‹ La quintessence du socialisme (volume 2)Chapitre 31 sur 135 · SOCIALISME COMMUNAL · texte numérisé non relu

SOCIALISME COMMUNAL

Voici arrivée l’époque des élections communales.

Le moment est donc venu d’examiner quelle est, selon nous, la meilleure attitude à prendre par le Parti ouvrier dans ces élections.

Deux voies sont ouvertes : ou bien les ouvriers socialistes feront alliance avec les libéraux partisans de la révision de la Constitution, ou bien ils lutteront seuls.

Dans l’un comme dans l’autre cas, il y a avantage pour le Parti ouvrier, qui actuellement ne cherche qu’une chose : répandre, propager ses idées, ses principes et gagner de nouveaux adhérents.

Si les groupes du Parti ouvrier font alliance avec d’autres associations politiques, dans les conditions énumérées dans l’ordre

du jour voté par la Fédération bruxelloise du Parti, c’est-à-dire en allant au scrutin sans avoir à cacher leur programme actuel et leurs tendances, on verra discuter les principes socialistes et, inévitablement, il en résultera un bien pour les idées que nous défendons. Si on fait entrer des candidats ouvriers socialistes dans les conseils communaux, ces ouvriers pourront défendre les principes du Parti ouvrier et faire des propositions, ce qui encore fera discuter et nous amènera nécessairement de nouveaux adeptes.

Si, au contraire, les ligues ouvrières ne font pas alliance avec les bourgeois libéraux, la propagande socialiste se fera aussi bien et même mieux, car alors on pourra dire de dures vérités aux partis qui opposeront des candidats aux nôtres et lutter franchement. le drapeau largement déployé.

Pour notre part, en principe, nous ne sommes pas partisans de l’alliance.

Qu’on le veuille ou non, si l’alliance se fait dans une commune, les candidats socialistes auront plus ou moins les bras liés et ne pourront pas avoir une attitude franchement, carrément socialiste. Quand on fait des élections pour réussir, on use de tactique et actuellement, avec un corps électoral composé tel qu’il l’est chez nous, la lactique consiste à se montrer le moins rouge possible.

Ce que nous devons rechercher avant tout, nous autres socialistes,ce n’est pas tant de recueillirquelquessiègesdans les Conseils communaux, mais bien d’appliquer notre programme et de gagner des adhérents.

La masse des habitants du pays, la grande majorité de nos concitoyens ont intérêt à voir triompher les principes socialistes. C’est là un fait qui ne peut être contesté.

Pour amener à nous cette grande masse, il nous faut donc faire connaître ce que nous voulons réaliser, non pas dans un siècle, mais, ce qui est possible, de suite et par les voies légales.

Nous allons donc, dans les lignes qui vont suivre, préconiser qnelques réformes socialistes à réaliser dans le domaine communal. Ce travail aura son utilité, pensons-nous, en ce sens qu’il sera un guide pour nos camarades en lutte et, une indication pour mener à bien la campagne électorale.

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