‹ La question sociale en EspagneChapitre 81 sur 187 · Voir infra, p · texte numérisé non relu

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désintéresser de La question sociale. De fait, il s'est mis à l'œuvre, pour grouper, avant qu'elles n'échappent à son influence, toutes les bonnes volontés

que le socialisme ou l'anarchisme n'a pas ciicnir eajreffiBientées.

Ce mouvement social catholique est tout pécemt. Son promoteur paraît avoir été un Jésuite de Valence, le Père Vicent, qui, avant môme le comte de Mun et le marquis de la Tour du Pin eu France, fonda, dès 1864, un cercle catholique d'ouvriers à Manresa. Mais il ne semble pas que celle iniliathe ail été, tout d'abord, accueillie avec beaucoup d'empressement par le clergé espagnol, ni qu'elle ait donné des résultats immédiats. C'est l'encyclique Rerurn nôvamm du 15 mai 1891. sui\ie. à quatre années de distance, par l'encyclique (h'aves de communia qui décida le monde catholique, au sud des Pyrénées, à sortir de sa torpeur. Le livre du Père Antonio Vicent, Socialisme ci knarrhie, qui parut en 1893, eut un grand retentissement. 11 fut suivi d'un recueil de Conférences faites à la première Semaine sociale, qui se tint à Madrid, en mai 1900. Dès lors, chaque année vit se réunir, dans des Semaines sociales, — que l'archevêque de Santiago appelle des « Universités ambulantes », — les catholiques sociaux, évêques, curés et laïques, dont le nombre ne cesse d'augmenter.

La Semaine de Madrid n'avait guère réuni plus de 200 auditeurs. A la seconde Semaine qui se tînt à Valence, en décembre 1907, 700 auditeurs s'inscrivirent, dont 150 ouvriers, et leur nombre attei-

gnit, certains jours, 1.200 et 1.300. Six évêques s'y étaient rendus, et leur aetion pacifique empêcha, paraît-il, les heurts qui eussent pu se produire entre les deux tendances très nettes de l'assistance, l'une plus timorée, l'autre plus hardie1. Vingt-six cours furent faits par dix-huit professeurs, dont trois seulement appartenaient au clergé séculier ; deux étaient des Jésuites, et tous les autres étaient des laïques. Une dame. Mlle Maria de Echarri, y fit une conférence sur l'action sociale de la femme.

La troisième Semaine sociale s'est tenue à Séville en novembre 1908. Les principaux sujets traités ont été : les syndicats agricoles et les sociétés de secours mutuels en Andalousie et en Estréniadure, l'action sociale du curé, la propriété territoriale en Andalousie, le travail à domicile de la femme à Madrid, le concept évangélique du travail, les fondements de la propriété de la terre et le socialisme agraire, le problème du crédit agraire en Espagne, etc.

Enfin, à la quatrième Semaine sociale, qui a eu pour théâtre Santiago de Galice fl"-T juillet 1909), les conférences ont porté sur : l'organisation de la culture dans les régions de petites propriétés, la Fédéral ion des syndical s agricoles, le problème de l'émigralion. etc. Les sujets sont choisis, comme on le voit, parmi ceux qui intéressent le plus directement la région où est célébré chaque congrès.

Tous ces cours sont largement ouverts au public,

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