CHAOS
C’est ainsi que le tronc paraît allongé non comme suite d’une longueur anormale, mais à cause de sa forme élancée dans la partie caudale chez les mâles et les femelles non pleines. La longueur dépasse toujours la hauteur du garrot plus 1/10. La paroi costale surtout est longue par le fait qu’elle est souvent applatie, tandis que l’espace entre la dernière côte et la hanche est ordinairement court.
La poitrine est profonde et près de terre. Chez la plupart des bêtes la profondeur dépasse la moitié de la taille au garrot; elle n’est pleine que derrière l’épaule et se resserre dans la partie thoracique postérieure. La paroi thoracique est longue et descend très bas. Le iour de poitrine est plus grand que la longueur de la nuque à l’attache de la queue; l’épaule est courte et ordinairement oblique, assez large; son rattachement aux côtes et au garrot est variable, lâche ou ferme, le poitrail est bombé.
Le dos est long, le plus souvent droit et horizontal jusqu’à la base de la queue, Fréquemment ensellé chez les bêtes âgées, il est tranchant, en forme de toit surtout chez les femelles à cause des processus dorsaux saillants et peu étoffés de la colonne vertébrale. Cependant il faut remarquer qu’on rencontre dans les meilleurs centres d'élevage et notamment dans la vallée de Munster pas mal de bovins vosgiens sélectionnés qui ont le dos large et musclé.
Le rein est étroit et long, le sacrum proéminant surélevé chez les femelles surtout, plus long que large en forme de toit, la crête montant vers l’insertion de la queue. La pointe du sacrum fait en moyenne 102% (de la taille au garrot) chez les taureaux et les vaches, et 103 % chez les génisses.
L’attadhe saïllante de la queue dans les ischions, dite en «cimier», particularité tout à fait en harmonie avec le relief proéminent du chignon et l'insertion arrière des cornes, visibles surtout chez les convexilignes de la Vallée de Munster est un caractère très net chez les élevages anciens, dans lesquels aucune tentative n’a été faite en vue de la suppression de cet attribut assez disgrâcieux (11).
Autrefois l’attache de la queue se détachait encore plus nettement en relief; aujourd’hui cependant, grâce à une sélection continue, elle ne dépasse pas 6 cm. en moyenne sur la hauteur du garrot chez les femelles et 4 cm. chez les taureaux reconnus apte à la reproduction. La queue est assez mince et se termine en un toupillon à hauteur de la pointe des jarrets.