La question scolaire [microforme]
La Langue Française sous le 1er Règlement 17 L'Inspectorat sous le Ler Rôglement 17.
Le apport des Inspecteurs.
Le 2ème Règlement 17
L'Inspection des Ecoles - ?àme Règlement.
Nos Ecoles Mixtes.
Le Droic Naturel ss
L'Association d'Educnt ion d'Oniario, Conclusion
Le 2ème Règlement 17 Version anglaise.
Le Rapport des Inspecteurs —Version anglaise
Préface.
Lorsque l’{ ssociation d’ Éducation fut fondée en février 1910 à Ottawa, je devins l’un des membres du Petit Comité.
Ce Petit Comité, composé de cinq officiers pris dans l'Exécutif, avait la gestion de toutes les affaires de la société dans l'intervalle des réunions de l'Exécutif, auquel il était redevable de son administration. Le Comité Exécutif, au nombre d’une cinquant: ine de membres, fut choisi parmi les délégués du Congrès.
Le deuxième congrès biennal eut lieu en février 1912. J'étais en ce moment à l'hôpital et....mes confrères du Petit Comité s'en éjouirent avec certains membres de l'Exécutif. Durant l'intervalle du deuxième Congrès, je n'ai aucun rapport intime avec l'Association: mis avec les véritables amis de nos éccles bilingues, je déplore l'allure politique, de plus en plus marquée, qu'on a donnée à l'Association. Neus voyions avec appréhension la ‘ampagne violente, insultante et insensée, conduite per elle vis-à-vis les autorités après la promulgation du premier” règlement 17, campagne plus violente, plus insultante, plus insensée encore et manifestement injuste après la promulgation du deuxième règlement 17.
Arrive le troisième congrès biennal en février 1914. La par:isse de Notre- Dame d'Ottawa me choisit comme délégué. moi dans le ‘amp des prétendus défenseurs de nos droits, broyés sous le talon “prassier”’! L'on s'orgenise pour m'empêcher de parle” au congrès. La conscience de nos monopolisateurs du patriotisme n'était pas très nette. Exrloiteurs du patriotisme, au grand jour, politiciens peu scrupuleux, dans l'ombre, ils craignaient naturellement que l’on fasse la lumière sur leurs petites intrigues. Je ne veux pas confondre iei avec ces personnages tous ceux qui furent entraînés dans le mouvement. L'immense majorité de ces derniers, prêtres et laïques, étaient de bonne foi. Je ne fais donc allusion qu'à quelques-uns des chefs. Durant le congrès, malgré l'intervention organisée DES CHAMPIONS DE LA LIBERTÉ DE PAROLE qui se sont si fort scandalisés lors de ia visite de M. Bourassa à
Ottawa en décembre dernier, je parvins à faire conpaître un peu la vérité sur les motifs vrais de certains chefs de l'Association. Ce fut peu, mais suffisant pour rendre plus circonspects certains délégués, prêtres et laïques, qui, avec les meilleures intentions du mende, s'étaient abandonnés à une impulsion mal inspirée,
Malg-é les intrigues des chefs, je devins encore membre de l'Exécutif. Co nme tel, l'on fut forcé de m'inviter à une réunion qui eut lieu quelque temps après le congrès. Ici, je protestais encore contre une campagne qui devait fatalement conduire à la ruine des privilèges que nous avions acquis. Comme au congrès d'ailleurs, je fus malmené par quelques-uns des membres présents, toujours les mêmes: l’un d'eux. un prêtre, s'oublia jusqu'au point de me faire des menaces fort peu dignes de lui.
Dans le cours de la discussion, le Rév. Père Hudon, de Rockland, souda nement me dit ceci: “Mais, M. Vincent, pourquoi ne mettez-vous pas tout cela sur le papier afin que nous puissions être en mesure d'apprécier vos raisons
à tête repose ?”
La demande du Rév. Père était légitime. ‘Je profite de mes premiers loisirs pour me rendre à cette invitation.