‹ La Race Bovine Tarentaise dans la Région de FèsChapitre 20 sur 21 · PEN: ES · texte numérisé non relu

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La race brune des Alpes semble surtout avoir la faveur des éleveurs de la région de Marakech. Par contre les éleveurs de la région avoisinant les fermes expérimentales de Fès et de Khemisset affectionnent plus particulièrement la race Tarentaise, cette dernière étant produite dans ces deux établissements d'élevage officiel. Les fermes expérimentales semblent donc avoir une grande influence sur l’élevage privé des colons. Cependant, si dans la région de Fes l’élevage tarentais prédomine, il existe également nombre d’animaux des autres races citées.

Beaucoup de colons élèvent et améliorent chez eux les races brunes de l’Atlas, obtenant des femelles d’un format suffisant pour recevoir un géniteur de race améliorée : des hollandais, des normands sont essayés, mais des résultats intéressants sont obtenus avec le taureau montbéliard. Les vaches obtenues sont des femelles puissantes, étoffées, de bonne taille, au bassin large, donnant au premier vélage 14 à 15 litres de lait au lieu des 7 à 8 litres de la vache améliorée 100 % indigène.

Avec le tarentais, de grands troupeaux 50 % marocains sont élevés par plusieurs colons de la région de Fes et des résultats intéressants sont obtenus, autant du point de vue résistance que production lactée. La similitude de robe des tarentais et des races brunes de l’Atlas permet d’obtenir assez rapidement des troupeaux très homogènes.

L'amélioration des animaux indigènes est également conduite d’une autre façon par certains colons, et sur quelques sujets à la ferme expérimentale de Fes, par

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l’utilisation du zébu ; la vache marocaine croisée avec un taureau zébu donne des animaux plus robustes et plus étoffés que les marocains, gardant la bosse du zébu, et des cornes plus longues encore que celles du zébu, assez dangereuses à cause du mauvais caractère de ces métis.

Puis ces demi-sangés sont ensuite croisés avec une race

importée, charolaise, brune des Alpes, tarentaise, montbéliarde.

Comment se comporte la race tarentaise par rapport aux autres vaches laitières de la région, et en particulier par rapport à la race montbéliarde, sa rivale la plus fréquente dans la région.

À vrai dire, l’une et l’autre se valent, leurs productions sont comparables, la montbéliarde toutefois résistant un peu moins bien au climat, à la sècheresse de l’été, et demandant à être entretenue avec un peu plus de soins.

Cependant, à notre avis, le choix de la race, dans certaines limites, importe beaucoup moins que la façon dont sont entretenues ces vaches importées, tant du point de vue hygiénique qu’alimentaire, et que l’amélioration progressive par sélection des souches introduites.

Où que ce soit d’ailleurs, les efforts individuels des colons sont à présent mieux coordonnés, résultats des instructions rationnellement établies par les services de l’élevage du protectorat et par des coopératives résionalec d’élevage dont le but est autant technique que commercial. Des subventions peuvent être allouées à

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ceux qui acceptent de se plier aux règles reconnues nécessaires. À ces contraintes actuelles succèderont à brève échéance, des profits de nature à les compenser lar- $ement. L’acclimatation indéniable de certaines races, et de la tarentaise en particulier, si son entretien et son amélioration sont rationnellement menés, permettra aux éleveurs de créer et d’entretenir au Maroc de beaux troupeaux laitiers, sources certaines de profits.

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