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accablants pour ceux auxquels ils incombent, Vos chefs supportent plus de fatigues que vous. Des deux parts, il vous est échu la moindre, Si vous avez le travail pénible des bras, ils ont pour eux le travail absorbant de la pensée. Que d'heures, que de nuits passées souvent à la poursuite d'une solution dans une affaire délicate! Ouvriers, vos patrons méritent comme vous le titre de travailleurs. Ils sont vos frères de combat, vos camarades dans le grand atelier de la vie, vos compagnons de labeur qui subissent comme vous la loi universelle du travail,
Ces vérités connues et admises sont nécessaires à l’ouvrier pour ennoblir à ses veux sa condition, pour la rendre supportable,
Ces vérités modèrent ses désirs; elles lui procurent ce confortable de l'âme, infiniment supérieur au confortable matériel et que les riches ne pessèdent pa* toujours au sein de leur opulence. Il jouira de peu de biens peut-être, mais la moisson qui poussera dans son sillon suffira à lui donner une jouissince que les heureux pourront lui envier dans leur abondance.
L'Eglise demandera à l’ouvrier de travailler à l’amélioration de son sort matériel et moral. Pour cela, elle lui dira d'être l'artisan de son propre relèvement par sa fidélité au travail quotidien, par son esprit de conduite et ses habitudes de sobriétés, par de prudentes épargnes. Elle l’éloignera des vices qui consument les petites et les grandes fortunes. oui dissipent les plus médiocres pécules encore plus vite que les gros patrimoines, Elle lui inspirera les vertus qui se contentent d'une vie et d'une nourriture frugales et suppléent par l'économie à la modicité du revenu.
L'Eglise apprendra à l’ouvrier le respect dû à l'autorité, lui enseignant que les inégalités sociales sont voulues par Dieu et que tout pouvoir, toute supériorité vient d'en hant : cie lui apprendra l'estime de son état, en lui montrant les exemples qui ennoblissent le travail manuel.
D'abord elle lui montrera Jésus Christ, l’adorable modèle qui descend des cieux à la rencontre de l'humanité, qui, durant trente ans, peine comme lui dans une boutique d'artisan, suant l'effort ct maniant l'outil, de l'aube jusqu’au soir, pour gagner son pain. C’est au souvenir de l'atelier de Nazareth que l’ouvrier se sent fier du travail qui durcit ses mains ct de la sueur qui perle à son front.
L'Eglise dit à l'ouvrier: “O peuple, à travailleur, Jésus ouvrier t’appelle et te tend la main : prends-la et sois fier de ce divin compagnon, Avec Lui promène-toi le front haut à travers le monde; tu ne rencontreras personne qu'il ait autant aimé, personne qu'il ait antant honoré que toi, Aux rois, aux grands, aux puissants, aux riches, aux hommes d:. faste et de loisir, tu pourras dire hardiment: Mon Dieu n°: pas voulu vous ressembler, mais avee moi et pour moi il s’est fait ouvrier, A moi, trente ans de sa vie! Trente ans d'une vie divine consacrée à m'instruire, à me consoler, à signer mes lettres de noblesse! Aussi malgré sa dépendance, ses épreuves, ses fatigues, j'aime mon (tat.”
Et Jésus-Christ choisit parmi les artisans les premiers compagnon. de sa sublime mission.
S. Paul aime à rappeler aux fidèles qu'il leur donne lui-même par sa vie la leçon et l'exemple du travail. Lui, le plus grand des Apôtres, celui que l'Aréopage écouta en silence, lui que la Grèce égalait à ses Sages, et qui, pour ses contemporains, balançait le génie de Platon, il conjure les Thessaloniciens de rester fidèles à la pratique du travail; il leur répète qu’il travaille lui-même de ses mains le jour et la nuit et qu’il ne veut être à charge à personne,
Cet exemple de S. Paul ne se perdra pas et, loin de rousir de l’humble condition des Apôtres, les Pères de In prinitive Eglise aimeront à rappeler leur travail pénible et ile trouveront dans ces souvenirs glorifiés par le christianisme des enseignements pour combattre lorgucil coupable et les préjugés de quelques-uns parmi les premiers chrétiens.
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“Oui, s'écrie S, Jean Chrysostôme, nous sommes les disciples de Celui qui a été nourri dans la maison d'un charpentier et qui a daigné avoir pour mère la femme de cet artisan. Si vous considérez la profession des Apôtres, aucune n'était grande ni honorable; car si le faiseur de tentes est au-dessus du pêcheur, il est au-dessous de tous les autres artisans. NS. Paul, vil ouvrier, se tenait à la disposition du publie duns “on atelier et, l'outil à la main, professait la vraie philosophie et l'enscignait aux nations, aux villes, aux provinces. bien qu'ignorant et sans éloquence.”
L'Eglise veut bien aider l'ouvrier à faire respecter ses droits. Elle l'admet, il a droit à l'existence, droit à un équitable rémunération de son Libeur, droit à ne pas être CCrasé par un travail excessif, droit aux joies du fover domestique, droit à la liberté de conscience et par conséquent aux facilités nécessaires pour remplir ses devoirs religieux. droit à ce que la femme et l'enfant ne soient pas dévorés pur un labeur homicide, droit à ce que la compagne de sa vi puisse s'acquitter de toutes ses obligations d'épouse et di tuère, droit à ce que l'innocence de su fille soit respectée à l'atelier, droit aussi de s'associer pour défendre ses intérêts.