LA RACE TARENTAISE DANS CE CADRE
Nous ne pouvons terminer cette brève étude sans situer la race tarentaise parmi les nombreuses autres races couramment exploitées dans la région.
Les bovins indigènes résultant d’un mélange de plusieurs races, la reproduction étant le plus souvent livrée au hasard, il est difficile d’apparenter les animaux d’une résion à un type ethnique bien fixé. On peut tout de même reconnaître deux races différentes, la race brune de l’Atlas et la race blonde de Zaers, totalisant un effectif évalué à un peu plus de deux millions de têtes.
Les animaux de race brune ont un aspect ramassé aux rayons osseux courts avec une tête forte, courte, large, au front creux, aux arcades orbitaires saillantes. La robe est fauve foncé à extrémités noires, avec des variations allant du brun presque noir au grisâtre et au froment, quelquefois mêlée de taches blanches ou de bringeures analogues à celles qui zèbrent le dos des normandes. D'une taille inférieure à la moyenne, de
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1 m. 10 à 1 m. 20, ils pèsent de 200 à 250 kgs. Actuellement les animaux sélectionnés s’échelonnent entre 250 et 300 kgs. 400 Ks. parfois pour les bœufs engraissés.
De nombreux bovins marocains s’apparentent par des muqueuses claires et un profil bombé, aux races busquées et blondes d'Espagne (Asturie, Galicie, Andalousie) et du Portugal (race de Minho). La conformation est analogue à la race brune, mais les extrémités ne sont pas pigmentées. Des variations individuelles sont dues aux différents modes de vie. De plus, la sous-alimentation saisonnière ou permanente entraîne un faible développement du train de derrière.
Leur production est de 3 à 5 litres par jour, d’un lait très riche en crème. Producteur de viande passable, d’un rendement de 40 à 45 %, d’une viande sèche où le persillé est exceptionnel.
Les races importées sont très variées, chaque européen amenant la race qu’il est accoutumé de voir dans son pays: Montbéliarde, Charolaise, Brune des Alpes, Tarentaise, Aubrac, Limousine, Hollandaise, Hereford, Saler, Gasconne, Garonnaise, Pyrénéenne, Normande, aux variations désordonnées de caractères à la suite de croisements effectués sans aucune suite ni méthode.
Seul l’élevage d’un petit nombre de races reçoit actuellement des encouragements officiels :
Pour les formes : la race Charolaise ;
Pour le lait : la Tarentaise et la race brune des Alpes.
Pour la double vocation : Montbéliarde et Tâchetée de l'Est.