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pulace de Londres d’aller briser ses fenétres. Qu'ils s'en consolent, leurs prédécesseurs même n’ont pas été plus respectés, Lafontaine,Morin, Tache et Cartier furent, eux aussi, trainés dans la boue, En 1849, Lafontaine était brûlé en effigie en pleine ville de Montreal, Quinze ans plus tard, Cartier avait le même honneur. La calomnie, l'avanie sont trop souvent le prix de la gloire. C’est Corneille qui a dit :
La gloire est plus solide après la calomnie Et brille d'autant mieux qu'elle s'en vit ternie.
La démission de nos ministres eût été une faute, une grande faute. L'homme politique qui cède atoutes les clameurs popu
était autrement, autant vaudrait dire que le capitaine qui abandonne le commandedement, qui déserte son bâtiment à
sont les hommes qui veulent ensevelir ainsi les haines du passé, qui sont devenus tout à coup de si chauds partisans de l'union ?
Ce sont les homimes mêmes qui ont brisé cette union quand elle existait.
I fut un temps,et ce temps n’est pas encore très éloigné, où les Canadiens-francais ne formaient qu’une mème phalange, qu'un méme parti, C'était au lendemain des jours orageux de 1837, peu après l'eta-
| blissement de l'acte d'Union. Cette union
avait été créée pour nous noyer, pour nous
| perdre, et il s'agissait d'en faire l'instru-
ment du salut. Pour arriver à ce but, il nous fallait une union compacte, il nous fallait aussi des chefs habiles, intè-
; C at D !ures, inspirant la confiance générale. L'ulaires n'est pas un homme d'Etat. S'il en
la premiere tempéte, à Ja premiere!
fureur de l'Océan, est un bon, un brave marin.— [I] faut bien que je les suive puis que je suis leur chef, disait Ledru Rollin.
Avec cette doctrine,une natiou flotte à tous les caprices, àtous les virements de l'opinion publique. La stabilité gouvernementale n'est plus qu'un vain mot. La révolution s'établit en permanence, Sir Robert Peel a pu s'écrier avec beaucoupde vérité "Je pro-
‘ teste contre la doctrine que nous devons |
‘céder parce que c'est la volonté popu-|diens-français ? Estce Lafontaine qui
‘aire, Si nous sommes convainens que ‘ee n'est pas l'intérêt populaire, c'est notre *# pénible mais imperieux devoir de résis
travers du flot populaire et de lui dire :
“Tu n'iras pas plus loin.” Et ceux qui tiennent ce langage sont les vrais patriotes, Ce ne sont ni des flatteurs, ni des courtisans : cette plaie des rois, cette plaie des peuples. Ces hornmes lai sont de véritables chefs, des conseillers eclairées, des guides sûrs,
Se démettre eut eté pour nos ministres masser tout Félemont français contre lele ment anglais. -Se cemettre, celait precipi ter le pays dans anne lutte électorale, qui aurait été inevitablement une lutte de ra ces, Se demettre, c'etait peut-etre la grer re civile, c'était peut étre recommencer la baraille des Plaines d'Abraham. Deja trop de paroles, trop de provocations offensan tes ont été lancées, Le feu des haines na tionales est facile à allumer mais souvent il faut des siecles pour Feteindre, C'est ce que nos ministres ont compris en bra vant une tourmente qui aurait pu em porter l'éditice de la Confédération tout entier, Et loin de les elouer au pilori, Fhis toire les remerciera d'avoir placé leur de
nion se tit d'elle-méme, tant le danger était grand,et nous trouvämes en Lafontaine et Morin, son lieutenant, des chefs que nous pourrons toujours citer comme des modeles, Grâce à cette union, l» gouvernement responsable nous fut entin conféré ; grâce à cette union, la langue française fut de nouveau otliciellement reconnue ; grâce à cette union, les portes de la patrie purent s'ouvrir à nos exilés politiques, Papineau en tête ; grâce a cette union le Bas-Canada fut mis sur le même pied que le Haut-Canada, et il devint l'allié, non plus le vassal de l'autre,
Eh bien, qui a brisé l'union des Cana-
lui, avait dit “Je ne servirai jamais ‘“ d'instrument pour diviser mes com-
: J |‘‘patriotes... Ne détruisons pas le seul “ter.” Ilest des temps ou il faut que les!
ministres aient le courage de se mettre en |
lien qui fait notre force, lunion ‘encre nous?” Non, L'histoire nous dit que c'est le chef, le fondateur du parti rouge.
