‹ La rabouilleuse; piece en quatres actes (d'apres Balzac)Chapitre 71 sur 88 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

un mauvais fils,, vous êtes un soldat sans honneur et un lâche qui torture une femme parce qu'elle est toute seule et sans défense.

BRIDAU

Vos histoires, quand elles seraient vraies, ne m'empêcheraient pas de vous épouser.

FLORE

Si je vous épousais, ce serait pour vous rendre un jour le mal que vous me faites.

BRIDAÛ.

Vous, ma mignonne ? Vous serez douce comme un agneau, car vous vous souviendrez de ceci : je ne sais qu'un moyen pour me défaire d'un homme qui me gêne sans que la justice ait le plus petit mot à dire, c'est de me battre en duel avec lui, mais j'en possède trois pour me débarrasser d'une femme. Voilà, ma biche.

FLORE, gémissant.

Oh ! mon Dieu ! mon Dieu !

BRIDAU

Et maintenant vous connaissez le sort qui vous attend avec Bridau. Prenez une résolution. Voulezvous partir ou rester ?

FLORE

Mais, monsieur... je ne sais pas... je ne peux pas... Partir? Quand? Comment ?

BRIDAU

Une voiture attelée vous attend chez Draquin, le maître de poste. Allez retrouver Max, décidez-le à vous suivre. Moi, je réveillerai mon oncle et lui dicterai une lettre pour son notaire. A moins qu'il n'ait ici les soixante mille francs, les a-t-il ?

LA

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