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LES LANGUES ANGLAISE ET FRANÇAISE

Comme nous l'avons dit dans notre premier rap port, tous les Canadiens-français de toute - classe non seulement veulent, mais aussi désirent que leurs enfants apprennent la langue anglaise et veulent aussi retenir l'usage de leur propre langue, et il n'y à aucune raison pour qu'il n'en soit pas ainsi. Posséder la connaissance des deux jan- #ues esQ un avantage pour eux et l'emploi de la langue anglaise à la place de leur langue, si jamais un tel changement arrivait, doit être amené par l'opération des mêmes influences qui fait de cette langue sur ce continent la langue des antres nationalités aussi attachées à leur langue que les Français. C’est un changement qui ne peut pas être amené par la force,

La tentative de priver un peuple de l'usage de sa langue maternelle serait aussi peu sage qu'elle serait injuste, même si c'était possible. Dans l'empire britannique, où il y a x FA peuples de plusieurs langues, l'usage de ces dernières n’entache pas la loyauté du

peuple à la couronne et la langue anglaise reste la langue de l'empire. Le but de ces écoles est de faire de meilleurs écoliers à même la génération + enfants français qui poussent et de leur donner plus d'avantages en leur enseignant l'anglais tout en les laissant libres de faire usage de leur propre langue selon qu'ils l'entendent.

Les difficultés que les enfants qui résident dans ces districts exelusivement français ont à rencontrer pour acquérir la connaissance de l'anglais furent mentionnées dans notre premier rapport. Îl fut là indiqué que les élèves n’entendent en dehors de l'école aucune autre langue que la ieur, qu’ils n'ont pas l'occasion de faire usage de la langue anglaise et qu’ils sortent de l'école en bas âge pour être mis à l'ouvrage. 1l est donc difficile pour eux, à moins qu'ils n’aillent demeurer dans un distriet anglais, de retenir méme la connaissance de cette langue qu'ils ont pu acquérir pendant qu'ils étaient à l'école, Malgré ces considérations et d’autres qui naissent de la situation où sont les écoles, qui rendent difficile pour l'enfant l'acquisition de la connaissance de la langue anglaise, nous devons faire rapport que’ nous avons constaté un progrès bien évident sur l'état de choses que nous avons trouvé lors de notre visite précédente.

Nous sommes en mesure de constater nous-mêmes que ce rapport est loin d’être imprégné de l’antipathie et de cette haine que l’on veut à tout reste attribuer aux Anglais qui administrent les affaires de la province. Sans doute, il y 4 des exceptions. Mais nous avons un peu trop la manie de la persécution, et méine les choses qui partent du meilleur naturel excitent nos soupçons et nous font quelquefois perdre la tête, -

Depuis ce rapport, l'on peut dire que nos écoles bilingues ont continué à progresser dans le sens désiré par le Ministère de l'Éducation. Ce département. sous quelque régime politique qu'il fut administré, a toujours montré un désir bien évident d'améliorer la situation de nos écoles relativement à nos besoins, à nous Canadiens-français de l'Ontarie, Le rapport du Dr Merchant en fait foi et nous allons bientôt voir que le règlement 17 n'est en somine que la condensation des règlements adoptés par le département de l'Éducation depuis 1885.

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Le Règlement 17.

Cherchons d'abord les causes qui firent naître le règlement 17. Nous Constaterons facilement que les seuls et véritables ennemis que les Canadiensfrançais ont dans le PAYS, et tou, particulièrement dans la province d'Ontario, sont (et j'espère qu'ici personne ne se voilera la face) lÉpiscopat irlandais dans presque toute sa totalité, avant en tête Mgr Fallon. du diocèse de London, et Mgr Scollard, du Sault Ste-Marie. Ceux-ei sont les généraux de l’armée irlandaise; après eux viennent les capitaines que nous trouvons dans les rangs du clergé irlandais qui, avec quelques exceptions difficiles à découvrir à l'œil nu, partagent les mêmes sentiments. Suivent les ouuilles de cet étatmajor de chrétiens qui, par tempérament et par intérêts, depuis longtemps nous font la guerre.

Le premier congrès des Canadiens-français eut lieu en février 1910. Il avait pour but principal l'amélioration de l'éducation des Canadiens-français dans Ontario, puis incidemment leur avancement dans toutes les sphères de leur activité publique et privée. L'on avait constaté depuis longtemps que le grand mal dont souffraient nos écoles se trouvait dans l'insuffisance du person el enseignant.

