Paris, 1856, p
2. D'après l'enquête du Real Consejo de Sanidad, publiée dans la Gaceta du 29 août 1901.
Les efforts particuliers de quelques patrons ou de quelques sociétés, comme ceux de la Constructora Benéfica ou de la Sociedad Valenciana, ne sauraient suffire à remédier à cet état de choses. Ces sociétés de construction ont à lutter avec la difficulté de se procurer des ressources et du crédit . Leurs exemples demeurent isolés1. Les municipalités, les premières intéressées à la solution de ce problème, sont arrêtées par l'insuffisance de leurs budgets.
L'intervention de l'État apparaît donc comme nécessaire, à la fois pour assurer, par des règlements adéquats, l'hygiène et la santé physique de l'ouvrier, pour élever aussi son niveau moral — en rendant plus commode et plus agréable son « chez soi » — , d'autre part, pour encouragei, de toutes manières, les constructions de maisons à bon marché.
Voici, exposé dans ses grandes lignes, le projet rédigé par l'Institut de Réformes sociales, inspiré, comme on le verra, par les législations étrangères, particulièrement de France et de Belgique.
L'Institut propose, d'abord, la création de « juntes »,sur le modèle des comités de patronage belges créés par la loi de 1889, et des comités français de patronage d'habitations ouvrières et de prévoyance sociale, constitués en vertu de la loi de 1894-1906. Ces « juntes » seront chargées, de façon générale, de développer les habitations à bon marché et hygiéniques, de faire de la propagande dans ce sens, de