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Q—Quelles autres quest! 18 restait-il à régler ? R—La question ayant ti .t à la coupe du bois, seulement.
On le voit, la révolte n'avait aucunement sa raison d'être. Les principaux griefs des Métis étaient redressés, Ts avaient l'assurance solennelle qu'ils auraient des concessions de terres tout comme ceux du Manitoba. Il ne restait plus à régler que la taxe sur la coupe du bois. Ce n'est pas un grief sutlisant pour justitier une prise d'armes.
Pourquoi Riel s'est révoité
Comment done expliquer cette levée de boucliers ? La raison nous en a été donnée au cours du procès de Régina. En ne tenips que les Métis réclamaient du youvernement certains droits, Riel, lui, négo ciait plus ou moins secretement pour obteniv une forte indemnité pour couvrir, disait-il, les pertes résuitant de sa premiere
Question—Il y eut uneautre entrevue entre vous et le prisonnier, n'est-ce pas ?
Réponse—Nous eûmes une vingtaine d'entrevues.
Question—N'était-il pas toujours à vous demander de vous servir de votre influence aupres du gouvernement pour lui obtenir cette indemnité ?
Réponse--Il m'a parlé de cette affaire pour
‘la premiere fois le 12 décembre. Il n'en avait
jamais été question entre nous avant cela,
Let le 23 décembre, il m'en reparla de nouveau.
{rait la méme
Question—Il en a parlé souvent ?
Réponse—En ces deux occasions seulement,
Question-—N'était-ce pas sa grande prévccupation !
Iéponse—Oui, dans ces deux entrevues,
Question N'est-il pas vraique le prisonnier Riel vous à déclaré qu'il ctait Lui-mnéme la question Aetisse ?
Keponse-—(C'e n'est pas ce qu'il a dit en termes propres, mais c'était bien la pensée qui ressortait de ses paroles, Il me disait : ‘* Si je suis salisfait, les Métis le seront.” Je dois expliquer ceci, On luiobjecta que sile gouvernement Jui accordait les #35,000 la question Métisse resteil répondit: Sije suis satisfait
{des Mitis Le seront.
révolte. Le P, André a été l'un de ses in-!
termédiaires, M, MeDowall, membre du
conseil du Nord Ouest, en fut un autre.
Riel réclama d'abord S100,000, On Jui fit comprendre que c'etait exorbitant. Il se rabattit sur #33,000 On lui dit en core qu'il serait difficile Sinon impossible d'obtenir cette Soniume.s Eh bien, dit-il au P. Andre, tachez d'avoir le plus possible comptant, et nous aviserons pour le reste, Des le débute P, Andre avant fait observera Riel que ouandbienimemeîitrece vrait une forte sonne d'argent, cela ne ré glerait pas la question meiisse. il répondit Si suis satisfait, les Métis le seront.” Ainsitoute la questionmetisse $e rednisuit à sa seule personne, suivant Riel SGQuand Auguste avait bu, toute Ja Pologne ctait ivre." Pour établir ce fait d'une facon irrétutable, laissez-moi encore vous citer le témoisnage du Pere Andre:
Question Je crois qu'au mois de décembre
ISST vousavez en une entrevue avec Riel ei Nolin au sujet d'une certaine somme que k prisonnier reetanat du gouvernement
lepon<e- Non pas avec Nolin. Nolin n'était as present a lentrevre, L Î
Que-tion—be prisonnier y était?
I pon-e—Oui, Que-tion- Voulez-vous déclarer ce que le pri
sonnier (Riel voulait avoir du gouvernement federal ?
teponse fai ou deux entrevues avec le pri sonnier a ee sujet,
Question=t{? prisonnier ré lamait une cer taine indemnité du gouvernement federal 2
léponse Lorsque 1e prisonnier fit sa reclamation, j'étais lu avec une autre personne et il voulait avoir $100,000 du gouvernement. Nous fümes d'avis que cette denrinde etait exorbi tante et le prisonnier repondits 4#endez un peu, je prendrai tout de suite 35,000 comp tant,
Question—Æ! 4 cette condition le prisonnier devait quitter le pays, ste gourernement Cui dont S3,0990 ?
Réponse Jui, c'est la condition que Riel mit.
Question—Quand ceci se prssait-il ?
Réponse--Le 23 décembre 18S1{,
Question N'est-il pas vrai qu'il vous à dit qu'il accepterait méme une somme moindre de S33,000 ?
Réponse-TIlme dit: Faites valoir toute l’in- Huence que rous pourrez avoir; lt se peut que vous nobleniez pus tout cela, mais oblenez tout
lee qu'ilest possible d'avoir : st vous obtenez
IROÎNS, HOUS CCTTONS,
Si le gouvernement eût voulu fournir cette somme, Pouis Riel promettait de se réfugier partout où il le voudrait, Un jour il declara à Charles Nolin qu'avec ses SIDLOON IT irait fonder un journal aux Etats Unis, et que li il y souleverait toutes les autres nationalités pour s'emparer du Nord-Ouest, Nouveau Coriolan, il aurait voulu une fois encore tourner ses armes contre Sa patrie,
Estee bien lai un patriote, un champion, un défenseur de sirace? Qiest-ce qu'un patriote? C'est un homme qui subordonne les interets particuliers à Finteret wénéral, Sans donte qu'ilest lezitime de concilier ies interets personnels avec lintérét genéral, mais encore fautil qu'ils ne soient pas incompatibles. Qu'est-ce encore qu'un patriote 7? Cest un honune qui se deévoue SON pays, à ses concitoyens, leur donnant de bénéiice de «es Jumieres, de sa sagesse, C'est un homme qui risque tout pour eux, tout, sa vie méme, tout, fors l'honneur,
On compare Louis Riel aux patriotes de 1557, N'allons pas insulter à leurs mines, Est-il unseul de cespatriotes qui ait jamais offert de se vendre aux autorités? Est-itun sent parmiles Duquet, les de Lorimier, les Cardinal, dont les têtes ont roulé sur léchafaud, qui ait jamais dit au gouvernement : Donnez moi S100.000 où $33,000, ‘et si je suis satisfait, tous les Canadiens “Je seront.” S'il en etait un seul, son nom serait à jamais honni,à jamaisexécré,
Riel soulève les Sauvages
Or, du jour où Riel acquit la certitude qu'il ne recevrait ni $100,000, ni $35,000, ni
810,000 du gouvernement, il résolut de se venger. Îl résolut de plonger le pays dans toutes les horreurs de la guerre civile. Dès décembre 18N4, il avait contie a Charles No- Jin son projet de-recourir à la violence sous le prétexte que les Angiais voluient le pays dépuis assez longtemps.
specieux prétexte Riel fait prendre les armes à ses gens, prodiguant les promesses anx uns, les menaces aux autres : il s'empare des magasins, somine les comimandants de la gendarmerie à cheval de livrer leurs forts, envoie des cmissaires chez les Métis et les sauvages de Qu'Appelle, du
Fort Bataille et autres postes, pour les gagner à sa cause, et annonce une guerre d'extermination contre les blancs.
Que soldats de Crozier aient fait feu les premicrs la rencontre du Lacdes Canards. cest possible. Mais c'est Kiel qui avait décluré la guerre
en sommant Crozier d'avoir a lui rendre les forts de Carlton et de Battleford. C'est le 26 mars que s est eng le combat du lac des Canards, Riel envovait a Crozier Ja sommation suivante, qui a ete produite lors du proces de Kégina
Le
Saint-Antoine, 21 mars ISS5 Au major Crozier, cominandant la Force de Police a Carlton et Battletord,