ACTE TROISIÈME
RENARD
A six heures et demie, au chevet de l'ancienne église des Capucins.
CARPENTIER
Nous avons dû reconnaître au commandant Gilet la qualité d'olTensé.
FLORE
A quelle arme se bat-on?
CARPENTIER, à Bridau.
Ces messieurs ont choisi le sabre.
FLORE, cri de joie.
Ah!
CARPENTIER
Seule, une blessure grave, mettra fin au combat.
RENARD
Il faut se casser la gueule, c'est clair.
CARPENTIER
Avez- vous des armes ?
BRIDAU
Je ne voyage jamais sans mes pistolets et mes sabres.
RENARD
Apporte donc tes sabres, Max apportera les siens; on tirera au sort.
BRIDAU
C'est bien. Je vous remercie, messieurs.
CARPENTIER
A demain.
BRIDAU
A demain, (serrement de mains. — Carpentier et Renard
sortent. — Bridau revient vers Flore.) VoyonS, mademoiselle, avez-vous réfléchi? Partez-vous? Restez-vous?
FLORE
Je reste.
BRIDAU
J'ensuis ravi pour moi.
FLORE, au moment de sortir.
Max vous tuera.
Ou bien je le tuerai, et vous serez ma femme.
FLORE
Ne le souhaitez pas, car je le vengerais.
BRIDAU
C'est ce que nous verrons, mademoiselle.
Flore sort.
KOUSKI, se frottant les mains.
Ça y est, mon colonel, ces imbéciles ont donné dans le panneau. Ils ont choisi le sabre.
BRIDAU
Tais-toi, on peut t'entendre. Va, nous aurons enfin les millions et tu me verras général. Mais allons
nous coucher, (ll remonte, se retournant.) Ah ! Kouski ,
réveille-moi demain matin, à cinq heures !
Rideau.