Les écoles modèles (sortes d'écoles normales tronquées) que le gouverne. ment mettait à notre disposition, restaient fermées faute de sujets. L'Association d’ Éducation s'imposa pour tâche toute spéciale le recrutement du personnel enseignant. Quel bien elle aurait pu faire si elle n'eût à vite oublié ses devoirs!

Mgr Fallon venait d'être mis en possession du diocèse de London. 1] prit au sérieux cette prise de possession avec toute l'énergie qu'on lui connait. Il vit dans l'Association d’ Éducation un élément qui ferai obstacle à ses vastes projets de domination et d'asservissement de la langue française dans son diocèse et dans le reste de 1 province, Ce grand apôtre du Christ était plus impérialiste dans sa personne que tous les autres impérialistes mis ensemble. C’est done la naissance de l'Association d' Éducation qui lui inspira sa repeontre avec l'honorable M. Hannah. Nons n'avons pas oublié l'émotion que cet incident produisit lorsque les détails en furent mis à jour par la publication de la lettre de M. Hannah, adressée au Dr Pyne, Ministre de l' Éducation dans Ontario. Vous vous rappelez que l'honorable M. Hannah, dans cette lettre, affirmait que Mgr Fallon demandait l'abolition du français dans les écoles publiques et séparées d'( ntario, qu'il (Mgr Fallon) assurait que les écoles bilingues étaient dans un état d'infériorité déplorable, que les enfants qui en sortaient étaient d’une ignorance crasse : que tout le mal venait du système toléré dans ces écoies qui ne produisait aueun bon résultat ni en anglais ni en français. M. Hannah ajoutrit de plus que Megr Fallon affirmait être appuvé dans son attitude par tous les autres évêques irlandais de la province et qu'il se faisait fort de Prouver toutes ses assertions quand le temps serait venu,

Dans le but de faire du capital politique avec nos écoles, l'on foint dans certains lieux d'avoir oublié que la responsabilité de tous nGs troubles ne se trouve ni chez les Orangistes, ni chez les Anglais, ni chez les Écossais d'Ontario, en un mot, chez los protestants de cette province, mais qu'elle doi: être placée chez Mgr Fallon, qui est appuyé, paraît-il, Par presque tout l'épis- COpat et tout le clergé irlandais. Va sans dire que le peuple irlandais, avec une telle direction, suit. N'oublions done pas ceci!

Né dans cette provinee, je fus à même de connaître à fond le caractère irlandais et ses belles dispositions vis-à-vis les Canadiens-français. Parmi les élèves canadiens-français, je fus lun de ceux qui eut à subir, au Collège d'Ottawa, les injures du Père Fallon.

I y a 17 à 18 ans, à l’occasion d'une élection municipale, je mis mes compatriotes en garde contre ces gens qui nous faisaient belle façon chaque fois que cela faisait leur affaire. L'on refusa de me croire: il y eut même des politiciens genre Belcourt, qui, comme dans l'élection de Russell, ameutèrent contre moi les Canadiens-français libéraux, en faveur d'un Irlandais, en criant bien haut que je n'étais qu’un brandon de discorde, propre à semer la querelle parmi les deux éléments qui étaient faits pour bien s'entendre sur le terrain religieux! C'est que M. Belcourt comptait alors comme aujourd’hui sur les Irlandais pour faire mousser ses petites affaires. Et il était important que nos compatriotes ne voient pas trop clair dans le jeu irlandais. Autrement, ils auraient fait bloc contre ces derniers et leur admirateur !

A une des premières réunions de l'Exécutif de l'Association d’ Éducation, au mois de mars 1910, M. Belcourt, dans le cours d’une discussion à propos de nos difficultés avee cet élément turbulent, lâcha ces paroles bien caractéristiques: ‘‘Je ne suis pas pour passer mon temps à récriminer contre les Irlandais !”

M. Belcourt était alors Président de l'Association d’Éducation. Cette ligne de conduite que M. Belcourt se traçait était en parfaite conformité avec ses sympathies bien connues. Mais ceci ne nous intéresse qu’en autant que l'on y trouve les raisons de la direction donnée à l'Association d’ Éducation par son premier président.

Donc, un des premiers effets de la fondation de l'Association d’ Éducation fut de provoquer les échauffourées de Mgr Fallon.

