Francisco Morân, loco citato
morial, entre propriétaires et colons des caserias (métairies) est un sujet d'admiration pour les économistes : Fermin Gaballero lui attribuait déjà l'état florissant de cette région1. Le fermier lègue la terre à l'un de ses fils, à la condition de l'améliorer et de payer le cens, et le propriétaire n'exerce la commise que si ces obligations ne sont pas remplies, ce qui n'arrive, pour ainsi dire, jamais.
Il en est ainsi également en Navarre, où la petite propriété, cultivée par le propriétaire et sa famille, alterne avec la grande, constituée en fermage et quelquefois même en métayage [aparceria) . Dans ce dernier cas, le propriétaire reçoit la moitié des fruits, sans apporter d'autre capital que la terre; pour le fermage, les redevances sont modérées. Ceci est dû, d'une part, à ce que la concurrence y est plus limitée que dans d'autres régions, d'autre part, à l'importance des biens communaux, plus considérables qu'ailleurs, qui contribuent à normaliser la demande2, enfin, à la solidarité exceptionnelle, qui existe entre les agriculteurs, ainsi qu'au régime héréditaire particulier à ces provinces3.