Idem, p
ment de la discipline et de la solidarité ouvrière. C'est en Hongrie un organisme vivant et puissant, qui coordonne, contrôle et dirige. Dès le mois de septembre 1904, il fit paraitre son organe officiel, le Courrier Syndical (Szakszervezeli Értesitô).
C’est ce secrétariat et le conseil syndical qui préparent et convoquent les congrès généraux des syndicats. Ces congrès réunis tous les deux ans, puis tous les ans, sont l'organe souverain du groupement syndical. Aux premiers congrès de 1899 et de 4901, les fédérations de métiers n’existaient pas encore, et seuls, des syndicats de Budapest et de la province étaient représentés par un ou deux délégués ; 37 associations de Budapest et 24 de province au congrès de 1899, 42 de la capitale et 46 du reste du pays au congrès de 1901. D’après le règlement, le vote à main levée était possible, donc per tête de délégué; mais, sur la demande de 10 délégués, le vote nominal était obligatoire et chaque organisation ne disposait alors que d’une voix. Le droit de vote n’était donc pas proportionnel au nombre des syndiqués.
ujourd’hui, le droit de vote au congrès a élé établi sur des bases rigoureusement proportionnelles. Chaque syndicat ou fédération a droit à autant de délégués qu'il compte de milliers d’adhérents, et en outre de ces délégués, ne sont membres du congrès avec droit de vote, que les membres et les secrétaires de la commission centrale des syndicats
L’autonomie de chaque fédération est respectée, mais en quelque sorte dans son gouvernement intérieur; dans son activité externe, son programme, ses relations avec les autres fédérations et le pouvoir, elle est en fait soumise au contrôle étroit du comité et du secrétariat permanent. Cette centralisation, loin d’affaiblir la tendance vers le groupe-
234 LA QUESTION SOCIALE ET LE SOCIALISME EN HONGRIE ment, semble l'avoir fortifiée. En 1903, il n'y avait encore que 12 fédérations nationales ; en 1904, 15; au début de 1905, 17; en 1906, 25; en 1907, 26. Tandis que les fédérations nationales progressent ainsi sans arrêt, les organisations locales anciennes déclinent de façon continue : 63 en 1903, elles ne sont plus que 17 en 1907. Du reste, les congrès et le conseil syndical n’admettent plus, dans l’organisation syndicale, de syndicats locaux d’une industrie, lorsqu'il existe déjà une fédération nationale de cette industrie. C’est, on peut le dire, la fédération obligatoire, la centralisation forcée, à la place d’une sorte de fédéralisme local. Aujourd’hui, dans les centres un peu importants, il n’existe qu’une commission régionale, qui est contrôlée par la commission centrale des syndicats, et se compose de délégués des syndicats ou des sections locales de fédérations nationales.
Les plus importantes des fédérations étaient, en 1907, avant la dissolution des unes et la dispersion d’autres, celles des ouvriers du bâtiment, des typographes, des ouvriers métallurgistes, des travailleurs du bois, des tailleurs, des cordonniers et des charpentiers?.
Chacune de ces fédérations, dénommées dans ce qu'elles publient en allemand Landesverband, Verband, Fachverein Ungarns, etc, se compose généralement de groupes locaux avec une « centrale » à Budapest, d’un comité directeur, d’un secrétariat, d’un congrès avec un organe corporatif.
Prenons en exemple une des plus anciennes fédérations,