‹ La question scolaire des écoles du Manitoba: quelques observations sur le discours de l'Hon. M. Laurier, au banquet de MontréalChapitre 2 sur 18 · N ‘ — IV · texte numérisé non relu

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pas voulu désigner par ces “énormes influences ” et ces “hauts sommets” la hiérarchie catholique. Or la hiérar- - Chie catholique ne s’est coalisée avecpersonne, parce qu’elle n’a pas voulu agir sur le terrain politique, maïs sur le terrain moral et religieux où elle se trouvait seule, Sûrement elle la. pas agi pour empêcher le peuple de voir clair. fncontestablement aussi 1a hiérarchie catholique n'a nullement attenté à la liberté du vote. Eclairer ls |

conscience d’un “homme en lui indi-. .

les

quant les principes religieux qui dof:

vent le diriger, ‘et les conséquences orales de ses actions, ce n’est pas at- tenter à la liberté. Or, les évêques u’ont pas fait autre chose.

Mais que veut dire au juste la deux ième phrase ? Ii nous paraît qu’elle “semble vouloir dire” quelque chose -—€t qu'elle ne dit rien qu'une énorme impiété où une baliverne quelconque.

—La liberté politique et civile du peuple, n'était sûrement menacée par rersonne au 23 juin : si le peuple a eu bour intention de‘ sauver sa 7libeité que personne ne menaçait il a fait preuve de non sens politique’; ce dont il 2’y7 a pas lieu' de le glorifier ni de le féliciter. Si lé peuplé à voulu, comme

“semble vouloir le dire” M. Thomas …

Côté, “exprimer sans'crainte et sans ‘faiblesse les droits de son intelligen- “ce et de sa conscience” il n’a fait preuve ni d'intelligence ni de conseience et il a misérablement perdu ces drois au lieu de les sauver et de les.

“exprimer ”.

Nous demandons à tout lecteur sen- SF qui menaçait les droits de l'intelligence et de. la conscience du peuple

au 23 juin ? Le droit de l'intelligence,

él

D Re M .

ne RU n

c est le dvoit à la vérité morale et au bien moïäl. L’enseignement de la hiérarchie catholique au-

rait-il done pour effet d'opprimer l'in:.

telligence. en l'empéchant de connaître la vérité et de l'embrasser ? La direction de l'Eglise catholique aurait-elle donc pour effet de fausser la conscien-

-ce et de la porter au mal au lieu de la porter au bien ? oo

Mais si l'Eglise d'anseigne au peuple aué”la vérité et'ne proscrit que l’er-

reur, si elle ne lui commande que Je

bien auquelilesttenu et ne Jui défend que le mal qu’il ne doit pas faire, comment le peuple peut-il sans déraisonner avoir l'intention d’affirmér contre elle les droits deson intelligence et-de sa conscience ? Ou c'est le peuple qui & perdu le sens, ou celui qui lui prête

“une intention qu'il n’a jamais eu.

La vérité, c’est que le peuple n’a pas

fait tous ces raisonnelnents, ni toutes

-ces théories. Ï1 se passionne plus vo-

lontiers pour les hommes que pour les principes : il juge plutôt les principes par les hommes que les hommes par

les principes. La fortune de M. Lau-!

Si le

trier s'explique naturellement, chef conservateur eut été canadienfrançais comme M. Laurier, s’il eut payé de sa -personne-comme le chef libéral, de quel côté se serait rangée la majorité de Ia. province de Québec ?

Ce n’est pas la seule explication du succès de M. Laurier le 28 juin ; mais c'en est une plus sérieuse que bien d'autres. ‘ Mais sûrement l'immense majorité des catholiques n’ont senti nul besoin ni accusé aucune intention de sauver

les droits de leur iffelligence et de

OC

NS

d'est le droit à la vérité. Le droit de la] . conscience,

leur conscience. Rien ne les sauve-plus” FT efficacement que l’enseignement et la :

direction de l'Eglise : jes catholiques

n en ont jamais douté;.et n’en doutent-

même pas depuis qu’ on leur apprend qu’ils en ont douté,

- Du deuxième passage nous dirons péu de chose : : -

.‘ Ce verdict, il sera partout le même,

parce que € "est. le verdict de l’intelli-

gence, de la consciences et de la liber-

‘ Go: in ES LE "5 a

“Nous vonloñs. bien que les voteurs

‘libéraux n'aient ; AS | voté sans intelli:

gence, sans congéience" ft sans liberté.

Mais est-il. bien Lprouré di que ceux qui ont .voté en séns ‘contraire n'ont fait acte ni d'intelligence, y ‘ni de conscience, ni de liberté. À Et îls. ont été également intelligents, également : libres, comment le verdict du 23 juin est-il le

verdict ‘de l'intelligence, de la cons- -cience et de la liberté ?

Ce passage a donc, comme son aîné, le grave défaut de ne rien dire du tout, ou de faire une afirmation très libre assurément, mais qui west ni .sutlisaunment consciencieuse, ni même suf- £samment “intelligente—pour honorer celui qui l’a faite et celui qui a dû l'entendre—-sans protester.

Enfin, M. le présidènt s'emballe à la pensée que l’hon. M. Laurier va bientôt partir pour l'Europe ; rien de plus légitime. Il lui fait des souhaits ou'des prophéties dans quelques phrases

d’uie allure dithyrambique, c'est tout. .

vaturel, Nous citons les deux derniers alinéas : È \ | d

“4 ‘ Allez en France, démontrer à l’ancienne mère-patrie que sur les quelques arpents de neige qu’elle a ou-

bliés sur les bords du St-Laurent, #6

: ca

nest

Re

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