‹ La rabouilleuse; piece en quatres actes (d'apres Balzac)Chapitre 26 sur 88 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MAX

Hé! c'est la peinture qui a de la valeur,

VÉDIE, devant la fenêtre.

Monsieur 1 monsieur I Les revoilà.

ROUGET

Ah! mon Dieu!

FLORE

Renvoyez-les.

ROUGETj à Flore.

Si tu les recevais, toi ?

Hé! Monsieur Rouget, il faut congédier vousmême votre sœur.

ROUGET

Tu crois?... Ne me quittez pas.

AGATHE et JOSEPH, entrent] autour de Rouget sont rangés,, Flore, Max, Ors'anto, Védie.

JOSEPH

Nous voici de retour, mon oncle. Je vais faire hon neurà votre déjeuner, je vous en avertis.

ROUGET, que Flore regarde.

Mon neveu... je leregrettn beaucoup... mais no us... ne déjeunerons pas.

JOSEPH

Pourquoi ?

ROUGET, bégayant.

Votre mère... a porté tout à l'heure des... a dit... tout à l'heure... sur une personne... que... je... des choses... des choses fausses.

AGATHE

Jean.

ROUGET

Nous ne... ne pouvons... nous ne pouvons plus nons revoir.

Mais, mon fils ?

ROUGET

Je... n'ai pas d'argent.

AGATHE

Ah ! mon frère, tu perds Philippe.

MAX, ironique.

Rassurez-vous, madame. Le colonel Bridau, si le portrait qu'on m'a tracé de lui est fidèle, est un gaillard qui saura bien se tirer d'affaire tout seul. Quant à vous, mon petit monsieur, vous avez les dents longues et vous voulez trop vite dévorer la succession du bon papa Rouget. Des Rembrandt ! Nous ne sommes pas des parisiens, c'est vrai, mais on ne nous carotte pas si aisément qu'on croit. Nous connaissons la valeur des Rembrandt !

JOSEPH, mortirîé, à Max.

Souhaitez, monsieur, que mon frère soit condamné et qu'il ignore toujours l'affront qu'on inflige à sa mère. Viens, maman.

AGATHE

Joseph.

JOSEPH

Viens !

Il l'entraîne.

MAX, à Rouget.

Et voilà ! Ça n'était pas plus malin que ça.

Rouget tombe dans un fauteuil, accablé.

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