La question scolaire des écoles du Manitoba: quelques observations sur le discours de l'Hon. M. Laurier, au banquet de Montréal
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Nous croyons à propos, pour renseigner opinion ‘catholique, de ne: pas laisser passer sans observation‘plusièurs afrmations ou équivoques ou contestabiés que nous avons remarquées dañs l'adresse présentée à l’hon.
“M. Laurier, et dans le discours de ce-
Jui-ci au banquet de Montréal, le 30 décembre 1896-tels que reproduits |.
par la “ Presse ” qu 31.
- Nous n'écrivons pas pour un parti
politique ni pour un but politique.
- Nous ne relèverons donc que ce qui
nous semble contestable au point de vue de-la doctrine ou de la vérité des faits.
Nous ne voulons pas méconnaître la inodération relative du discours de l'hon. prémier-ministre. C’est une leçon de courtoisie et de savoir-vivre qui pourrait profiter à cértain de ses coliègues, qui n’a'pas plus de franchise, et ‘qui 2 dans le ton infiniment moins de dignité et de politesse, Nous espé- Tons nous-même pouvoir rectifier librement plus d’une assertion, sans man:
quer aux égards dus au talent ‘et à
la distinction de l’orateur.
Commmençons par l'adresse. Nous en notons trois passages qui demandent des explications. *
Le prèmier n'est pas clair, Parlant des élections du 23 juin, le président du banquet dit : /
“Ce verdict a été éloquent,
été éclairé. En dépit d'énormes influences coalisées, le peuple a vu clair.
En dépit des menaces et des intimidations parties. de hauts sommets, le peuple a voté librement. Il a semblé
vouloir se dire que la liberté n’est pas
descendue du ciel sur la terre pour
Yopprimer, mais pour la délivrer et pour l’embellir, et il a voté pour expri-
iner sans crainte et sans faiblesse les droits de son intelligence et de sa conscience.”
Nous avouons que nous ne voyons pas clair, et nous craignons. que le grand nombre des lecteurs, peut-être l'écrivain füi-même, ne soient dans le même cas que nous. Si nous étions ri-
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ches nous offririons un pôix à qui nous
dirait le sens‘bien réel et ‘bien précis de la dernière phrase, Nous souhaitons qu’elle en ait aucun, afin de ne pas prêter à l'auteur une horrible impiété. D .
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mes influences coalisées le peuple a vn clair” Quelles sont ces énormes in- - fuences- coalisées pour empêcher le peuple de voir clair ? on ne le dit pas clairement, et- -pour cause, “ En, dépit des menaces et des intimidations parties de haut sommets «le peuple a voté librement.” Quels sd sont” ces hauts “sommets d'où sont parties des “menaces et dés'intimidations contraires à‘la vraie-liberté6"du peuple ? on ne le dit pas davantage. Enfin nous ne Voyons pas plus clairement comment au 23 juin'le peuple “a semblé “vouloir se “ dire que Ja liberté n’est pas descen- ‘ due du ciel surf la terre pour loppris mer, mais pour la délivrer et l'em- ‘bellir, ” et lui-même ue s'est guère ‘“douté qu'il a voté pour exprimer sans crainte et sans faiblesse les -7 “droits de son intelligence et de sa ‘ conscience.” ‘ |
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Nous admettons que dans une a- . drèsse de ce genre, il faut-tolérer des exagérations, dont au fond personne
- n'est victime. Nous ne demandons pas
que l'on apprécie exactement un fait politique comme celui du-23 juin en * en donnaüt les vraies causes et le vrai ‘4 sets. Ce jugement juste et vrai il est . : diflcile à ‘formuler : Cest l'histoire __… seule qui le portera. Mais il faut au moins donner aux faits une explication acceptable et qui ne Fépugne pas
. … invinciblement, :
Nous serions “bien” trompes: 8i l'on n'a
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