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PATHOLOGIE SEXUELLE : GUÉRISON HYPNOTISME ET PSYCHANALYSE

image qui prit racine dans son cerveau et l'assujettit par suggestion. Son caractère énergique le fit résister à toute liaison masculine, mais il se désespéra et devint très malheureux. Je suis persuadé qu'une étude attentive fera découvrir un nombre croissant de cas de psychopathie acquise par suggestion ou autosuggestion.

Les malades de ce genre peuvent guérir spontanément. Il va sans dire que chez eux la thérapeutique suggestive est tout indiquée et peut seule agir, soit directement, soit indirectement. Tout ce qui est de nature psychique fonctionelle peut survenir ou être, au contraire, déraciné par la suggestion. Ce qui est important, c'est d'insister sur le fait que partout où un homme jusque-là normal est atteint, sans cause apparente, d'une anomalie sexuelle plus ou moins subite, qui n'est, par conséquent, pas l'effet d'une longue habitude, il faut penser à la suggestion ou à l'auto-suggestion.

Ici, ces deux dernières notions peuvent à peine être distinguées, car ce qui suggère, ce sont ordinairement des perceptions sensorielles de la vue, de l'odorat, du toucher ou de l'ouïe, associées à certaines situations ou à un état affectif intense qui les enracine solidement dans le cerveau. Parfois, il s'agit de simples idées Imaginatives. Les cas où un hypnotiseur suggère intentionnellement une perversion sexuelle n'existent probablement guère qu'en théorie. Il s'agit donc de suggestions fortuites, opérées par des personnes, des situations, des objets ou des idées qui viennent exciter l'esprit inconscient d'imitation par l'impression qu'ils produisent sur les sentiments et l'appétit sexuel.

Les nouvelles recherches de la psychanalyse (Breuer, Freud, Frank, Grseter et autres) ont prouvé que pareils cas sont surtout dus à l'effet d'émotions vives associées principalement dans le jeune âge (3 à 10 ans) à des sensations ou à des actes sexuels (viol, enfants paradoxaux et hystériques). L'émotion produit un effroi qui trouble les idées; l'enfant oublie ensuite le plus souvent la chose, mais la scène émotionnelle demeure dans le sousconscient de son activité cérébrale ou elle produit soit des phobies, soit des obsessions, soit des perversions ou substitutions de l'appétit sexuel. Ces effets peuvent durer des années, toute la vie même. Pareil psychotraumatisme peut aussi se produire plus tard, chez l'adulte même. Par la psychanalyse.

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