La question sociale [microforme]
le contemplant, nous pensons à cette parole sortie un jour du eur d'un grand évêque après sa visite à Naples: #O mon Bien! quelle sorn In Patrie de vos enfants, quel sera le ciel que vous leur offrez, si leur exil est si beau?"
Nous devons admettre aussi one sous la calotte des Cieux il n'est pas un peuple qui jouise &'un bonheur relatif plus réel que le nôtre,
\is n'empêche pas qu'ici comme ailleurs, ln question ouvrière est la grande question de l'heure actuelle, celle qui préoccupe tout le monde, législateurs et économistes, hoimmes d'Etat ot hormmes d'Eglisoe, capitalistes et prolitaires, Fe apparaît grave entre toutes, quand on considère soit le nom!re de ceux qu'elie concerne, soit les intérêts à d'elle met en catse, soit les questions auxquelles elle se Jie, soit los ii cultés qu'elle présente, cit les conséquences quel fait (n dre, soit l'urgence qu'il va à lui donner une solution.
Bossuct, commentant l'Apocalvpse, disait: Jo en mettant lt inain sur l'avenir.” S'il eût vécu de nos eût dit à meilleur droit encore: “Je tremble en me min sur le présent.”
Les pièces qui composent l'édifice social, au liou ropprocher ct de S'ajuster, semblent se séparer, s'exelun menacent l'édifice d'une ruine prochaine, TL règne pari COMME UN Hninense malaise, Notre époque présente contradiction et cette énieme douloureuse: jamais on à tant parlé de fraternité ni en des a cents plus émus et jamais non plus on n'a senti d'aussi profonds abimes se creuser entre les cœurs,
La société est formée de pauvres et de riches, de maitres et de serviteurs, de patrons et d'ouvriers: tous ces éléments devraient, dans les vues de la Providence et pour le bien comnun, garder entre eux une coordination équitable, travuiller dans l'union, et, par une serupuleuse pratique de tous les devoirs de la justice et de la charité, coexister en puix et “employer de concert à assurer la prospérité de tous.
Au lieu de cela, ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent rien se dressent en adversaires, même en ennemis, les uns en face des autres, L'antagonisme des classes prend des proportions tous les jours plus inquiétantes: le respect du droit de propriété est ébranlé dans la conscience populaire et nous Voyons de temps à autre, tantôt ici, tantôt là, se maniester les signes avant-coureurs d'un redoutable ébranleinent.
Capital et travail sont aux prises; riches et pauvres se traitent en adversaires, D'un côté, c'est une soif souvent démesurée d'accroître des biens déjà excessifs et un oubli re. srettuble des obligations que la fortune impose: de l'autre. ce sont des convoitises, des rivalités, des rancunes, des haines, de violentes attaques contre ceux qui possèdent, en attendant le jour où on pourra les dépouiller.
Le monde à le sentiment de cette souffrance générale: 1! porte sou attention sur ce qui se passe et se demande avec «“ngoisse quelle sera la solution de ce terrible problème qui € pose d'une façon tellement impérieuse et tellement pressante qu'il est impossible de l’éluder.
“Partout, dit Léon XIIT, les esprits sont en suspens et dans une anxicuse attente; ce qui suffit à lui seul à prouver combien de graves intérêts sont ici engagés. Cette situation préoccupe et exerce à la fois le génie des doctes, la prudence des sages, les délibérations des réunions populaires, la perspicacité des législateurs et les conscils des gouvernants; il n’est pas cause qui saisisse à l'heure actuelle l'esprit humain avec plus de véhémence,”
“Le problème, ajoute Léon XIII, n’est pas aisé à résoudre ni exempt de danger. Il est difficile en effet de préciser
datés
Véébefe haie | eMEbététtaridaruestuas de cube
DORTORPETNNENRNREEN TE
PTE COTON TT ENNANNREER EE
uvee justesse les droits et les devoirs “ciproques des riches et des prolétaires, des cnpitalistes et de cravailleurs Ce qui rend le problème encore plus périlleux, c'est qu'il est exploite par des hommes de désordre et de mauvaise foi, habiles à obscurcir la vérité ct à exciter les foules à la révolte.”