‹ La quintessence du socialismeChapitre 2 sur 15 · Il s’agit des électjons de · texte numérisé non relu

Il s’agit des électjons de

juste de la chose qu’ils redoutent, abhorrent ou méprisent, ou qu’ils élèvent jusqu’aux nues.

Dans cet état de confusion où se trouve l’opinion publique, ce qui est le plus nécessaire, c’est assurément de se procurer une connaissance précise de la nature et du but de la réorganisation socialiste, et surtout de dissiper les conceptions fausses et les ignorances qui enveloppent ce grave sujet. Tel est l’objet de la présente QLiiiitessence du socialisme.

Nous croyons, du moins, être en mesure d’éclaircir la question sociale après l’étude générale et tout exempte de préjugés que nous en avons faite. Si nous nous trompons, nous nous serons fait involontairement illusion. La vérité avant tout.

Ceci posé, entrons dans le mouvement social.

Appliquons-nous d’abord au principe économique qui forme le noyau du socialisme, en écartant, pour le moment, son aspect transitoirement; agitateur, les manifestations et tendances religieuses et politiques qui l’accompagnent, et ses mots d’ordre provisoires.

11 est hors de doute qu’il s’agit ici d'une question économique ; c’est au moins en premier lieu une question d’estomac.

Cette question est le produit d’un revirement fondamental dans le fonctionnement social, phénomène économique issu de l’écroulement du système industriel petit-bourgeois, — et, par conséquent, le but du mouvement socialiste est, avant tout, une transforniation fondanien-

laie du régime économique actuel. Tout le monde en convient du reste.

Voici en substance le programme économique du socialisme, et le but véritable du mouvement socialiste international.

Remplacement du capital privée — c’est-àdire du mode de production spéculateur, privé, sans autre règle sociale que la libre concurrence — par le capital collectif, c’est-à-dire par un mode de production qui, fondé sur la possession collective de tous les moyens de production par tous les membres de la société, créerait une organisation plus unifiée, sociale, « collective )), du travail national.

Ce mode de production « collectiviste » supprimerait la concurrence actuelle en plaçant les parties de la production des richesses qui peuvent être exécutées collectivement (socialement, coopérativement) sous la direction d’organes de la collectivité et, en effectuant, sous cette direction, la répartition des produits communs (sociaux) de tous à tous en raison de la valeur d'usage social du travail de chacun, ou encore en raison des « besoins raisonnables » de chacun.

Si divergentes et obscures que les voies qui y conduisent paraissent à certains meneurs socialistes, tel est, réduit à sa plus simple expression, le but du socialisme contemporain.

Dans l’Etat capitaliste actuel, quiconque possède un capital entreprend librement d’exécuter une partie de la production nationale, dans son intérêt privé, et ne subit l’influence du

milieu social que par le fait, de la réaction hydrostatique, pour ainsi dire, qu’exercent sur lui les autres entrepreneurs, ses concurrents, dans la poursuite du profit personnel.

Dans l’Etat socialiste, au contraire, les moyens qui permettent d’organiser la production et la circulation de richesses (c’est-à-dire le capital^ la somme des moyens de production) seraient la propriété commune de la société, dont les organes collectifs, d’une part, coordonneraient toutes les forces particulières de travail pour les fondre dans l’organisation du travail collectif, et, d’autre part, distribueraient tous les produits de cette coopération sociale au prorata du travail de chacun, ou selon les besoins. En conséquence, il n’y aurait plus ni affaires privées, ni entreprises privées, mais seulement le travail collectif de tous dans les établissements de la production et de l’échange socialement organisés avec le capital collectif. Il n’y aurait plus bénéfice privé d’une part, salaire privé de l’autre : les travailleurs recevraient des émoluments en raison de leur travail.

Les quantités de chaque produit nécessaires à la satisfaction des besoins seraient fixées par l’enquête olhcielle et continue des administrations de la vente et par les comités directeurs de la production, et la production sociale se réglerait sur ces donnée. Le déficitou le surcroit occasionnel des produits serait compensé, relativement aux besoins, par une mise en réserve dans les magasins qui seraient de véritables entrepôts puJilics.