A peine rentré en chambre, Papineau, jaloux probablement de ne plus jouer le premier role les révolutionnaires sont rarement des hommes de gouvernement battait en breche le ministere Baldwin - Lafontaine, Sur plus d'une mesure importante il fut méme le soul Canadien-français qui passa à lop-
position! Papineau n'avait pas foi dans ie
gouvernement responsable ; ce qu'il desi-
rait, C'etait un regime democratique, lannexion aux Etats Unis, Et cette rupture
{du parti liberal, commencee par Papineau,
voir, le salut publie, au-dessus des vaines !
satisfactions d'une popularité éphes ve,
Le parti national
Dans ces derniers mois, on à beaucoup parlé d'unirles Canadiens-français sous un même drapeau, sous un drapeau que lon aurait appelé le drapeau national, Et quels
fut continueée par les Dorion,les Doutre,les Dessaultles, les Papin, les Laberge, par toute cette pleiade d'hommes de talent mais devoyes, que lon aappelee la pleraderouge, Et queletaitle programme qu'ils propo aient ? Suflrage universel, abolition des dimes, écoles conmunes, élection des juges et des eniployes publics, et, pour couronne:
meut bicn entendu, Fannexion aux Etats Unis. Be peuple a depuis longtemps fait
justice de ces réveurs et de leurs reve
ries, Oui, tels sont les hommes qui sont res ponsables de ln division des Canadiensfrançais,
Plus tard, sir George Cartier offrit un portefeuille à M, Dorion pour retablir l'union parmi ses compatriotes, Cartier s'inspirait de l'exemple de Lafontaine; mais il ne fut pas compris, M, Dorion refusa ln branche d'olivier, De ia toutes les luttes acharnées dont nous avous été té-
moins,
est devenu le grand parti national,
jouer la comedie dont nous sommes aujourd’hui témoins—et ils fondérent un prétendu parti national, Grâce à cette comédie, qui fut malheureusement prise au sérieux par trop de gens, ils reussirent à battre Cartier et à commettre un acte d'ingratitude populaire que la ville de Montréal regrette enccre. Au lendemain de sa défaite, le National s'écriait: ‘ Pitié même ‘“ pour ce tentateur, ce corrupteur, ce Mé-
‘me l'être le plus malfaisant de notre
tier allait mourir à Londres, abreuvé de chagrin. Aujourd'hui ils ie pleurent avec des larmes de crocodile, - Ah! si Cartier vivait les choses iraient bien autrement, disent ceux-là qui ont aidé à creuser sa fosse, On rescrve la même antienne à
médie, on a reussi a faire arriverle parti rouge au pouvoir sous de faux pretextes, Arricre les nationards ! C'est à peine si
parmi lesquelles on à ramassé quelques
a valu cinq années de détresse, cinq années de ruines, cinq unnees de mauvaise admi-
le faineux songe de Joseph concernant les sept vaches maigres quidévorerent les sept vaches grasses (On rit). Ces cinq années de pouvoir nous ont aussi valu hélas!
ces temps-lu, on né parlait pas de domination française !
L'œuvre du parti conservateur
fort pour briser nos liens de parti, briser notre alleseance au parti conservateur.
