V. le tableau annexe F, p
tituer sous la forme de deux groupements : la Casa del Pnvhlo, fondée par le député radical Alejandro Lerroux, qui a recruté ses membres de préférence parmi les ouvriers nouvellement immigrés à Barcelone et, pour la plupart, étrangers à la région ; et la Solidaridad Obrera, qui se rapproche assez, comme nous l'avons vu, par son esprit et sa tactique, de notre Confédération Générale du Travail1. Beaucoup d'ouvriers font, au reste, partie à la fois de la Casa del Pueblo et de la Solidaridad.
La participation de ces deux groupements à l'émeute de juillet 1909 ne semble pas douteuse, bien qu'il soit encore assez diflicile de faire la paît de chacun d'eux2.
Ajoutons que, dans quelques industries — comme l'industrie métallurgique — la résistance des patrons contre les grèves est organisée ; les industriels, appartenant à l'Association des industries mécaniques et métallurgiques, doivent lui soumettre les différends qui peuvent survenir avec leurs ouvriers.
Au cas où l'association ne réussit pas à les terminer, et si la grève éclate, elle est tenue d'accorder aux patrons une subvention de 1 franc par jour et par ouvrier \
Il y a loin, sans doute, de cet essai de résistance patronale aux curieuses institutions de ce genre que l'on rencontre, par exemple, Outre-Rhin. Mais ce n'est là encore qu'un commencement : les patrons