Tel est incontestablement, pris dans son sens le plus général, le collectivisme, opposé au capitalisme ; telle est la quintessence de l’organisation sociale du travail, par opposition à cette « concurrence anarchique » actuelle qui, disent les socialistes, au lieu de faire de la production et de la circulation des richesses une fonction sociale, rationnellement unifiée, l’al^andonne au jeu arbitraire et désordonné de rivaux qui cherchent uniquement la plus grande part possible de profits.

Les chefs du mouvement internationaliste, et surtout Karl Marx, dans son œuvre célèbre, le Capital, œuvre de critique mordante et de précision puissante, mettent beaucoup de prudence à formuler leur programme positif. iNlais quiconque sait lire et penser considérera le principe que nous venons d’énoncer comme le but fondamental du socialisme. Gela résulte de la critique détaillée que font les socialistes de l’organisation capitaliste et individualiste du régime économique. Gela ressort aussi des théorèmes de la science socialiste sur le travail considéré comme la substance de la valeur des biens, et sur la future répartition des revenus privés, réglée selon la durée du travail ou selon les besoins raisonnables, sur l’abolition du numéraire, etc.

G’est enfin ce qui ressort des projets positifs de réorganisation socialiste de la vie économique, pour autant que ces projets ont été développés ou esquissés par les penseurs du parti. Lne idée les domine tous dans leur partie cri-

comme dans leur partie dogmatique :

propriété collective substituée à la propriété privée de tous les moyens de produclion (biensfonds, ateliers, machines, outillages, etc.); substitution, à la concurrence capitaliste sans unité, de l’organisation sociale du travail, c’està-dire organisation et direction corporative du processus de la production, au lieu des entreprises privées ; répartition publique du travail total sur la base de la possession collective de tout le matériel du travail social ; enfin, répartition des produits collectifs de toute nature aux travailleurs, en raison de la quantité et de la valeur de leur travail, ou en raison de leurs besoins.

Les producteurs pris individuellement ne seraient que des travailleurs (et non des capitalistes) ; car les moyens de production — ou capitaux— ne seraient plus appropriables individuellement ; tous les producteurs travailleraient en se servant des moyens de production de la communauté ; ils ne seraient donc pas des entrepreneurs particuliers, ni les salariés d’un entrepreneur privé, mais des travailleurs professionnels égaux, ayant des devoirs im médiats envers la société et rémunérés par elle.

Par conséquent, on ne connaîtrait plus la distinction aujourd’hui fondamentale des revenus privés d’une part en profit (quotité éventuelle des intérêts prélevés par les créanciers sur les profits des débiteurs) et d’autre part e\\ salaire ; mais tous les revenus représenteraient également la part de la production collective que la

société concéderait à chacun sur la base d’une évaluation rigoureusement identique, c’est-àdire qu’ils seraient les revenus du travail^ exclusivement.

Ceux qui rendraient à la société des services d’utilité générale, mais ne produiraient pas directement des biens, par exemple les juges, les employés d’administration, les membres du corps enseignant, les artistes, les savants, etc., recevraient, pour sulivenir à leurs besoins, une part du produit national, à proportion du travail qu’ils auraient fourni à la société.

Le lecteur qui aborde pour la première fois ce plan de réorganisation aura de la peine à le bien comprendre ; nous-même nous avons dépensé bien du temps pour nous en pénétrer.

Et pourtant ces idées ont déjà pour elles un parti qui l’emporte sur bon nombre d’autres grands partis par son zèle ardeiit, son enthousiasme, et qui a la foi qui transporte les montagnes. Le parti socialiste a une organisation particulière, une extension internationale ; il fait tous les jours de nouveaux prosélytes, et il envisage l’avenir avec la certitude de vaincre.