Mais les meimbres du Cercle Lofontaine out ele parmi Îles preniiers & repousser cette otre séduisante. Fiers du passé de votre part, de ee parti qui à fait la Confe derution, qui a regle latenure scigneuriale, qui à codifie nos lois erviles, qui a bati le Grand 'Frone, le pont Victoria et later colonial, qui vient d'achever PFecuvre in conparabie, Fouvre monmmentite du Pa citque, Qui nous à doté de la protection, qui a ete pour nous l'ancre du salut, vous avez voulu vous recueillir avant de preter l'oreille aux sirenes THiberalos, Et apres vous etre recueillis, apres avoir mesure la situation, vous étes venus a Ja conclusion que, si tout n'est pas parfait dans le parti conservateur, que si ce parti n'est après tout qu'une institution humaine, vous
patriotisme, de largeur d'idécs, de bon gouvernement, que nos adversaires ne sauraient vous offrir,
Ces luttes n’ont pas empêché cependant la masse de la population de se rallier autour du parti conservateur qui
‘“phistopheles légendaire qui vivra com: |!
“histoire.” Quelques mois après, Cuar-|
ses successeurs. ...quand ils ne seront plus, |
Mais le tour était joue, Grâce à cette co-!
quelques-uns ont pu troquer leurs convic- | tions protectionuistes pour des places, |
tricornes, Et le parti rouge au pouvoir nous |
nistralion, On eût cru qu'il voulait réaliser |
On a fait et on fait encore un grand ef-!
trouvez là des garanties d'intelligence, de |
Les injures des grits
Timeo Danaos et dona ferentes. Oui,
Plus tard encore, les libéraux voulurent [nous avons raison de craindre les
grits quand ils nous tendent une main chargée de présents, Pendant trente !ongues années cette main a soufileté notre pationalité sur toutes les faces, Pendant plus de trente aus,les writs ont exploité | contre nous les plus mauvais préjugés, les | plus dangereuses passions. Pendant plus ! de trente années, ils ont voulu soulever Ontario contre Québec, représentant notre vieux chef comme étant vendu aux intérêts français. Pendant plus de trente an- | nées, ils nous ont ridiculisés, vilipendés, conspués comme étant la queue française du parti--{he French tail of Sir John Macdonald. Encore ces Jours derniers, le L'imes d'Hainilton, parlant de votre Cercle, nous insultait bassement en disant que les |trois quarts des conservateurs français d'Ottawa sont des écumeurs de places.
Avant lui, d'autres feuilles grites nous avaient traites d’'ignorants, d'encroutés, de lécheurs de crachats, et autres gentitlesses de cette esièce, Nous pouvons regretter, {condamner quelques articles publies dans des journaux conservateurs anglais—ar- {tieles qui n'ont malheureusement pas été {sans provocations: mais cela nesaurait suftire pour nous faire oublier en un jour tous les outrages, toutes ics avanies,toutes les caloranies, dont nous avons été l'objet, Et nous ne les oublierons pas. Si jamais nous devons changer nos alliances politiques, que ce soit sur une autre base et dans d'autres conditions,
cinq années d'humiliation française : en
|. Dangers d'un parti ‘national *
| Mais plaçons la question à un point de vue pluseleve, Le parti national serait pour nous l'isolement, Or, l'isolement | pourrait nous etre funeste, Nous sommes la minorité, Et cette minorite ne peut se coaliser sans que là majorité ne con:
centre également ses forces. C'est une
reaction inevitable, 'Fout notre interet repose dans le jeu des partis Ce ce qu'ont compris les hommes qui par leur position Sont en etat de nicux juxer des interets de notre rave, Je Veux pailer des chets des minorités transcuses dns les dif ferentes provinces, Partant au noin des \eadions, honorable Me Landey 4 refuse
du prendre part at tou dennunt dit Huaull1odal, Partant au noin des Canadicus tran cuis d'Outario, notre vaillant depute de Russell, M, Honoré Robilaurd celuila eme quia fait son premier dsecours en francis dans ia chambre de ‘Foronto à dénoncé ee mouvement comme dangereux et propre scuiementativrer nos forteresses a l'ennemi, Son collegue, le depute d'Essex, M, Solomon White, quin'estanglais que de nom, a tenu le méme langage, Le chef des Canadiens français du Nord Ouest, lhono:
rable M, Royal, dont l'expérience, le sens lpolitique, Pesprit éclairé, im'inspirent la
ere
om.
et À