‹ La quintessence du socialismeChapitre 3 sur 15 · ÉVENTUEL DES CAPITAUX DE LA MODERNE FÉODA- LITÉ FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

ÉVENTUEL DES CAPITAUX DE LA MODERNE FÉODA- LITÉ FINANCIÈRE

Avant de poursuivre dans ses conséquences diverses le principe collectiviste, nous rappellerons encore une fois que V alpha et V oméga du socialisme, c’est la transformation de la uillItiplicité concurrente des capitaux privés en V unité d'un capital collectif.

Le sens de cette revendication, dont découle tout le reste, mérite par conséquent quelques commentaires.

Demandons-nous, avant tout, comment l’on conçoit, d’une manière générale, cette transfor^ mation.

Pour ce qui est du moment où elle se fera, il est clair que les chefs ne se laissent pas aller à de trop fiévreuses espérances. Parmi ceux des meneurs du prolétariat qui pensent et qui sont conscients de leurs buts, on en trouverait difficilement qui estiment que la victoire définitive

viendra du jour au lendemain, c’est-à-dire dans le cours de ce siècle ^

Ce qu’ils peuvent attendre d’un avenir prochain, c’est la conquête partielle du pouvoir politique, et plus encore t’éducation socialiste des masses, le discrédit jeté par la propagande sur l’ordre actuel de la propriété et ses conséquences délétères (agiotage, tromperie, etc.) ; c’est enfin l’achèvement de l’évolution paupériste, et de l’opposition entre quelques millionnaires et des millions de prolétaires.

Les agitateurs socialistes atteio-nent leur

but le plus prochain en organisant le parti, en propageant le désir de bien-être parmi les masses, en dévoilant les tromperies de la spéculation et ses banqueroutes scandaleuses, en sapant toutes les vieilles autorités, en profitant des querelles entre l’Eglise et l’Etat (dans lesquelles le socialisme est manifestement le tertius gaude/isj^ et en usant de toutes les centralisations réalisées dans EEtat et dans la société au mieux de la propagande socialiste.

Le développement des associations productives ne donnerait pas une organisation proprement socialiste ; car des entreprises coopératives n’en seraient pas moins une forme de la concurrence, et une dernière application du principe capitaliste. Néanmoins des entreprises coopératives ont, dans le fond, une certaine affinité avec le collectivisme ; et, quand viendra le moment d’appliquer le régime socialiste, cette

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