C’est pourquoi il est urgent pour tout le monde de pénétrer dans ce monde d’idées hostiles à l’organisation sociale actuelle, assez du moins pour comprendre l’adversaire.

11 nous faut donc expliquer plus clairement et plus en détail les principes fondamentaux du socialisme énoncés plus haut.

PoLir combattre efficacement iin adversaire qui compte, il faut d’abord connaître exactement, impartialement, sincèrement, ce que veut cet adversaire, et ce que, d’après ses principes, il doit vouloir.

Mais, pour s’en rendre compte, il ne faut pas consulter les folies individuelles de quelques tètes échauffées, lorsque ces élucubrations sont un enjolivement et non une conséquence nécessaire du principe fondamental. Il faut s’en tenir à ce qui découle nécessairement du principe, à la formulation la plus logique et la plus rationnelle qu on puisse donner du principe nouveau. Cela est maintenant d’autant plus facile que ce n’est ni en quelques jours, ni en quelques mois que la nouvelle foi des travailleurs se réalisera. Pour notre part, c’est dans ce sens, aussi objectivement que possible, et en élaguant les accessoires de moindre importance, ({ue nous allons tenter de présenter l’idée socialiste.

11 faut reconnaître qu’une exposition tout-àfait claire de Vordre positif proposée par le socialisme ne va pas sans de grandes difficultés.

Toute une série de mots d’ordre lancés par les orateurs secondaires n’ont qu’une valeur agitatrice passagère et sont le produit momentané de l’agitation : ils n’ont pas la valeur de propositions fondamentales.

Les vieux plans lantasticjues de réorganisation de Charles Fourier et d’autres novateurs, bien qu’impliquant toutes les idées fondamentales du socialisme contemporain, ne consti-

tuent plus son programme. Le collectivisme agitateur de notre épocfue est devenu, sans -aucun doute, beaucoup plus raisonnable, et est tout autre chose que les rêveries fouriéristes et saint-simoniennes, mais ses chefs les plus influents n’ont eux-mêmes pas encore une conscience très complète de ce quhl est. On y transige même beaucoup avec les principes de l’individualisme et du libéralisme économiques, et c’est ce qu’a fait Lassalle lui-même dans tous ses projets positifs, si bien que Karl INIarx a rejeté ces projets, par exemple les associations productives créditées par l’Etat h

Quant aux buts positifs qui dérivent logiquement du principe suprême de la substitution d’un capital collectif unique à la multiplicité des capitaux privés, les chefs les plus conscients de leur action, et notamment Karl Marx, ne se prononcent à cet égard qu’avec une extrême prudence et avec une politique sagesse. Ils savent pourquoi ils agissent ainsi.

Aucun d’eux ne doute que l’agitation pour le nouvel ordre collectiviste ne soit encore bien éloignée de sa réalisation ; ils savent que cette agitation est dans sa période de début, où l’essentiel est la négation et la critique de l’ordre social existant, et le réveil le plus général possible de la conscience des masses par des

1. Evidemment parce que l’association ou le «groupe», s’il entreprenait de produire isolément en concurrence avec d’autres associations isolées, devrait nécessairement se placer sur le terrain de l’ordre actuel de la production. (Note de l'auteur).

mots frappants. Ils savent très bien cjiie le mode actuel de production devra avoir abouti à ses dernières conséquences pratiques, c’est-à-dire à la complète absorption de la petite propriété, et avoir ainsi à peu près accompli la répartition ploutocratique de la population en une masse de prolétaires d’une part, et en une poignée de quelques gros richards d'autre part, avant que les masses populaires, et surtout les paysans et les petits bourgeois, soient accessibles au principe du collectivisme.

