CONCLUSION
Il est bien évident, n'est-ce pas, que les héroïques défenseurs de nos droits se sont donné beaucoup de peine pour trouver tous les défauts du Règlement 17, mais ont bien pris garde d'y chercher les qualités et le bon parti qu'on pouvait en tirer. Avec quel zèle fiévreux n'’ont-ils pas déniché tous les gros et petits ennemis de notre race, cachés dans tous les coins de la province, Avec leurs regards d'’aigle, ils ont même trouvé de ces ennemis méprisables chez les Canadiens-francais. Pour ces grands chrétiens, tous ceux qui n’ont pas subi leurs hallueinations sont des ennemis de la race.
Mais vous, compatriotes, qui réalisez, aujourd’hui, que vous vous êtes trop avancés dans ce mouvement de révolte, pour avoir eu trop confiance dans certains personnages, trouverez-vous assez de courage pour revenir sur vos pas en face de la catastrophe qui menace nos écoles ?
La cause justifierait pourtant un tel acte d ‘’héroïsme de votre part.
Un prêtre me disait, il Y a quelques semaines :
‘‘Je crois que nous nous sommef trompés, nous avons fait fausse route.
— Mais, enfin, mon Père, il est plus temps que jamais de rebrousser chemin.
— Ah! mais vous savez, retourner sur ses pas, ce n’est pas si facile que vous pensez !
Est-il possible que, en face d’une cause comme celle-là, on laisse l’orgueil ou bien des considérations secondaires régler la marche à suivre dans le sentier du devoir?
Le salut ne se trouvera, cependant, que dans la soumission à la loi!