ACTE TROISIÈME
nous eussions souhaité que votre complot réussît, car nous haïssons les Bourbons...
RENARD, gris.
Les Bourbons! Cochons 1 Sacrés cochons !
MAX
Gomment expliquer cependant une condamnation si bénigne? Vous l'avouerai-je? Il flotte sur toute cette affaire un je ne sais quoi de... d'incertain... de louche enfin... votre conduite ambiguë pourrait être interprétée défavorablement par ceux qui ne connaîtraient pas... la droiture de votre caractère...
FLORE
Ce n'est pas l'heure, monsieur Max, d'entamer des discussions de ce genre. Jl se fait tard, AI. Rouget a sommeil.
ROUGET
Oh ! non, Flore, je t'assure.
BRIDAU, à Max.
Les gens du pouvoir ont affecté de ne pas prendre notre complot au sérieux. Ils ont voulu tourner en ridicule cette conspiration. De là leur indulgence.
MAX
Oui, mais vos réponses aux questions du président?
BRIDAU
Vous les trouverez dans tous les journaux.
MAX
Elles m'ont paru... assez... embarrassées.
BRIDAU
Je suis sûr qu'elles paraîtront catégoriques à ceux qui les liront avec bonne foi.
MAX
Voulez-vous dire, colonel... ?
MIGNONNET
C'est bon, n'insiste pas.
FLORE
N'insistez pas.
MAX
Voulez-vous dire que j'apporte de la mauvaise foi dans cette discussion?
BRTDAU.
La pensée ne m'en est pas venue^ car soyez persuadé qu'alors, c'est moi qui vous eusse sommé de vous expliquer.
Messieurs...
GARPENTIER.
Messieurs... Voyons...
FLORE
Monsieur Rouget, je vous en prie.
ROUGET, qui feint de dormir.
Hein... quoi?
FLORE
Faites-les taire !
ROUGET
Qu'est-ce que tu dis ?
BRIDAU
Et d'ailleurs, mon cher commandant, gardez-vous bien de croi^e qu'on ne m'a infligé qu'une peine légère... Cinq années d'internement d'Issoudunl Songez donc à cela ! J'ai eu le plaisir de rencontrer dans cette ville d'anciens compagnons d'armes, de vieux