En Allemagne, et surtout dans les campagnes, cette évolution est encore bien loin de son terme. Si, dans les villes, le prolétariat se jette déjà dans le feu de la bataille, les chefs du socialisme se doutent bien que ce ne sont là que les premières escarmouches d’avant-postos de la grande bataille des classes qui aura lieu plus tard, et de la^quelle ils attendent la complète transformation de l’ordre individualiste actuel en un ordre collectiviste. C’est aux conditions qui se réaliseront alors quhl appartiendra de décider sur beaucoup de détails du programme positif à réaliser. La réserve des chefs socialistes en ce qui touche le programme positif du parti n’a donc rien qui surprenne, tous les chefs de parti intelligents et prudents en ont toujours agi de meme aux stades ana- , logues de l’agitation.

L’expression la plus nette et la plus importante à tous égards, est le résumé que donne Karl Marx à la fui de sa critique du Capital.

Le grand capital d’aujourd’hui, dit-il à peu

près, tire son origine de la destruction des petites propriétés (des petits artisans, du petit commerce et des paysans) dans lesquelles le travail et la propriété privée étaient réellement liés ensemble, et dans lesquelles le travailleur était aussi le véritable propriétaire de ses moyens de production et du produit de son travail. Cette forme intérieurement équitable de la propriété privée, où « le travailleur était libre propriétaire des moyens de travail qu’il employait, le paysan du champ qu’il labourait, l’ouvrier de l'outil dont il sait se servir » ; cette forme, disons-nous, heureuse . pour son temps parce qu’elle était juste dans le fond et coïncidait avec le mode du travail, avait le grand défaut d’éparpiller les moyens de production, d’où il résultait qu’elle souffrait de ce fractionnement dans sa productivité et dans ses moyens d’action. La petite propriété devait périr de ce vice, et ce qui reste d’elle — petits artisans et petits propriétaires paysans — dépérit de jour en jour, forcée qu’elle est de céder devant la puissance supérieure du grand capital agricole et industriel.

(( La propriété privée acquise par le propre travail de son possesseur et fondée, pour ainsi dire, sur l’identification et l’adaptation parf aite de l’individu indépendant et isolé avec les conditions de son travail particulier, a été supplantée par la propriété privée capitaliste, fondée sur l’exploitation du travail d’autrui, libre dans la forme^ ».

1. Le travailleur moderne ou prolétaire, n’est libre qu’autant qu’au risque de mourir de l’airn ou d’aller pourrir dans

Sitôt que ce procédé de transformation, détruisant les petites propriétés artisanes et paysannes, a suffisamment décomposé la vieille société ; sitôt que les anciens travailleurs privés sont convertis en prolétaires, en travailleurs dénués de leurs propres moyens de production, et que leurs moyens de travail (ancienne petite proprété) sont convertis en grand capital moderne, la lutte du capital va plus loin encore : le grand capital — à sa deuxième phase de développement — combat à leur tour les petits capitalistes.

« Grâce à la concentration continue des moyens de production dans les grandes industries, un capitaliste en tue beaucoup d'autres ; mais en meme temps, dans le domaine du grand capital privé, se développe la forme corporative (sociale) du travail, sur une échelle toujours croissante, l’application consciente de la technologie, l’exploitation générale et méthodique du o’iobe, la transformation des movens de travail privés en moyens de travail qui ne peuvent plus être utilisés que socialement, et l’économie dans les moyens de production par leur emploi comme moyens communs de travail social combiné. »

iNIais, en même temps que diminue le nombre des magnats du capital qui usurpent et mono-

les prisons bourgeoises, il peut refuser au capitaliste de vendre sa force de travail. iNlais une ibis dans la fabrique, il ne peut plus avoir de volonté, il n'est qu’un instrument de production, comme l’exige l’intérêt du cajiitaliste, véritable autocrate industriel, en ce qui touche la partie matérielle de la production. (Note de llrxoiT M.vlox).

polisent tous les avantages de ce processus de transformation, s’accroissent aussi la misère, Toppression, l’asservisseinent,' la dégradation et l’exploitation, et en même temps la classe grossissante des prolétaires, formés, unis et organisés par le mécanisme même de la production capitaliste, se montre plus exigeante et ])lus puissante dans ses révoltes.

