailt Favis de Mgr ‘Tache d'autres

pendant dix ans,telle fut l'opinion expri- Mee par le Conseil du Nord-Onest, Quant uix Métis enx-memes, il demandaient tout shinplement d'etre traites conime ceux de Manitoba. De guerre lasse, le gouverne ment se deeida et, malgre Jui, à ac ceder à cette demande. L'experience a prouve que cette politique n'etait pas avantageuse aux Métis, En ISS5, comme apres IK70, a plupart des Métis ont vendu leurs titres a vil prix, for «sony, conne disent les Anglais. \lors comme aujourd'hui, ce sont les specnlateurs qui ont protite de cette concession de terres, \ussiee sont ceux-la qui s'agitent toujours avec le plus d'ardenur,avec le plus de vehe

mence pour la cause metisse |

Un autre grief des Moetis etait que le gouvernement avait etabli le systeme rec tangulaire pour la division dela propriété, tandis qu'eux avaient adopté le bornage en vigueur dans la Riviere Rouge et dans la province de Québec, Ce bornage vent que la terre soit aussi étroite et aussi longue que possible, Le Metis, tout comme le Cauacien-français, aime à voisiner et pour

cela il faut que le voisin, même la voisine, ne soit pas très éloigné (On rit). Le système rectangulaire a été inauguré par les conservateurs et ratifié par Îles libéraux. C'est le systeme adopté dans tous les Etats de l'Ouest, Les représentations des Métis n'ont pas été sans eflet, car toutes les paroisses qu'ils ont fondées dans la Saskatchewan ont la delimitation qu'ils ont reclamee, Il y a eu des

mois avant la révolte. Il est faux, il est injuste de prétendre que les ministres n'ont agi que lorsque les fusils sont partis. Le combat du Lac des Canards—ia première rencontre et la seule entre les Métis et la police à cheval--a eu lieu le 26 mars 185. Or, des le commencement de février —c'est-a-dire environ septsemainesavantce combat—sir John Macdonald télégraphiait

La M, Charles Nolin, l'un des chefs métis,

retards, On ne peut gucre se plaindre!

d'autre chose,

On Sest plaint des Jentours dans l'emission des patentes auxterres des Me tis. Pas de Litres possibles Sans arpenta ges. Or, on ne pouvait improviser Farpen tage déces vastes espaces. I fallait et beaucoup de temps et beaneoup d'argent, Maigre tout linteret que nous portons 4 uos domaines de FOnest, ilest impossible

que TOUS nos ii Hons soient ditiges de ec

cole ous voulons bien traiter lenrs 'i tants avec lariesse, avec mumnitieence, tais ke LCICH I ProvIRCesS SON CHNSSENN peu opiigees qe s UCCHPEI d'elles - metres, \ ceux qui ven ut critiancet quand ine ie, Je leur dirai que le parti cons vateur HA t fait arpenter neuf nullions d'acres de terres dans le Nord Onest quandil quitta

le pouvoir en 173. Tandis que de parti hbe

‘anoins de denx millions d'a

cres, dans les eh annees qui suivirent, Et de ISFUISSE I 4 ete arpente 39,61S,900 àcres de terre : dan ka senle anneee ISSi, il a été arpente 27,900,000 d'acres, em plovant J20 LPOnLeurs, dont so Ca

hadiens français, moyennant une sonne de S,23,000 pour cette annee seul ment, Éstce Ja preuve que He minis

ere se croistit es bras’ ll nous faut

parfois Ges annees pour obtenir di

arpenutages dans là province de Queb

J'en sais quelque chose, eur Hi compaunie

qui se charge de coloniser fe township de La Minerve a du attendre trois ans avant que les arpentass ussent termines, Ft

cependan pei nine né Soncre il prendre les armes pour cuia

On ss plaint aussi que plusieurs des ofliciers du gouvernement aient moleste les Metis et les sauvages: ondit meme qu'il en est qui sont prevarieateurs.

est probable, certain meme, que plus d'un oflicier n'a pas repondu à là contiance des autorites, et que c'est Fune des causes du mécontentement, \ussi le ministere doit-il agir a leur egard avee a plas grande severite, Les emploves inaihonnetes ou incapables doivent etre congedies sans merci, A la distance ou ils se trouvaient, loin de leurs chefs, loin de tout controle, exposés à beaucoup de tentations, on con œoit qu'il se soit glisse des abus dans Fad ministration, Mais aujourd'hui que Fevei est donné, il faut redoubier de vigilance et faire la chasse aux abus, Le salut publie l'exige.

Les griefs réglés avant Ja révolte

Quoiau'ilen soit de ces griefs, le gouver nement avait resolu d'y remédier plusieurs

que le gouvernement allait sans tarder faire droit aux demandes des Métis. C’est ce qu'a juré Charles Nolin lors du procès de Riel. D'un autre cote, le Pere André a juré, dans le méme proces, que le { mars ISS5, une autre depéeche 4 été reçue annoncaunt que le gouvernement allait mettre les Metis du Nord Ouest sur le meme pied que ceux dé Manitoba. Pienpius, le P, André a juré que toutes Îles reclumations des inetis etaient reglees avant la revolte, sauf la taxe de la coupe sur ie bois,

On na beaucoup parle des lettres du P, \udre, dont iles premieres sont Si accablantes, si cecrasantes pour Ricl: on en a publie d'autres.ecrites evidemment sous le coup des sympathies que la tin tragique du chetometis ti avait Hispirees, On suit, en etflet, que le PP, Andre tut son confesseur, quil passa à ses eotes ses derniers Moments, qu'il Faido a franchir Je seuil terrible du teimss à Feternité, et quileut la consolation de le ramener a la religion de ses peres, reliion qu'il avait apostasiee et qu'ilavait fait apostasier par les Metis, Eh bien, laissons de cote les lettres du P, Andre, puisgtrelles sont contradictoires sur quelques points, et ei tons un document inattaquable, degwagé de toute passion, Son temolsnase sous ser ment lors du proces de Reina. Ce que je

us reproduire couvre toute li question

les griefs des Metis :

Q Quelles craient les réehumations des Métis t

fi Depuis quand ? faut que vous precisiez, Q De ss tan temps de Prasurreetion

R— Depuis l'armveedu prisonnierdans le payst Q—OHi,

L-I-erait difficile de repondre à cette quesion. Hell e sont modifices de teclipsaautre, } DATA QU PEISONHICP,

Q - Avant son arrivee

Ri—1e doimandaient des Litres pour leurs ter.

‘es, quelles fussent bornees en front «4 la riviere ainsique Fabolition des taxes sur le pois, et ils rechunnaient les droits de ceux qui n'avaient pas

eu dé sors n Manitoba,

Q Veuillez dire si, depuis l'arrivee du prisonnier duns Le pars au temps de la rebellion, le ouvernement a repondu dans un sens favorable aux demandes et reclhumations des Metis ?

= Oui, je sai- qtrila fait dro ucer!aines ré clamitions relatis @inent à COUX QUI n'avaient pas eu de sorips a Manitoba, Le Finar< dernier, un telegrammme à ete Transmis accordant Îles crips, Q— Avant cette epoque ?

l-Oui Quant au changement dans le mode d'arpentaze des lots le long de Eorivicre, le gou Vvernement a repondu qu'il accorderait cela, et c'etait la une qu on nportante,

Q Quelle etait donc la question qui restait à récrler 2

IL question des lettres-patentes Cola & iussi ete regle d'une maniere, parce que lon a envoye M. Duck, que j'ai accompagne comme interprete,

nu

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