L'EGLISE A FONDE LES PREMIERES ASSOCIA- TIONS OUVRIERES
L'Eglise est loin de défendre aux ouvriers de s'unir afin de faire respecter tous ces droits, de s'assurer un travail stable et régulier qui leur permette de vivre et de faire vivre qui leur donne un lendemain assuré, un fover honoré où préside la mère de famille, libre d'élever ses enfants.
“IT n’est pas bon que l’homme soit seul”. Telle est 1 zrande et féconde parole que Dien a jetée sur le berceau du monde.
“Vous êtes tous frères," disait Jésus Christ. “Là où deux ou trois sont réunis en mon nom. je suis au milier d'eux.” se
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L'association, c'est le corps humain dont les mernbres s'entr'aident pur une amicale relation de mouvements et de généreux concours. Les hommes réunis sont plus forts, Voilà pourquoi l'assiéution peut faire beaucoup de bien, Elle assure à l'ouvrier une protcetion: groupés, les travail. leurs constituent une force avec laquelle Le patronat cs 0" li. sé de compter; il peuvent efficacement défendre leurs droits ct ils sont en état de débattre librement les conditions du contrat de travail et de n'accepter que celles qui leur paraissent équitables. La corporation prenant fait et cause pour ses membres et se solidarisant avec eux, il est beaucoup plus difficile de se permettre impunément à leur égard un déni de justice où un abus de pouvoir, Si rien n'et plus faible qu'un ouvrier isolé, rien n'est plus fort qu'un ouvrier sontenu par un groupement nombreux.
C'est l'Eglise qui, au moyen âge, a fondé ces sociétés d'ouvriers qui s'appelaient Corporations, Elle engageait tous les ouvriers à en faire partie. Elle donnait un saint. Pour protecteur à chaque métier. Le jour de ln fête du patron, ls membres de la Corporation faisaient chanter une messe solennelle; ils ÿ communianient et y offraient le pain bénit,
L'ouvrier était heureux en ce temps-là parce qu'il suvait se contenter de sa modeste situation. Il avait la santé. le travail, la joie, 11 comprenait alors cette betle et consolante parole de l'Apôtre: “les afflictions de cette vie qui, après tout, ne durent qu'un moment et peuvent être supportées, produiront là-haut pour nous une éternelle ct incomparable gloire." On n'avait pas encore flatté ses mauvais instincts; on ne lui avait pas encore dit qu’on ne cherchait qu’à l'exploiter, qu'il était le plus malheureux des êtres; que le patron s'engraisait de ses sueurs et tant d'autres faussetés, tant d'exagérations qui ont pour but unique de jeter la division entre le maître et l'ouvrier,
Et quand on pense à ces associations ouvrières qui oardrient et vénéraient avec tant de ferveur l'image de leur
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saint patron, dispensaicnt avec tant d'abondance le pain de l'aumône aux membres appauvris, visitaient avec tant d'affection les membres malades et offraient pour les défunts tant de prières, tant de sacrifices, quand on pense à ces belles Corporation, qui rendaient l'ouvrier si heureux et qu'on regarde quelqu's-unes au moins de celles qui ont surgi de nos jours. la tristesse s'empare du cœur et on est obligé d'avouer que Îles siècles ont ét loin de tout améliorer,