‹ La question sociale est-elle une question morale? [microform]Chapitre 23 sur 32 · Cité par La Libre Parole, 13 janvier · texte numérisé non relu

Cité par La Libre Parole, 13 janvier

aujonrcrhui les mêmes ressources que les animaux

que rions venons de citer, pour aller sans cesse se

surpassant elliî-môme par rélection de ses meilleurs, ou seulement pour se préserver de toute dégénérescence. Je ne le crois pas. Sans doute, les jeunes désirent encore trouver dans leurs fiancés les qualités éminentes qui sont les attributs de leur sexe respectif, et ce goût est, nous Tavons vu,

le gerttie de tout pix)gi'ès organique. Mais, en fait,

sont-ce toujours les qualités intrinsèques des personnes qui décident des unions ? Non ; les qualités extrinsèques de fortune, de position sociale, de nom, ont usurpé les premières places, et malheureusement elles ne garantissent que rarement, soit la valeur morale, soit les qualités intellectuelles ou

physiques des jeunes époux. Dès Ws disparaît ou s'affaiblit singulièrement cette barrière puissante que l'élection des mieux doués mettait à la dégradation des espèces. On a souvent cherché la cause de l'abâtardissement des hautes familles, et je la crois là tout entière. Plus on est élevé en fortune et en dignité, moins on se choisit, car moins on a de

choix; ce n'est plus la personne qui est élue, mais la position, chose tout extérieure, qui ne pi^onnet aucune qualité aux enfants. » [Dictionn, ency. des se, mèdic. art. mariage, par le D"^ Bertillon, 2« série, V, 80).

Ces unions, auxquelles l'intérêt seul préside, alors qu'elles devraient être formées par l'amour (1), se

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