Le monopole du capital devient enfin luijiiéme une entrave au mode de production qui a Henri sous lui et avec lui. Alors sonne l’heure de la propriété privée capitaliste : les expropriateiirs sont expropriés. Le mode de production et d’appropriation capitaliste a été la première négation de la propriété privée fondée sur le propre travail de son possesseur. ^laintenaut cette négation se nie elle-même, et contraint au rétablissement de la propriété individu elle, mais sur la base de ce qu’a réalisé l’ère caj)italiste, sur la base de la coopération de travailleurs libres, possédant en commun la terre et les moyens de production produits par leur travail.

(( La transformation antérieure, celle de la propriété privée morcelée, et reposant sur le travail de son possesseur, en capital moderne, fut infiniment plus longue et plus difficile que ne le sera la transformation en propriété collective du capital privé, qui repose déjà, en fait, sur un mode social de travail. Là, ce fut Lex- ])ropriation des masses populaires par quelques usurpateurs ; à présent, c’est Lexpropriation de quelques usurpateurs par la masse du peuple. »

Peut-on parler plus clairement ? Ces passages en disent sur les desseins critiques, et aussi sur les intentions positives du socialisme autant que pourraient faire des volumes entiers.

Ils montrent en premier lieu que le nouveau mouvement a pleine conscience de son but général et de Pappui que lui fournit le développement ploutocratique de la société capitaliste, comme aussi de la nécessité pour lui d’augmenter encore ses ressources et de considérer son agitation actuelle comme une phase encore préparatoire.

Les chefs du prolétariat sont parfaitement persuadés que, plus que tout autre moyen d^agitation, la grande industrie mécanique et toute la tendance centralisatrice de Pépocjne concentreront et disciplineront les prolétaires pour en faire une force politique et sociale. La concentration des travailleurs par le mécanisme militaire du service obligatoire n’est sans doute pas approuvée par eux, mais, en définitive, ils ne la ressentent pas non plus comme une entrave: cette concentration peut servir d’a école », et n’est rien moins que dangereuse pour le socialisme, en ce qu’elle façonne ses combattants de l’avenir, et rend, à la longue, les peuples mécontents des charges financières. Tout ce qui unifie et discipline les masses, tout ce qui centralise, tout ce qui entraîne une concentration publique de forces isolées considérables, va en quelque mesure de pair avec le socialisme.

Le passage cité montre avec quel discerne-

ment et quelle intrépidité le socialisme compte sur la discipline que le peuple doit au régime politique et économique du capitalisme. Il n’est donc pas bien sage de compter tranquillement sur les baïonnettes et sur cette centralisation politique que le socialisme devra précisément employer pour se réaliser.

La citation que nous avons faite nous montre aussi très clairement pourquoi le socialisme n’est pas pressé de dépouiller son attitude critique pour formuler des programmes positifs. Il sait et il dit que la période préparatoire est de longue durée, rude et difficile. Mais, en même temps, nous voyons très bien de quoi il s’agit enfin de compte. Nous apprenons de l’œuvre capitale du socialisme qu’on veut et qu’on tend à la transformation du capital privé (déjà lié en fait au mode collectif de travail) en propriété commune des travailleurs associés, enpropidété sociale, en capital collectif.

Cette seule idée positive fondamentale permet de déduire et de préciser avec plus de certitude tout le contenu positif de l’état social de l’avenir, que l’on ne peut le faire pour la structure des races animales éteintes, par Lexamen d’uii os du crâne.

Dans cette déduction, nous sommes d’ailleurs aidés parles théories socialistes — ^ par exemple, celle sur la valeur — , et par le mélange fréquent, quoiqué sous une forme hypothétique, d’idées positives à la critique du capital. C’est pourquoi le tableau que nous allons faire du contenu positif du socialisme, — quoiqu’il ne soit pas

tracé en ces termes par les socialistes euxmèmes, — est la conséquence rigoureuse de leurs données principales, tant critiques que positives. Nous l’avons scrupuleusement vérifié, en nous référant à la littérature socialiste qui nous est accessible.

Page 1