Immédiatement après le congrès de 1910, le Bureau d’ Éducation rédigea une série de demandes en conformité avec les vœux exprimés dans l’un des rapports qui li furent soumis. Ces demandes invitaient tout simplement le Crouvernement à établir un système d'écoles françaises dans la province, système d'écoles primaires, d'écoles secondaires où ‘High Schools” et d'écoles normales. J’assurais à l'Exécutif que je croyais connaître les dispositions du Gouvernement qui, tout en étant disposé à donner à l’enscignement du français toute la latitude raisonnable, ne consentirait pas à édifier un troisième système d'écoles dans Ontario. Le Gouvernement trouvait, et non sans raison, que les deux systèmes d'écoles en existence, les systèmes d'écoles publiques et séparées, où s’enseignait le français, suffisaient même pour les C'anadiens-français. L'on me répondit, le Révérend Père Charlebois en tête, que l’on demandait beaucoup afin d'obtenir moins, que l'on réalisait qu'une bonne partie des demandes n'étaient pas nécessaires pour le moment et que si l’on réussissait à faire sanctionner le principe de l’école bilingue, l'on serait satisfait. Des délégués furent choisis pour présenter les demandes à lhonorable M. Whitney. Ces délégués furent les Révérerds E. David et G. Lebel, M. G.W. Séguin et moi-même. Le 17 février 1910, nous recevions du secrétaire de l'Association, M. C. A. Séguin, les instructions suivantes:

“Je vous remets sous ce pli, au nom du Comité Exécutif, la requête signée par le Président et par moi-même que vous avez été chargés de présenter au Gouvernement à Toronto... Quant à la partie de la requête se rapportant particulièrement aux écoles bilingues, le Comité ne croit pas devoir faire aucun compromis avec le Gouvernement avant qu'il ait eu le temps d’être renseigné à eet effet; par consé-

quent, le rapport de votre entrevue à Toronto devra être soumis au Comité avant

qu'il puisse recevoir une sanction complète.”

Je dois avouer que je ne coinpris que plus tard ce que signifiait cette dernière partie de nos instructions. Nous étions ignorants des machinations de trois où quatre politiciens qui n'avaient qu'un désir, embarrasser le CGouvernement Provincial pour des fins politiques. Mais continuons: Je présentai moi-même les demandes à M. Whitney qui nous promit considération et une réponse écrite. La réponse se fit attendre. Mgr Fallon et les siens savaient que nous avions fait des démarches. IIS firent un contre-mouvement, soulevèrent les Orangistes dont une délégation d'environ 300, munis de sept ou huit affidavits signés par des Irlandais catholiques, se rendirent à Toronto Pour protester contre l'octroi de plus grandes concessions. L'alliance était formée entre évêques, prêtres irlandais catholiques et orangistes, alliance qui a fait verser des larmes amères chez nos monopolisateurs du patriotisme de l'Association d'Éducation. A part les orangistes, des curés et des personnages irlandais firent la navette entre Mgr Fallon ct les ministres d'Ontario. Le ministère se vit pris entre toux ces tiraillements, ces marches et ces contremarches, ces protestations et nos demandes, N'oublions pas qu'à ce moment, dans Ontario, malgré que la population canadienne-française dépassait la population irlandaise catholique de près de cent mille, l'épiscopat catholique comptait huit évêques, dont deux Canadiens-français seulement. Le clergé irlandais édifiait son opposition sur le terrain catholique. Il prétendait que les écoles bilingues menaçaient l'existence des écoles séparées catholiques : que les écoles bilingues n’avaient aucun droit de cité, et que le gouvernement n'avait aucune excuse pour mettre en danger l'existence des écoles séparées, et par là violer la constitution. Malheureusement, leur position à ce point de vue était assez forte. Puis, la population canadienne-française d'Ontario, à peu près 225,000 âmes, formait au plus un douzième de la population totale d'Ontario. Ce douzième ne pouvait compter que sur la sympathie des gens bien disposés comme l'étaient l'honorable M. Whitney et la majeure partie de son ministère, quoiqu'en dise et quoiqu’en pense le prêtre-citoyen qui fait le chaud et le froid au journal “Le Droit,” personnage d'ailleurs fort mal renseigné, qui nous est arrivé de Ceylan il y a à peine quelques mois,

Comme la réponse de l'honorable M. Whitney se faisait attendre, l'Association me délégua de nouveau vers lui. J'appris à Toronto que la réponse avait été retardée grâce à la visite attendue mais tardive d'une délégation d'Irlandais. Avant de nous communiquer sa réponse, M, Whitney voulait donner à ces messieurs l’occasion d'exprimer leurs vues.

