Cf. Documents annexes, tableaux M
2. Les autres sont celles des coiffeurs, des relieurs, des ouvriers graphiques, des compagnons de l’industrie graphique, des employés de commerce, des ouvriers gantiers, des chapeliers, des ouvriers de l'alimentation, des peintres en bâliments, des ouvriers minotiers, des
ouvriers selliers, des tailleurs de pierre, des ouvriers de l'industrie textile, etc.
celle des travailleurs du bâtiment, dont le premier congrès, appelé alors « conférence », se tint en juin 1897*, Les syndiqués payent depuis 1904 une cotisation hebdomadaire de 30 hellers, mais seulement pendant quarante semaines (les douze semaines de morte-saison exceptées), soit 12 couronnes par an; de ces 30 hellers, il est prévu dans les statuts que 15 vont au fonds de secours, 5 à l’administration centrale et 10 au fonds de dépenses courantes du groupe local ; à la fin de 1906, là fédération se composait de 243 groupes locaux éparpillés dans les villes de province, et de 9 groupês corporatifs à Budapest, ces derniers comprenant chacun des ouvriers d’une seule spécialité, l’un des maçons, l’autre des tailleurs de pierre, etc. Dans la province, les ouvriers spéciaux se réunissent ou se séparent, selon l'importance du métier. Depuis la réorganisation de 1904, ure assemblée générale des délégués des groupes se réunit annuellement, pour délibérer des intérêts de la fédération ; elle élit un comité de 14 membres, qui dirige la fédération et le secrétariat permanent par l'intermédiaire d’un présidial à trois membres : ces trois présidents sont responsables en première ligne devant le comité, en seconde ligne devant l'assemblée générale. Le secrétaire, dont l'influence pratique est grande par suite de cette organisation même, dirige un journal corporatif en deux langues, l’Ouvrier du bâtiment (Epitümunkas, Bauarbeiter?). En dehors du secrétariat permanent central, des secrétariats provinciaux ont été constitués pour faciliter les rapports et le service à Pozsony, Szeged et Temesvar. Chaque groupe ou syndicat n'a qu’une autonomie assez réduite : il ne dispose que d’un tiers des versements
1. Taschenbuch für Baüarbeiler, 1907-1908, de Alexandre Garbai. Budapest, 1906, p. 95-109.
2, Idem, p. 112-124 (staluts de la fédération).
de ses membres ; ses statuls particuliers n’ont été adoptés qu'après approbation de la fédération et dans une assemblée présidée par un délégué de la « centrale »; il est contrôlé par les représentants de la fédération, par les membres de la:commission de surveillance à qui les statuts attribuent les pouvoirs d’inspection les plus étendus; il est vrai qu'il élit annuellement des délégués à l'assemblée générale du Verband, où chaque délégation dispose d’une voix, les statuts ne prévoyant pas de suffrage proporüonnel au nombre des membres.
Le groupe local nomme son bureau qui doit compter 15 membres ; ce bureau choisit un président, un secrétaire, -un trésorier, un contrôleur et un bibliothécaire ; il s’inquièle surlout des conditions locales du travail, des rapports avec la « centrale », de la rentrée des colisations, de l'instruction des ouvriers par l'achat de livres, voire par des cours, enfin de la propagande sous toutes ses formes. Dans les cas graves, il demande le plus souvent l'avis du secrétariat de la fédération : le manuel officiel, édité par celui-ci, lui en fait un devoir, et ajoute : « Dans les affaires importantes, la centrale envoie un délégué qui décide la question sur place? », C’est ainsi que les quelque 20.000 ouvriers syndiqués du bâtiment sont, en Hongrie, organisés en un groupement fortement centralisé, qui est lui-même une des bases de l'organisme syndical.
Parmi les fédérations reliées au conseil général des Syndicats ne figure pas celle des mineurs. Ce n’est pas qu’elle n’exisle en fait, ni qu’elle ne soit en communion d'idées avec ce conseil. C’est celui-ci qui a, au contraire, organisé et convoqué le 1° congrès des mineurs de décembre 1903 3 son délégué, M. Charles Tessäsrss qui a dirigé ses travaux,