CONCLUSION
La production des animaux tarentais de la région de Fes, en particulier la production lactée, n’est pas extraordinaire, mais elle est bonne. En introduisant des vaches tarentaises, les colons de la région de Fes n’ont d’ailleurs jamais eu la prétention de sélectionner et d'entretenir une race phénomène, mais simplement d'obtenir des animaux dont l’exploitation soit rentable, et qui, en même temps, résistent convenablement à la sécheresse et aux piroplasmoses.
Sans être la seule, la race bovine tarentaise répond à ce double but. Son acclimatement dans la région est souligné :
— d’une part, par l’augmentation du format moyen . des descendants des souches introduites ;
— d'autre part, par une production lactée augmentée, et probablement susceptible d’amélioration nouvelle par sélection.
Pour ce qui est de la résistance aux piroplasmoses, la race n’est ni plus ni moins sensible que les autres races. Il ne semble pas que l’on puisse sélectionner une race
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réfractaire à ces affections parasitaires, contre lesquelles la prophylaxie sanitaire est actuellement seule capable de lutter avec efficacité.
Enfin, il convient de souligner que l’hygiène dans l’élevage des animaux d’origine Européenne importe à notre avis, plus que la race ou les races auxquelles ces animaux appartiennent.
Vu : Le Directeur de l'Ecole
Vétérinaire rapporteur :