Enfin, la réponse de M. Whitney arrive en juin 1910: il disait que:

“Le ministère comprenait la légitimité de nos demandes en autant que l’enseignement de la langue française était concerné, et tout en voulant nous donner Justice complète à ce propos le ministère ne se sentait pas justifiable d'établir un troisième système dans la province basé sur la différence qui existait entre les races: le tait qu'il étudierait soigneusement nos demandes et nous assurait qu'il avait lieu de croire que le plan qu'il adopterait serait de nature à nous itisfaire; que, en tous cas, il serait toujours heureux de nous recevoir pour diseüter à nouveau toute question de ce genre. Les portes nous seraient toujours ouvertes.”

d'écec les ministère ajou-

Il y eut grande émotion chez certains des membres de l'Exécutif. M. Whitney refusait d'établir un système d'écoles françaises! Quelques-uns d'entre nous crurent Pour un moment que cette émotion venait réellement de sentiments louables: nous ne SuupÇonpicns pas encore les véritables motifs des meneurs de f’Association. Ils transmirent une réponse à M. Whitney, dans laquelle ils le remerciaient de ses bonnes intentions, et revenaient sur les arguments déjà employés en faveur d'un système d'écoles françaises. Ils exprimaient l'espoir que le ministre reviendrait sur sa décision. Puis l'on attendit. En septembre éclata ce que Mgr Fallon appela ‘sa bombe.” Et vers la mi-octobre Mgr Fallon donna sa version à lui de son entrevue avee M.

Hannah. Mgr Fallon, du haut de la chaire et entouré de toute la pompe dont il sait si bien se couvrir, réitéra ses protestations de profonde affection pour les Canadiens-français. Il ne voulait que notre bien. Nos écoles, à cause de l’enseignement des deux langues, étaient inefficaces. Nos enfants croupissaient dans l'ignorance. L’on pouvait perdre sa langue sans devenir de plus mauvais catholiques. Exemple: l'Irlande! ete... 11 fit une charge à fond de train contre les écoles bilingues, dans des termes tels que les journaux anglais s’enflammèrent. Ils crurent tout ce que Mgr Fallon affirmait et ils demandèrent, à grands cris, une enquête sur les accusations portées par ce digne prélat.

L'insistance fut telle que le Gouvernement £e vit contraint de se rendre et le Dr F. W. Merchant reçut la mission de vérifier la véracité des dires de l’évêque de London. Puis, nos prudes de l'Association se scandalisèrent. Le Gouvernement osait faire une enquête sur nos écoles, et par qui? Par ce Dr Merchant, un renégat qui avait changé son nom et renié sa langue! Un : bigot qui haïssait les catholiques, un fanatique qui, suivant eux, nous avait condamnés avant de nous juger! Quelle perfidie de la part du Gouvernement, qui choisissait si bien l’homme le mieux capable de faire sa sale besogne! Aucun doute sur la nature du rapport que ferait cet individu! Il saurait bien dépeindre nos écoles sous leur jour le plus défavorable.

L'Association, ainsi avertie, se prépara de pied ferme à répondre aux injures et aux hypocrites faussetés dont le triste personnage parsèmerait son rapport. Que voulez-vous ? Un homme averti en vaut deux!

Le 24 février 1912, parut le rapport du croquemitaine. Je dois avouer que j'en eus pour longtemps à rire de la tête que firent nos défenseurs, si vigilants.

Ils en perdirent le souffle quinze jours durant. Le rapport, au lieu de vouer aux gémonies nos écoles bilingués, les trouvait au contraire dans un état assez satisfaisant. Étant données les difficultés qui les entouraient, elles n'étaient pas pires que les autres. ÆEn somme, ces écoles ne demandaient pas un étranglement à bref délai, selon le désir de Mgr Fallon, mais elles avaient besoin de plus de surveillance, de plus de système et surtout de plus d’instituteurs cornpétents et qualifiés, pour survivre avec vigueur!

{ 1. si beau, que cela devait cacher un piège!

