‹ La rabouilleuse; piece en quatres actes (d'apres Balzac)Chapitre 73 sur 88 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

RENARD

A six heures et demie, au chevet de l'ancienne église des Capucins.

CARPENTIER

Nous avons dû reconnaître au commandant Gilet la qualité d'olTensé.

FLORE

A quelle arme se bat-on?

CARPENTIER, à Bridau.

Ces messieurs ont choisi le sabre.

FLORE, cri de joie.

Ah!

CARPENTIER

Seule, une blessure grave, mettra fin au combat.

RENARD

Il faut se casser la gueule, c'est clair.

CARPENTIER

Avez- vous des armes ?

BRIDAU

Je ne voyage jamais sans mes pistolets et mes sabres.

RENARD

Apporte donc tes sabres, Max apportera les siens; on tirera au sort.

BRIDAU

C'est bien. Je vous remercie, messieurs.

CARPENTIER

A demain.

BRIDAU

A demain, (serrement de mains. — Carpentier et Renard

sortent. — Bridau revient vers Flore.) VoyonS, mademoiselle, avez-vous réfléchi? Partez-vous? Restez-vous?

FLORE

Je reste.

BRIDAU

J'ensuis ravi pour moi.

FLORE, au moment de sortir.

Max vous tuera.

Ou bien je le tuerai, et vous serez ma femme.

FLORE

Ne le souhaitez pas, car je le vengerais.

BRIDAU

C'est ce que nous verrons, mademoiselle.

Flore sort.

KOUSKI, se frottant les mains.

Ça y est, mon colonel, ces imbéciles ont donné dans le panneau. Ils ont choisi le sabre.

BRIDAU

Tais-toi, on peut t'entendre. Va, nous aurons enfin les millions et tu me verras général. Mais allons

nous coucher, (ll remonte, se retournant.) Ah ! Kouski ,

réveille-moi demain matin, à cinq heures !

Rideau.

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