ACTE TROISIÈME
FLORE
Allons vérifier.
Elle entre dans sa chambre en emportant les billets et la sac d'argent.
ROUGET, appelant Borniche qui allait suivre Flore.
Borniche I
BORNICHE
Mais...
ROUGET
Yeux-tu gagner cent écus ?
BORNICHE
Cent écus !
ROUGET
Oui, cinq cents francs.
BORNICHE
Si je veux gagner cent écus? Ah ! bon Dieu de bon sang! Cent écus, c'est-y pas une farce?
ROUGET
Va dire à mon neveu Philippe de venir.
BORNICHE
L'officier?
ROUGET
Oui!... Tu le trouveras en face chez M. Hochon... OU Hochon te dira où il est.
BORNICHE
Mais... M'ame Brazier?
ROUGET
Cent écus pour toi si lu le découvres et s*il vient. Dis-lui qu'on m'a forcé à faire le malade, que je me orte bien, dis-lui que je reçois ce soir ses cama r a-
desj qu'il se présente ici sans souffler mot de ta démarche.
BORNIGHE.
Mais, monsieur Rouget, une supposition qu'on apprendrait que c'est moi qui. . . j'suis un pauv' vieux ben innocent et sans défense.
ROUGET
On ne saura rien.
BORNIGHE.
Oh ! vous finirez par découvrir le pot aux roses à m'ame Brazier.
ROUGET
Dieu m'en garde !
BORNIGHE.
Elle vous tirera les vers du nez.
ROUGET
Non, Borniche. Enfin, tu détestes Gilet?
BORNIGHE.
Oh! faut pas dire des choses pareilles. Je suis un bon chrétien. Je ne veux de mal à personne.
ROUGET
Moi, je le hais.
Vous, m'sieu Rouget?
ROUGET
Oui, moi ! moi !
BORNIGHE, prudent.
C'est ben possible.
ROUGET, avec une rage concentrée.
Je ne veux plus le voir dans ma maison, à ma