Ces messieurs de l'Association avaient perdu une bonne chance de dénigrer le Dr Merchant, le Gouvernement et les Anglais bien pensants de l'Ontario. Mais le eroiriez-vous, le rapport du Dr Merchant, denuis sa publication, devint une source inépuisable d'arguments pour M. Belcourt, pour le Père Charles Charlebois, pour les autres têtes dirigeantes de l'Association et pour le jourval “Le Droit,” arguments qu'ils emploient pour établir les avantages et la récessité des écoles bilingues!

L'on cublia de remercier le Dr Merchant mais l’on puisa largement dans son rapport pour mieux vilipender l'honorable M. Whitney, qui, d’un ami sincère, était devenu un tyran prussien, russe, anglais. La Pologne et l'Alsace en nouvelle édition!

En juin 1912 apparut le premier des deux règlements 17. Il en fut publié un second en 1913 qui était dans une certaine mesure une amélioration sur le premier. Puis, nos preux, comme Malborough, partirent en guerre, avant d’avoir compris la portée de ce règlement, sans tenir compte des circonstances dans lesquelles il avait vu le jour et sans même vouloir s'assurer s’il comportait dans la pratique une application favorable, en un mot, sans vouloir en expérimenter le fonctionnement pour en découvrir les défauts et les signaler à M. Whitney, qui avait promis considération. Ils commencèrent à jouer de la

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grosse caisse sur le dos de nos enfants. Ces derniers furent invités à sortir des classes à l’arrivée de l'inspecteur. La révolte fut organisée en règle dans tous les centres français. Et notre peuple, par trop confiant, crut à toutes les interprétations fausses et à toutes les calomnies inventées sur le compte de M. Whitney, et emboîta le pas. Le Gouvernement scrait embarrassé! La province de Québec s'échaufferait! Le but serait ainsi atteint avant les prochaines élections fédérales! Et ce fut ainsi que le tour fut joué.

L'on imputa au règlement 17 des intentions qui n'ont jamais existé dans l'idée de ses rédacteurs. L'on refusa de comprendre que ce règlement qui, sans doute, aurait pu être plus clair, avait été fait avec l'intention de ménager certmes susceptibilités, se débarrasser de certains agitateurs turbulents, FOUT EX NOUS DONNANT CE QUE NOUS AVIONS BESOIN D'AVOIR,

imdépendamment des mots et des phrases!

Voyons maintenant ce qu'était ce fameux règlement; je traduis aussi littéralement que possible.

“ÉCOLES SÉPARÉES ROMAINES CATHOLIQUES ET ÉCOLES PUBLIQUES ET SÉPARÉES, ANGLAISES ET FRANÇAISES.

“CIRCULAIRE D'INSTRUCTION POUR L'ANNÉE SCOLAIRE, SEPTEMBRE A JUIN 1912-13. ‘Ecoles Romaines Catholiques Publiques et Séparées.'’

l— (1) Il y a deux classes d'écoles primaires dans Ontario: Les écoles publiques et les écoles séparées, mais pour faciliter la définition, le terme ‘’anglaises-françcaises’" est appliqué à chaeune des classes ci-mentionnées dans lesquelles le français est la langue de l'instruction et de lu communication tel que limité dans l'article 3 (1) ci-dessous,

ou est un sujet d'étude dans les Formes de Là IV tel que limité dans l'article 4

ci-dessous.

(2) En autant qu'il est praticable, avant la clôture de l'année scolaire 1912-13, la condition (status) de toutes les écoles fréquentées par des élèves parlant le français devra être déterminée selon la définition donnée dans l’article (1) ei-haut.

2. Les règlements et les cours d’études prescrits pour les écoles publiques qui ne sont pas incompatibles avec les dispositions de cette circulaire, seront ci-après en force dans les écoles angiaises-françaises publiques et séparées, avec les modifications suivantes: Les dispositions se rapportant à l'instruction et aux exercices religienx dans les écoles publiques ne s'appliqueront pas aux écoles séparées et les cominissions scolaires des Ceoles séparées pourront substituer les “Canadian Catholies Readers” aux “Ontario Pablie School Readers.”

“ÉCOLES PUBLIQUES ANGLAISES-FRANÇAISES ET ÉCOLES SÉPARÉES CATHO- LIQUES ROMAINES.”

3. Dans chaque école, sujet à la direction et à l'approbation de l'inspecteur-surveillant (Supervising Inspector) les modifications suivantes seront apportées dans le cours d'étude des écoles publiques et séparées:

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